Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for mars 2010

Éloge de la musique baroque…

Posted by Grégoire Abitan sur 30 mars 2010

Chose promise, chose due ! Et si nous reparlions de la musique baroque ? On l’a évoquée dans le portrait de Glenn Gould, mais je suis certain que cette appellation ne provoque pas chez chacun de vous l’enthousiasme qu’elle mérite (ni la folie qu’elle provoque en moi).

C’est quoi donc la musique baroque ? Très simplement, on peut se contenter de retenir qu’il s’agit de la musique écrite entre le 17ème et le 18ème siècle. Vous y trouverez un grand nombre de compositeurs « connus » (Monteverdi, Vivaldi, Bach, Telemann, Haendel), d’autres moins célèbres (tels Quantz ou Loeillet), voire même des compositeurs uniquement connus par un cercle restreint de spécialistes…(et donc comment les citer ?)

Peu importent ces considérations savantes, à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles) seule va compter la sensation produite par l’écoute. Et c’est de cela que je veux surtout vous entretenir. Parce qu’elle tentait de traduire tous les sentiments humains et s’affranchissait des règles des époques précédentes, la musique baroque est variée à l’extrême, surprenante à l’extrême et émouvante à l’extrême.

C’est à tort qu’elle est enfermée dans la boîte de la Musique Classique. Quand va-t-on perdre cette manie de toujours tout ranger dans des cartons portant des étiquettes définitives ?

Le plus souvent, seulesquelques notes étaient écrites et les interprètes ornaient la mélodie, ajoutaient des notes à la voixde basse ou même improvisaient carrément. On n’hésitait pas à s’approprier des musiques écrites pour d’autres instruments que les siens, on empruntait également beaucoup d’idées musicales selon les rencontres et le rythme pouvait aussi varier selon les lieux, les instruments mis en oeuvre et l’humeur du jour (tiens, tiens…). Ce que j’aime retenir c’est qu’au coeur du système très structuré et finalement très contraint qu’est une partition musicale, on trouve une liberté infinie dans l’exécution et l’interprétation.

Bref, ça ne vous évoque rien ? Mais que contiennent le jazz ou le rap ? Quelle différence faites-vous entre une impro à la guitare lors d’un concert de rock et le trait libre d’un flûtiste ou la vocalise d’un chanteur dans un air de Haendel ?

Que ce soit du côté des musiciens qui les jouent comme de celui de ceux qui les reçoivent, toutes ces musiques élèvent et transportent. Mais le plus magique c’est que ça fonctionne à chaque écoute (même si c’est parfois de façon différente).

Il ne m’est pas possible ici de vous faire une liste d’oeuvres ou de compositeurs à écouter, ce serait trop subjectif. Juste une ou deux suggestions, une ou deux pistes :

=> Prenez dans votre médiathèque préférée deux ou trois disques de cette période en choisissant par exemple un peu de musique pour instrument à vents (flûte ou autres), un peu de musique vocale et un peu de musique d’ensemble et laissez-vous porter par un ou deux extraits juste comme ça, sans y penser. Inutile de vous obliger à écouter toute une oeuvre, ou même à l’écouter dans l’ordre.

=> Allez au concert ! Chaque été, autour de chez nous, il y a des concerts de musique baroque. L’entrée est le plus souvent gratuite. N’hésitez pas pas à vous y rendre, et à profiter à votre manière de ces instants de musique. J’ouvre une parenthèse, car sur ce sujet, l’humeur me vient aisément : j’en ai assez de tout le cérémonial qui entoure les concerts de musique dite classique, assez de ces rituels de tenues de rigueur (le public bien habillé et les musiciens en tenues d’enterrement), de représentation (ce sont des lieux où il faut se « montrer »), de lieux communs sur la musique ou ses interprètes, fermons la parenthèse. Inutile donc de vous habiller spécialement pour cette occasion, inutile de rester figés et statufiés pendant tout le concert, inutile de vous obliger à applaudir à tel ou tel moment (et inutile de toussoter entre les morceaux, ce n’est pas obligatoire même si tout le monde le fait autour de vous). Pour faire simple, vivez votre concert selon vos impressions et les musiciens vous en seront encore plus reconnaissants.

Alors, prenons date, je me permettrai prochainement de vous inviter à partager avec mes amis musiciens une soirée où la flûte traversière, la flûte à bec, l’orgue et le violoncelle vous feront découvrir la modernité et l’exubérance de la musique baroque. (Publicité bien ordonnée commence par soi-même…)

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Cinéman

Posted by Lionel Sugier sur 24 mars 2010

Tout a commencé dans le ventre d’une baleine.

Le petit garçon n’avait jamais entendu parler de Jonas. Ni de Collodi, dont les images qu’il voyait à ce moment précis s’inspiraient. Tremblant de peur, serrant très fort la main de sa grand-tante qui l’avait emmené pour la première fois de sa vie au cinéma, il frissonnait (mais n’était-ce pas aussi de plaisir ?) devant les images du Pinocchio de Walt Disney. Le ventre de la baleine se refermait sur lui et sur le pantin de bois, comme les murs de la salle plongée dans le noir du cinéma Le Trianon, avec son vaste parterre, son balcon vertigineux, ses fauteuils de velours rouge, antre inquiétant et rassurant à la fois…

La deuxième fois, c’était avec sa mère, qui l’avait emmené au Rex du bourg voisin se changer les idées avec Le Livre de la Jungle. Toujours du Disney. Le petit garçon n’avait jamais entendu parler de Rudyard Kipling. Ce fut un foisonnement de couleurs, de joie, de peur, d’exotisme et de musique. Et un petit pincement indéfinissable quand Mowgli quitte le monde des animaux pour suivre une bien jolie petite fille…

Plus tard, le petit garçon devenu grand détestera Walt Disney d’avoir trempé dans l’eau de rose et repeint de mièvrerie des oeuvres qui méritaient mieux, et seule l’inventivité et la poésie des tout premiers Mickey et de Blanche-Neige trouveront grâce à ses yeux.

Puis vint l’adolescence, le cinéma populaire au ciné Vox du village (et de temps en temps au Trianon, mais les séances étaient moins régulières, et puis un jour il a fermé) avec Gabin, Belmondo, De Funès, Fernandel, Bourvil… C’était l’époque où on allait voir un film « de » Gabin, et pas « avec » Gabin, où les metteurs en scène étaient des inconnus, où seul l’acteur vedette comptait. C’était aussi l’époque, pour le petit garçon devenu un peu plus grand, des cigarettes allumées dans le noir et des strapontins claqués pour faire tourner en bourrique le gérant du Vox, l’époque des grands chahuts, des 400 coups, l’époque des filles qu’on essayait d’embrasser en douce, baisers volés… Le petit garçon un peu plus grand n’avait jamais entendu parler de Truffaut… C’est l’époque aussi où il sut que le cinéma pouvait être grandiose, avec Il était une fois dans l’Ouest.

Au fil du temps, en grandissant, en partant vers de plus grandes villes, les goûts se sont affinés. Ce fut alors le temps déluré du cinéma italien, avec Scola, Risi, Comencini… et Gassman, Sordi, Tognazzi, Virna Lisi, Mastroianni, Cardinale déjà vue chez Sergio Leone… C’est aussi l’époque où on se construit un panthéon : quelques grands films qui aujourd’hui font partie de la vie et ont peut-être contribué à la changer : Aguirre, de Werner Herzog. Paris Texas, de Wim Wenders. Citizen Kane, d’Orson Welles. Elephant Man, de David Lynch. Plus récemment, Dead Man, de Jim Jarmusch. Lost in Translation, de Sofia Coppola.

En parallèle se développa l’addiction à des cinéastes, parfois découverts tardivement, dont il aima presque tous les films : Hitchcock, Fellini, Woody Allen, Ken Loach, Jarmusch (déjà cité), Guédiguian, Manoel de Oliveira, Truffaut…

Aujourd’hui l’ancien petit garçon peut dire pourquoi il aime le cinéma. Il peut défendre ses chouchous et émettre de sérieuses réserves concernant Kusturica, Francis Ford Coppola, Tony Gatlif, Quentin Tarantino, Bertolucci…Il peut argumenter, s’enflammer, s’enthousiasmer, s’engueuler…

Il est devenu Cinéman.

Comme des dizaines d’autres, et des dizaines de Cinéwomen, qu’on peut rencontrer actuellement à Alès, au festival Itinérances, qui vous attend…

Entrez dans le ventre de la baleine.

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La guerre des blogs n’aura pas lieu

Posted by Grégoire Abitan sur 21 mars 2010

Un mois déjà. Un mois finalement vite passé.

Du côté des rédacteurs (deux actuellement mais qui sait, d’autres vont aussi trouver la fibre, j’en suis persuadé), une grande angoisse : gérer le rythme des billets, l’équilibre entre les sujets et cette course naissante à l’audience…

Du côté des lecteurs, mystère, mystère ! Beaucoup d’entre vous nous ont exprimé leur surprise devant nos humeurs mais tous ont reconnu avoir souri au moins une fois, ce qui est déjà la marque d’un grand succès. Tous ? Non bien sûr, car il y en aura toujours pour ne pas savoir lire entre les lignes (voire même lire tout court) et c’est à eux que s’adresse la suite de ce court billet de moisiversaire.

Eh bien oui, nous sommes présents également sur ce terrain et ça nous plaît drôlement ! Mais qu’est-ce que vous imaginiez ? Continuer ainsi à bloguer en paix (je me demande s’il ne faudrait pas plutôt dire « en pets » pour certaines de vos contributions), d’une part les colistiers (oui, mais lesquels) de l’Ex, et de l’autre l’Association d’Utilité Publique Qui Veille Attentivement sur le Serre d’Avène ?

Certes, c’était bien pratique ce petit équilibre à deux blogs, plus ou moins bien écrits (là, j’avoue, c’est affaire de jugement personnel), un peu de piques et d’ironie, un peu de citations (ça fait toujours au moins un billet par semaine, il faudra peut-être y venir nous aussi) mais surtout des commentaires le plus souvent aussi lâches qu’anonymes et dans lesquels on trouve de tout, des joueurs de foot en nombre suffisant pour former une sélection complète (là, c’est facile, un des responsables de l’ Association citée plus haut a été longtemps un adjoint au foot sport), des personnages historiques (toujours liés au communisme à travers de subtils jeux de mots, on y revient toujours !) et toute une théorie de noms loufoques et de circonstance. Bref, ça vole bas, très bas et c’est dommage car au milieu de ce bazar, on trouve parfois un billet très bien tourné, un commentaire judicieux, une approche originale ouvrant un débat.

Mais comment est-il possible que si peu d’entre vous osent signer de leur nom ? De quoi avez-vous peur ou honte ? Y a-t-il des punitions si vous osez parler librement ? Ou bien n’y a-t-il finalement qu’un seul « auteur-modérateur-commentateur » ?

Autant vous le dire carrément : rien ne vous oblige à nous lire, rien ne vous force à commenter….Vous pouvez donc bien passer votre chemin, nous n’irons pas taper à votre porte.

Par contre, si vous aimez le débat d’idées, la palabre, l’échange et l’ironie, restez un peu… Assurez-vous d’avoir lu (et compris) les quelques règles que nous respectons également (pour cela je vous recommande la lecture des deux onglets « A propos » et « Qui écrit », en haut de la page). Il n’y a rien d’autre à rajouter ni à retrancher à la présentation de ce blog et à ses motivations.

Si, peut-être, vous demander d’avoir certains jours la patience d’attendre que votre commentaire soit modéré.

Alors lancez-vous !

Nous ne mordons pas ! (ou alors pas trop fort)

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Abondance d’humeur ne nuit pas

Posted by Humeurs d'élus sur 16 mars 2010

Difficile pour nous de rester silencieux dans cette période d’entre deux tours de l’élection régionale. Aussi, plutôt que de publier l’un et l’autre un article vengeur et définitif sur la question, nous avons choisi de vous livrer dans un même billet nos deux réactions, nos deux humeurs.

C’est un billet à deux voix et non pas un billet écrit à deux !

On va nous voler le printemps (Lionel Sugier)

Dimanche, c’est le 21 mars, lendemain du printemps tant attendu cette année d’hiver vrai.

Dimanche, c’est le deuxième tour des élections régionales.

Frêche est d’ores et déjà réélu, et derrière lui on aura la droite, puis le FN.

Aucune liste de gauche ne sera présente au deuxième tour. On nous vole le printemps, le changement, l’espoir.

On pourra toujours dire que les listes de gauche ont fauté, qu’elles auraient dû s’allier dès le premier tour, Europe Écologie  (EE) + Front de Gauche (FG) + Parti Socialiste officiel, et regretter que cela n’ait pas été possible.

Passons sur le SCUD Mandroux, lancé par Martine Aubry, et qui a raté sa cible. Lamentablement. C’était la liste de trop. Deux listes au lieu de trois auraient atteint les 10% et auraient pu fusionner.

Passons sur les demandes démesurées du PS national qui exigeait dans les négociations d’avant premier tour la tête de liste de la Région pour Mme Mandroux, sous prétexte que le PS est plus représentatif que EE ou le FDG. On a vu ça. Regardez les résultats…

Passons sur ces états-majors qui n’ont toujours rien compris, et revenons au deuxième tour.

Frêche n’est pas de gauche. Un homme de gauche ne peut pas avoir de tels discours gerbants sur les Harkis, sur l’équipe de France de football, sur les têtes pas très catholiques, sur les femmes tondues à la Libération, j’en passe et des pires… Un homme de gauche ne peut transpirer tant de mépris pour ses « cons » d’électeurs. Dernière saloperie en date : sa déclaration sur sa  » douce Hélène » (Mandroux) qui se serait présentée parce qu’elle « en avait marre de s’occuper des trottoirs de Montpellier ». Quelle délicatesse ! Quel respect pour celle à qui il « tend la main »… Et surtout, quelle force dans l’argumentation politique !

Avec Frêche, on est chez les beaufs nuisibles et nauséabonds depuis longtemps, et on risque d’y rester encore un bon moment ! Quelqu’un a dit un jour que Frêche était un Le Pen de gauche. Où est la gauche là-dedans ? Frêche utilise la réthorique de Le Pen, Frêche tient des propos racistes, populistes. Frêche est élu sans programme, sans profession de foi hors 5 ou 6 formules bateau, regardez son matériel de campagne dans votre courrier reçu pour le premier tour.

Frêche dépense de l’argent pour des maisons du Languedoc-Roussillon à l’autre bout du monde dont l’autre bout du monde se fout. Frêche installe Agrexco à Sète pour piller au bénéfice de l’État d’Israël les territoires palestiniens occupés.

Alors voilà : pour vous voler le printemps, ils se battent au portillon de l’Hôtel de Région : même si les jeux sont faits, vous aurez le choix dimanche entre un faux homme de gauche, un candidat de cet ultralibéralisme qui détruit tous les acquis du Conseil National de la Résistance et des luttes sociales, et un avatar du fascisme.

Bon courage.

Les amandiers sont en fleurs malgré tout, ils l’étaient bien avant le premier tour.

Daniel Villanova, invité de la Pyramide du rire, disait ce week-end en substance qu’aucun pouvoir n’empêcherait le retour du printemps.

Des cons sonnent et une voix y hèle…(Grégoire Abitan)

Ainsi est formé le mot qui m’est venu à l’esprit au lendemain de ce premier tour des élections régionales ici chez nous à Saint-Christol (après incompréhension et déception),  je veux parler du mot  délétère.

Comment le définir ?

Par les dictionnaires : Qui attaque la santé, les sources de la vieQui cause la corruption. Maxime, propagande délétère ; l’action délétère des fausses doctrines, d’un individu sur un autre ou par ses synonymes : corrupteur, néfaste, pernicieux, nocif, malin, dangereux, funeste, maléfique, nuisible, préjudiciable, toxique, asphyxiant, irrespirable…(La corruption est ici à comprendre au sens d’altération, de déformation)

Lionel a bien raison de s’indigner. Mais on aura beau se renvoyer les responsabilités, regretter ceci, déplorer cela, se battre la coulpe ou rester droits dans ses bottes : c’est le scénario catastrophe qui s’est produit et il faut le digérer.

On se retrouve donc avec, en tête, un candidat qui se réclame de la gauche, avec des soutiens incontestablement de gauche, avec un électorat de gauche également pour sa plus grande partie et en même temps c’est un candidat populiste, vulgaire, qui manie l’invective et la provocation comme seul Jean-Marie Le Pen croyait le faire et qui racole sans vergogne les électeurs de la droite et de l’extrême-droite. Et personne ne moufte ? Et personne ne hurle ? Bref tout le monde va suivre…

Et à Saint-Christol, alors ? Par rapport à l’élection régionale de 2004, on notera une abstention élevée ainsi qu’une baisse de la droite et du Front National. Ces baisses ont directement favorisé le résultat de la liste Frêche (c’est évident car sinon cela signifierait que l’on voterait à 63 % à gauche sur notre commune).

Pas de quoi se réjouir donc, surtout dans le camp frêchiste et pourtant les voilà qui se rengorgent déjà devant le score de leur chef. C’est qu’on se revendique comme étant le fief du sortant ici et on en est fiers et on le clame. (Heureusement, notre « Jurassic Park » du Rouret est vaste, il pourra également y trouver sa place…)

Je voudrais quand même leur dire : ne vous emballez pas, il va vous falloir sans cesse surveiller les écarts de votre idole. Et ce sera mission impossible (d’autant plus que Peter Graves nous a quittés…). Prenons les paris, on va assister dès le 22 Mars à un festival de bons mots…et vous verrez sur les photos, il y aura toujours aux côtés de ce hiérarque, des pompiers de service, seaux d’eau à chaque main (le cadrage le cachera mais leurs épaules tombantes et leurs airs harassés seront éloquents), prêts à éteindre l’incendie le plus vite possible.

Alors que faire ce dimanche à part choisir entre « le mépris , le gâchis et la haine » comme le dit fort justement Suzanne Coulet sur son blog ?

À chacun d’agir en conscience comme on dit et je serai, moi aussi, bien présent dimanche, derrière l’urne pour assurer mon rôle d’élu, mais c’est ailleurs et en d’autres occasions que je chercherai à faire entendre ma voix.


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Les joies de l’internet

Posted by Grégoire Abitan sur 13 mars 2010

C’est magique internet… magique mais on oublie vite que derrière l’apparente immédiateté des pages, des sites et des informations se cache toute une ingénierie.

D’abord l’hébergement : les pages qui s’affichent sur vos écrans vous donnent l’impression d’être proches les unes des autres. Il n’en n’est rien ! D’un lien à l’autre vous sautez d’un serveur à l’autre et votre session de consultation d’internet fait beaucoup de chemin sur le globe et laisse tout autant de traces sur votre disque dur.

Cela s’appelle du fichage et n’ayons pas peur du mot car c’est bien de cela qu’il s’agit. Tout ce que nous faisons sur le net est « tracé », conservé, archivé etc etc …, et sans tomber dans le délire et crier  au « complot », je me demande bien qui exploite ces données et surtout qui en a les moyens. Les moteurs de recherche analysent en permanence à l’aide de robots informatiques (de simples logiciels, rassurez-vous) le contenu de la toile, ces mêmes moteurs gardent aussi pendant longtemps les recherches que vous effectuez…

Enfin, les réseaux sociaux comme on les appelle, là, c’est bien vous-même qui donnez de votre propre gré toutes les informations vous concernant. On voit déjà les premiers cas de personnes subissant les conséquences de cette accessibilité à leur vie privée. Le propriétaire du site ne s’en cache même pas et prévient d’emblée qu’il peut rester maître des données publiées sur son support. Alors, difficile de se plaindre ensuite…

C’est magique internet… magique quand on met en oeuvre ces mécanismes. Par exemple sur Google, qui est le moteur de recherche que j’utilise tout le temps (pourquoi ? ben je sais plus, par habitude, par commodité…), il suffit de poser votre question et les réponses affluent. Bien sûr, c’est à vous de bien renseigner la question, d’y mettre les bons mots-clés, puis de trier dans les 2 345 344 réponses obtenues (en 0.12s) celles qui sont les plus pertinentes. Mais comment fait-il ce Google pour tout trouver si vite ? En fait, il se sert de marqueurs qu’il tient à jour sur toutes les pages que parcourent les petits robots dont je vous ai parlé. L’astuce des éditeurs de sites est de tout faire pour être référencés en premier dans ces listes !

J’allais oublier de vous parler de ces sites qui cherchent pour vous toutes les occurences de votre nom, votre présence ou votre image. Parmi eux, 123people, entre autres informations sur vous, vous y trouverez un « nuage de tags », c’est très curieux, cela vous compose une liste de mots-clés, reliés à vous, votre portrait en quelque sorte…essayez !

C’est magique internet… magique parce qu’on peut même remodeler le monde. Comment ? Mais tout simplement en contribuant (le mot est merveilleux…) àWikipédia ! Cette encyclopédie participative véhicule à la fois le savoir et tout aussi la désinformation. On peut rire de la déconvenue de nos enfants qui y puisent pour leurs exposés mais il a été prouvé que ce site est en permanence « noyauté » par tout une kyrielle d’individus peu recommandables, de sectes de tout poil et l’énergie qu’il faut mettre pour revérifier sans cesse les informations qu’on y trouve fait perdre tout intérêt à la chose.

C’est magique internet… magique parce qu’enfin, grâce à toutes ces technologies, l’Etat peut se passer du fichier EDVIGE, tout en gardant l’oeil sur chacun de nous!

Protégez-vous! Informez-vous !

Les mots en rouge dans le texte sont des liens, le dernier vous emmène sur un blog qui constitue un excellent point de départ vers d’autres sites traitant de ces questions...

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À lire d’urgence

Posted by Lionel Sugier sur 10 mars 2010

À gauche sur votre écran, vous trouvez un lien avec le site de POLITIS. Cliquez dessus et vous y trouverez le dernier édito du 4 mars de Denis Sieffert, intitulé « Le temps des beaufs ». Allez-y voir, c’est jubilatoire, et si pertinent ! Denis y parle de Michel Charasse, de Claude Allègre, de Louis Nicollin et de GEORGES FRÊCHE.

À NE PAS MANQUER !!!

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One more less (un de plus en moins…)

Posted by Lionel Sugier sur 10 mars 2010

Faisons un bref rappel des morts du week-end dernier. Vous avez sans doute entendu parler de la crise cardiaque fatale de Patrick Topaloff, immortel interprète de « J’ai bien mangé, j’ai bien bu (j’ai la peau du ventre bien tendue) ».  La disparition de Roger Gicquel, grand moralisateur de la télé des années 70, ne vous aura pas échappé.

Mais qui se soucie du suicide d’un grand artiste, le 6 mars dernier ? Je veux parler ici de Mark Linkous, j’espère que vous le connaissiez, et sinon j’ai l’espoir que vous aurez envie de le connaître après avoir lu ces quelques lignes.

C’était un auteur compositeur interprète américain de ce qu’on appelle faute de mieux le « rock indé » (pour « indépendant »). Il avait peut-être 47 ans, peut-être moins, je n’ai trouvé aucune source sûre concernant son âge. Il disparaît deux mois après l’un de ses amis, Vic Chesnutt (suicidé le jour de Noël), qui avait un peu la voix de Cat Stevens, et dont je parlerai peut-être un jour.

Les sites internet évoquent un musicien de rock, pop, folk, soulignent sa fragilité, sa sensibilité.

Alors oui. Sauf que Mark Linkous, qui avait baptisé son groupe Sparklehorse (« Le Cheval étincelant » ???)  dont il était le seul membre permanent, est pour moi un des meilleurs représentants de cette mouvance qu’on a appelé la lo-fi (« low fidelity », c’est-à-dire « basse fidélité », en opposition à hi-fi). Cela consiste à enregistrer des morceaux sans tape à l’oeil, sans sur-production, en privilégiant au perfectionnisme la spontanéité, même mal foutue, et en faisant même exprès des morceaux mal foutus.

Les disques de Sparklehorse sont pleins de souffles parasites, de craquements de vieux vinyles, de voix trafiquées, de bidouillages électroniques bizarres, sur des mélodies parfaites, mélancoliques, poignantes. C’est comme Neil Young qui rencontrerait Radiohead, avec un côté crade, imparfait volontaire, assumé.

La voix de Mark Linkous est toujours à bout de souffle, exténuée, au bord de la rupture. Et elle s’envole parfois dans des intermèdes quasiment punk au milieu de guitares furieuses, entre deux chansons lentes belles à pleurer.

Mark Linkous, avec Grandaddy, Mercury Rev, Flaming Lips et quelques autres, était de ceux qui privilégient la mélodie et l’émotion, agrémentées d’un méchant grain de folie, plutôt que les productions hyper léchées et sans âme d’une musique pop-rock trop formatée. Ils sont tous les héritiers du groupe de Stephen Malkmus, Pavement, inventeur assumé de la lo-fi.

Mark Linkous était un chantre de la liberté, de l’insoumission, de la beauté, de la sensibilité.

Sparklehorse n’a fait que quatre disques, tous indispensables. Mark Linkous me manque déjà.

Coïncidence malheureuse, ironie du sort : je vous ai parlé récemment de Daniel Johnston. Mark Linkous fut à l’origine et à la production de l’album  « The Late Great Daniel Johnston » (1) qui a contribué à faire mieux connaître cet inspirateur involontaire de la lo-fi. Leur grand frère à tous. Daniel, très diminué, est toujours vivant.

Hold on.

(1) Dans ce disque, on retrouvait, entre autres, Eels, Beck, Sparklehorse with The Flaming Lips, Vic Chesnutt, Tom Waits…


Retrouvez Mark Linkous en cherchant un peu sur Internet,  je vais pas faire tout le boulot…

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Difficile de ne pas tirer sur l’ambulance

Posted by Grégoire Abitan sur 9 mars 2010

On a beau avoir des principes, de l’éthique, de la pitié même; il devient impossible de résister à l’envie de donner le coup de grâce à cette vraie-fausse décongélation d’un des candidats malheureux de nos dernières élections municipales.

Qu’elle est donc difficile à digérer cette défaite ! Mais pourquoi ? Et bien parce qu’à aucun moment elle n’avait été pressentie par ceux qui ont mené campagne envers et contre toute logique politique.

Je ne vais pas vous refaire le feuilleton, la chronologie, les commentaires et profiter de la tribune que je me donne pour enfoncer le clou. Non, ce qui me motive ce matin, c’est qu’il existe, je le crois sincèrement, beaucoup de nos concitoyens qui « y » ont cru et qui n’ont jamais été informés qu’il y avait un moyen d’éviter ce qui, aujourd’hui, leur apparaît comme un gâchis. Tôt ou tard (et cela commence), ils vont demander de vraies explications.

Alors quand je vois resurgir sur divers blogs (uniquement lus dans un cercle d’happy-fews, comme celui-ci bien sûr…) le cent-fois-râbaché-mais-on-continue-quand-même discours sur les supposées instances qui dirigeraient la municipalité actuelle, j’ai envie de réagir même si en le faisant je tombe à mon tour dans le piège qu’est ce faux débat. Devons-nous également nous justifier d’avoir été clairs devant les électeurs ? De plus, la mauvaise foi organisée en principe qui transparaît dans leurs commentaires contribue à remuer la soupe ! On voit alors que tout tournerait autour des mots « complot », »communistes », »trahison » et on fait varier les sujets et les compléments : un peu de Coulet, un peu d’adjoint aux finances (c’est nouveau, ça va être tendance dans les jours qui viennent), un peu de communistes… Le tout dans l’allusif et le flou.

Pas un mot sur l’aveuglement de celui qui n’a pensé qu’à la conservation de son siège, pas un mot sur le suivisme moutonnier de ses co-listiers. Pas un mot sur le sens élevé des responsabilités qui a amené celui qui les conduisait à démissionner aussitôt l’élection perdue. D’ailleurs, ça ressemble à quoi cet abandon de poste ? Pas un mot sur leur division quasi-immédiate en deux « sous-groupes » qui tantôt sont ensemble tantôt sont opposés, et ils jouent ainsi de cette ambiguïté selon les situations.

Plus grave, lors des conseils municipaux, alors que d’autres se gaussent avec un certain talent de leurs interventions approximatives, pas une seule prise de position active, spontanée et pleine d’à propos des élus de ce groupe (ils ont eu, il faut le leur reconnaître, le courage de rester, eux). Vraie ou fausse, l’impression qui prédomine est que leur parole est préparée en amont et que ce ne sont que des communiqués qui nous sont lus. Si j’étais aussi méchant que je suis énervé, je dirais « merci Hibernatus ! ».

Heureusement il reste le net et le Midi-Libre : alors on publie (avec tellement de fautes que c’en est inquiétant surtout quand on n’hésite pas à publier à la fois le texte initial et l’article final), on refait l’histoire, on se refait une vie…Je vous l’ai déjà prédit, on veut revenir !

Alors, juste un souhait : s’il vous plaît, rebranchez le congélateur !

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A quand la venue de Nicolas S. ?

Posted by Grégoire Abitan sur 4 mars 2010

Quoi ? Vous ne connaissez pas Nicolas S ?… mais Nicolas Stoufflet, l’animateur du Jeu des Mille Euros sur France Inter. C’est l’intervention de notre adjoint à la culture dernièrement en Conseil Municipal qui me l’a rappelé, et j’avoue, pendant quelques instants j’ai décroché et me suis mis à songer :

« Cher amis, bonjour! Nous sommes aujourd’hui à Saint-Christol lez Alès, charmante petite commune du Gard, à l’entrée des Cévennes … …  ses trois châteaux….ce curieux monument au centre du village, est-ce une éolienne romaine ayant perdu ses pales ? »… et tout à l’avenant. D’un bout à l’autre cette émission, à la fois ringarde et curieusement de son temps me fait rêver. C’est que ça fait maintenant des années qu’on l’attend ! (Et, d’ailleurs, peut-être devons-nous renouveler notre demande…)

Je m’y vois déjà, d’abord les sélections, ça, ce n’est pas retransmis donc je ne sais pas comment ça se passe mais j’imagine, des centaines de candidats qui se pressent, jouent des coudes pour être choisis, répondant avec autorité aux questions préliminaires. Et, enfin, je suis sélectionné. Oui, c’est mon rêve, alors j’ai de le droit de choisir son déroulement. Tout de suite, une frayeur, il y a deux candidats (même si on a souvent l’impression qu’il n’y en a qu’un qui parle) donc, avec qui vais-je me retrouver ? J’imagine bien que tout le Conseil Municipal s’est également précipité pour concourir, donc également mes amis de l’opposition, donc je serai peut-être avec Gggggg, et là, c’est sûr, on va perdre ( le temps qu’il répète la question, le métallophone aura terminé sa mélodie et il en sera toujours à expliquer en quoi son refus de répondre n’est pas une réponse négative…) ou sinon ce sera elle, Sssss, et là, va-t-on s’entendre ? (C’est que ça marque mal de s’entre-déchirer en plein milieu du jeu). Si je pouvais choisir, je ferais venir ma belle-mère, ne riez pas, elle est très forte dans tout ce genre de trucs (et puis, ça me ferait bien voir). Remarquez cela peut aussi permettre des rencontres qui auraient été improbables et donc passons sur ce petit souci.

Viennent alors les questions bleues : les faciles. Tu parles, Charles ! Y’a plein de pièges et de chausse-trapes ( à propos, « Pourriez vous épeler le mot chausse-trape… ? ding ding… ») Parfois c’est dans l’apparente facilité de la question qu’est la difficulté et l’animateur précédent n’avait pas son pareil pour embrouiller les candidats en les « aidant » un petit peu par ses conseils avisés et incompréhensibles dès lors qu’on avait déjà trouvé la réponse. Puis les questions blanches et  rouges (pour ces dernières, selon certains, à Saint-Christol on part favorisés).

(Tout à fait entre nous, je vous livre deux astuces pour gagner à tout coup : répondez la première idée qui vous vient à l’esprit à l’énoncé de la question. Souvent ce sera la bonne réponse, donc, si la question contient  » ballet russe », ne cherchez plus et dites « Diaghilev », si c’est « écrivain français » dites « Victor Hugo ». L’autre astuce, c’est d’user et abuser de la possibilité de donner plusieurs réponses, mais faut pas lambiner, « Quel est le numéro de département de Nancy ? », vous commencez à 01 et vous enchaînez sans faiblir et forcément ça gagne. Bon, oui, je sais s’il faut trouver « Louis-Philippe », vous allez m’en vouloir lorsque le ding deng dong retentira et que vous en serez  à « Louis 54″…).

Là, nous voilà rendus au moment crucial, le moment de gloire : on a tout bien répondu (je vous répète, c’est MON rêve, pas le vôtre) et on a le choix entre partir maintenant ou tenter le…

(La salle survoltée s’égosille : « Banco, Banco, Banco »)

« Banco! » Et c’est l’explosion de joie, faut dire que rarement les candidats refusent de le tenter ce banco car ça fait vraiment mesquin et la mesquinerie c’est pas le genre de la maison et donc on fonce…

Attention, une seule réponse est valable, faut bien se concerter (on entend parfois les chuchotis des deux candidats et la tension monte) Et là, paf, le couperet tombe … « – Bonne réponse ! « (La salle s’enflamme).

Alors maintenant, Grégoire et … (je vais pas non plus vous raconter ma vie et vous livrer ma belle-mère…) , vous pouvez garder les 500 euros (hou, les mesquins !) ou bien tenter le :

(La salle déchaînée hurle en choeur : « Super, Super, Super »)

et bien sûr, grand joueur, vous y allez :  » Super ». Et c’est l’émeute dans la Maison pour Tous, les vitres en tremblent…

A ce stade, peu importe de gagner ou perdre, dans un cas comme dans l’autre c’est un bonheur ! Perdre, c’est certes échouer si près du but, mais quel combat ! Quelle pugnacité ! On n’a pas démérité, on a fait honneur à sa ville  et à ses proches (tant pis si la belle-mère est vexée d’avoir perdu…). Gagner c’est finir d’épater tous les auditeurs qui sont épuisés et enfin soulagés de voir se conclure dans la joie une telle épreuve.

Alors, qu’est-ce qu’on dit ?

A demain si vous le voulez bien !

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Régionales

Posted by Lionel Sugier sur 1 mars 2010

L’association Clarté et Démocratie existe depuis 1995. Elle a toujours essayé de rassembler la gauche à Saint Christol. La gauche de gauche. C’est dur d’être obligé de dire ça. Parce qu’aujourd’hui, hélas, il y a une gauche qui n’a de gauche que le nom. Quand je dis « gauche », je pense à des valeurs, à des hommes et des femmes qui les ont portées. Laïcité, service public, sécurité sociale, retraites, solidarité… Conseil National de la Résistance, Hessel, le couple Aubrac…

Pendant longtemps, on vous a fait croire que la mairie de Saint Christol était de gauche. Or l’ancien maire a toujours fait alliance avec des gens de droite pour garder la mairie, après avoir trahi l’union de la gauche qui lui avait permis de devenir conseiller municipal. Savez-vous qu’il doit sa première élection de maire à des promesses à l’école privée, lui le socialiste défenseur du service public ?

Aujourd’hui, malgré toutes les magouilles de ses adversaires, la gauche unie de Clarté et Démocratie est en charge des affaires municipales. Nos détracteurs, autant du côté de Mme Coulet que de M. Sirvin (sans parler de la droite officielle), disent que nous sommes des communistes. Vous avez dû remarquer le couteau entre nos dents sanguinolentes, la faucille et le marteau que nous brandissons devant vous comme dernière menace avant le Goulag. Vous avez certainement repéré les chars russes planqués au Rouret et à Maintérargues… Toutes ces fausses images qui ne marchent plus depuis lurette (sinon nous n’aurions pas été élus…) et que nos adversaires s’obstinent à décliner comme seul argument contre nous… Comme si être communiste c’était répondre à ces schémas primaires véhiculés depuis des décennies par la droite et une certaine gauche à bout d’arguments.

Je travaille aujourd’hui avec des communistes d’aujourd’hui et j’en suis fier !

Bon. Calmons-nous. Et rétablissons la vérité. Philippe Roux, notre maire, est sans étiquette. Mais il a sur ses épaules le lourd fardeau d’être « fils de communiste ». André Montigny, premier adjoint à la politique sociale, n’a jamais appartenu à un parti politique. Tout comme 12 autres membres de l’équipe « Clarté et Démocratie – La Gauche pour Saint Christol »  n’ont jamais été membres d’un parti, ou bien l’ont quitté : je vous en donnerai la liste si ça vous dit (bien que cela ait déjà été fait) mais pas avant d’ en avoir parlé aux intéressés.

Je ne sais pas pour les autres, mais moi aussi, comme le maire,  je suis fils de communistes, militants CGT et j’en suis plutôt fier, enfin je veux dire que je suis fier de mes parents, même si j’ai toujours gardé une distance critique par rapport à ce parti. Et ce syndicat.

Quant aux membres de l’équipe en charge de la commune appartenant à un parti, il y a 2 adhérents du Parti Socialiste (un adjoint et une déléguée, celle-ci se présentant sur la liste Mandroux aux Régionales), 4 membres du PCF dont un adjoint et deux délégués, une conseillère membre du POI et un adhérent des Verts (adjoint, que vous retrouverez sur la liste Europe Écologie).

(QUATRE membres du PCF dans notre équipe. Et certains pensent encore qu’ils pourraient contrôler, si d’aventure ils le souhaitaient, ce qui n’est bien sûr pas le cas, les 18 autres, avec leurs personnalités et convictions diverses ? )

Ce qui laisse 14 conseillers (dont le maire) non encartés, sur 22. Recomptez. Et les autres ne sont pas tous membres du même parti. Chez nous, il y a des gens qui soutiennent la liste du PS de Mandroux, d’autres le Front de Gauche, d’autres encore Europe Écologie. Chez nous, c’est la diversité. Chez nous, c’est le respect des sensibilités. Chez nous, c’est le rejet de l’hégémonie et de la personnalisation de la politique. Chez nous, c’est la gauche.

« Mais comment ça peut marcher, tout ça ? Ils arrivent à s’entendre entre eux ? Ils tiennent le coup ? »

Ben oui.

C’est l’union de la gauche.

Ce n’est pas unique en France, mais c’est assez remarquable. (Non?)

C’est ce qui peut se construire au deuxième tour des Régionales, contre la droite, et la fausse gauche de Frêche. C’est ce que je souhaite. Une vraie gauche qui vire la fausse et fait barrage à la droite.

Ceci dit, bien sûr, chacun(e) fait ce qu’il (elle) veut. Mais bon, si vous êtes d’accord avec moi :

ALLEZ VOTER  À GAUCHE, TOUTE!

Les élections régionales ont lieu le 14 et le 21 mars 2010. N’oubliez pas votre carte d’électeur et surtout une pièce d’identité (obligatoire dans les communes de plus de 5000 habitants).

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