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Agnes Obel : un pétard mouillé ?

Posted by Lionel Sugier sur 8 décembre 2013

Jusqu’à il y a peu, ma chanson préférée en langue anglaise était, depuis quelques années, Mad World, une reprise du groupe Tears for Fears par le chanteur Gary Jules. Une de ces chansons qui vous filent le frisson dès la première fois que vous l’entendez, et la magie se reproduit à chaque écoute nouvelle. La version originale ne valait pas, et de loin, cette reprise, c’est assez rare pour être souligné. Gary Jules (qui n’a pas fait grand-chose d’autre) avait sublimé le titre de Tears For Fears.

Puis j’ai découvert l’année dernière Down by the riverside, par Agnes Obel, une danoise vivant à Berlin. Extrait de son tout premier CD. Même chair de poule, même émotion immédiate que pour Mad World, avec cette fois une voix féminine, encore plus touchante. Ma chanson préférée avait été détrônée par une autre.

Je n’ai pas acheté le disque. Je n’achète pas tous les disques. Et puis parfois j’ai une sorte de flair.

Récemment, j’ai entendu un extrait du nouveau (deuxième) disque d’Agnes Obel, je crois que ça s’appelle Aventine. Et bon. Ça sentait le copier-coller. Du Down by the riverside bis en quelque sorte. Très beau, hein, aussi.

J’ai alors acheté le premier CD. En me disant que s’il valait le coup, j’achèterais le deuxième. Et voilà : après une petite intro instrumentale bien sympa, Obel balance son premier tube. On attend la suite. Déception. Les morceaux qui suivent sont fades, on ne retrouve ni l’émotion ni le sens de la mélodie, le minimalisme de l’accompagnement qui participait à la magie de Down by the Riverside ne fonctionne plus. Il faut attendre le neuvième titre pour dresser à nouveau l’oreille, là ça marche à nouveau, et on regarde les crédits sur la jaquette : normal, c’est une reprise de John Cale. On comprend d’où vient la différence. Ensuite, par bonheur on ne retombe pas dans la banalité, les deux derniers titres sont assez agréables.

Mais ce disque laisse une impression globalement négative. Donc on n’achètera pas le deuxième.

Cette jeune artiste qui a été adulée à la sortie de son premier album par quasiment toute la presse culturelle, de Télérama aux Inrocks, ne serait-elle que la chanteuse d’un seul titre, incapable ensuite de faire mieux ? On verra. Mais elle ne serait pas la seule à avoir été consacrée comme la révélation du siècle le temps d’une chanson, puis tombée aux oubliettes.

Pour elle, j’espère me tromper.

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