Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for octobre 2011

À deux mains

Posted by Humeurs d'élus sur 23 octobre 2011

Commentaires croisés sur les primaires socialistes (ou : « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas toujours d’accord qu’il ne faut pas le dire. »)

1. « Voilà, c’est fini… »                       (par Lionel Sugier)

C’est le titre d’une chanson de Jean-Louis Aubert, ex-leader du groupe de rock français Téléphone. Je ne me souviens que du début. Ça devait être une chanson d’amour. Et de rupture. Parlons-en.

Vous avez aimé, vous ? Les primaires ? Ben… Voilà, c’est fini. Entre nous, c’est pas trop tôt !

On peut maintenant en parler avec le recul nécessaire. Allons-y.

Montebourg. Lui c’est la gauche du PS. Super. Il prône un capitalisme coopératif, ou un oxymore du même genre. Il est à gauche, on vous dit ! Les autres sont donc à droite. Ou au mieux, au centre. On est bien barrés, avec ça.

Aubry. Les 35 heures. Entre les deux tours, elle se positionne plus à gauche (mais toutefois moins à gauche que Montebourg, c’est dire !) en traitant Hollande de « gauche molle » (c’est elle, la gauche dure ? Rions.) et de « candidat du système ». Système médiatique qu’elle aurait bien aimé mais n’a jamais pu maîtriser.

Hollande. Le grand vainqueur. Avec deux ou même trois millions d’électeurs, un grand succès, paraît-il. Sur combien de millions d’électeurs en France ? Sur combien d’électeurs d’un candidat socialiste (même Jospin) à une présidentielle ? Et qu’on ne vienne pas me dire ici que je reprends un argument de l’UMP, je pense profondément que ce soi-disant succès est surévalué, et si Copé a la même opinion que moi ce n’est pas ma faute, et ce n’est sans doute pas pour les mêmes raisons !

Montebourg, Aubry, Hollande. Le premier est paraît-il l’arbitre du deuxième tour. Il tient les deux autres comme deux têtes du même bonnet. Martine Hobry, François Aullande. Comme celui-ci est arrivé premier, le Arnaud dit qu’il votera pour lui. La Martine était pourtant considérée comme plus « à gauche ». Montebourg doit avoir des problèmes de latéralisation. Ceci dit, entre Martine Blanc et François Bonnet, mon papier à cigarette me paraît bien épais…

Les primaires. Point positif : pendant quelques semaines, on n’a (presque) plus entendu parler de Sarkozy. Point négatif : on n’a pas non plus entendu parler davantage d’Éva Joly ou de Jean-Luc Mélenchon, qui sont pourtant légèrement plus à gauche que tous les candidats socialistes.

Les socialistes, une fois élus. Au niveau national, ils font malheureusement trop souvent le contraire de ce qu’ils avaient promis (comme Sarkozy…). Mitterrand s’est délicieusement glissé dans les pantoufles de la cinquième république, après l’avoir honnie pendant des décennies. Jospin, en inversant le calendrier présidentielle/législatives, a renforcé le pouvoir de l’exécutif au détriment du législatif, alors que le PS prônait depuis toujours le contraire. Aujourd’hui, les primaires mettent l’accent sur la personnalité, le charisme de celui qui incarnera la France, plutôt que de parler de programme, de travail d’équipe, de service rendu aux Français. C’est ça la gauche ?

Les medias. Aujourd’hui, on entend dire qu’il y a un seul candidat de gauche contre un seul candidat de droite. On oublie simplement qu’il y a un premier tour, avec une Mme Le Pen tapie dans l’ombre, et quand même un Bayrou, un Mélenchon, une Éva Joly qui ne comptent peut-être pas pour du beurre.

Le coup du bipartisme. En réalité, à quoi ça sert tout ça ? À instaurer ici ce qui se passe aux États-Unis, une élection se résumant à une bagarre entre deux partis pas si éloignés l’un de l’autre, en tous cas dont aucun des deux ne prône une rupture avec le capitalisme, une vraie prise en compte des problèmes sociaux et sociétaux, avec des solutions radicales. Aubry a raison, on est dans le flou, le mou, y a un loup, , sauf qu’on pourrait dire la même chose pour elle.

Il y a belle lurette que le parti socialiste n’est plus un parti de gauche. La gauche, en 2012, il faut la chercher ailleurs.

L.S.

2. « T’as qu’ces mots … »                            (par Grégoire Abitan)

C’est aussi le titre d’une chanson de Jean- Louis Aubert ex-leader du groupe de rock français Téléphone (pour ceux qui ne suivent pas !). Je ne me souviens (même) pas du début mais le titre m’a semblé convenir.

Oui j’ai aimé les primaires mais je n’ai pas aimé ton billet précédent !

Parlons-en avec of course le nécessaire recul.

Les primaires : j’avoue que j’y allais à reculons. Car ne pas être capable de désigner en son sein le candidat que l’on va présenter pour une élection présidentielle, cela donne une image d’impuissance pour un parti qui ambitionne de remporter les prochaines élections majeures. Et puis, comment les organiser de manière à ce qu’elles soient les plus rigoureuses possibles ?

Qu’avons-nous vu ?

Une campagne (oui, je suis d’accord, excessivement relayée par les médias) de fond entre les candidats (qu’on les apprécie ou pas, chacun a pu s’exprimer exhaustivement), une transparence absolue (et là, j’ai mesuré la différence avec une désignation en interne à laquelle j’aspirais initialement), une ouverture vers l’extérieur (chacun pouvait venir voter et participer à cette élection) et enfin une prise de risque importante car rien n’était assuré (ni la participation, ni le contenu des débats, ni l’issue elle-même… ).

J’étais présent dans un bureau de vote toute la journée du premier tour et je peux t’assurer que beaucoup de ceux qui sont venus voter l’ont fait pour « dire leur mot » sur le choix du candidat socialiste et, curieusement, beaucoup aussi l’ont fait parce qu’en venant déposer un bulletin de vote dans un contexte en tous points semblable à celui d’une élection, ils ont dit avoir le sentiment de commencer à changer de président !

C’est là que j’ai compris en quoi cette élection était nécessaire, et on peut brocarder à loisir le Arnaud comme tu l’appelles, s’il est exact qu’il est à l’origine de ces primaires, il faut le féliciter grandement. Il a mis en place un moment important de la démocratie (j’allais dire précieux mais tu aurais cru que cela s’appliquait à sa diction ou à son attitude).

J’aimerais bien que tous les partis fassent de même…

Pour le reste , je ne dois pas être bien latéralisé non plus, la gauche commence à partir des premiers degrés qui s’écartent du centre et va jusqu’à … l’extrême de l’hémicycle ! Il y a de la place pour tout le monde et il n’est pas nécessaire de décerner des brevets.

On va vers le bipartisme ? Bon, peut-être, je ne sais pas, mais ce n’est en rien le fait de ces élections primaires. Rien n’interdit la multiplicité des candidatures, des partis. Ne reproduisons pas les erreurs de 2002, il y a d’abord une élection présidentielle, elle doit permettre de sortir Nicolas Sarkozy. Crois-tu vraiment que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner la présidentielle ? Sérieusement ? Ou Éva Joly ? Pour moi, la conclusion logique ne fait aucun doute et je voterai en conséquence dès le premier tour.

Il y aura ensuite des législatives : elles doivent donner la composition du camp de la nouvelle majorité et là comme toi, comme beaucoup, j’attends et j’espère beaucoup d’une vraie union de la gauche, d’une vraie gauche plurielle, enfin appelons cela comme on voudra mais qu’on s’entende !

Après tout, on y arrive bien, nous, à notre modeste niveau communal !

G.A.

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Attention, c’est la rentrée : ils sont de retour !

Posted by Lionel Sugier sur 3 octobre 2011

Ayant appris récemment que dans le domaine culturel les élus de Clarté et Démocratie ne font que « s’amuser entre eux », je tenais à remercier les élus d’opposition Grégory Thomas et Denis Roche pour avoir accepté de s’amuser avec nous pour les Journées du Patrimoine, s’investissant pour leur commune.

Je voudrais aussi remercier quelques personnes qui se sont présentées aux dernières municipales sur une liste opposée à la nôtre : Jean-Claude Tudela, qui s’est investi pour sa commune au sein de l’OMS ; Henri Francès et Nadine Plus, dont l’implication pour la commune est précieuse dans le cadre des Journées du Patrimoine ; Valérie Chazalon, qui a su donner vie et couleur aux murs de la mairie avec les tableaux des Amis de Jean-Yves, impliquant ainsi toute son association, pour la commune ; ces personnes travaillent avec nous, sans tenir compte de nos choix politiques différents. Elles sont loin d’avoir l’attitude de parasites inutiles qui critiquent tout ce que nous faisons tout en ne participant à rien (j’exclus de cette bande l’élu Frank Monier, qui est venu en famille visiter les trois châteaux récemment, et que l’on voit souvent aux festivités organisées par nous, faisant preuve d’intérêt et d’ouverture).

Quant à Jean-Charles Bénézet, qui m’a posé au dernier conseil une question dont il connaissait la réponse pour peu qu’il ait lu les documents que nous lui envoyons, je constate qu’il propose par le biais de son association des conférences sur le passé de Saint Christol, mais jamais dans le cadre des Journées du Patrimoine où elles prendraient pourtant logiquement toute leur place, et qu’il propose en outre démagogiquement à notre jeunesse une demi-heure de pollution atmosphérique et sonore au pôle mécanique d’Alès, c’est tout ce qu’il sait faire.

Concernant la question que j’évoquais ci-dessus, M. Bénézet ne peut pas ignorer, ayant reçu un compte rendu, que le budget prévisionnel de la culture avait fixé à 2 500 € le coût d’une Nuit Douce, et que nous restons fidèles à nos prévisions (c’est même un peu moins, et nous donnerons la somme exacte dépensée lors du bilan de 2011, c’est d’ailleurs ce que j’ai répondu lors du précédent conseil municipal). Si M. Bénézet estime que c’est jeter l’argent du contribuable par la fenêtre, si M. Bénézet ne souhaite en termes de culture qu’une conférence mal placée et un tour de karting par an, si c’est sa conception de la culture, qu’il le dise. Si sa modestie naturelle l’en empêche, nous le dirons à sa place. Mais il est certain que poser des questions soi-disant gênantes dont on connaît déjà les réponses peut être payant en séance publique. Il préférerait sans doute que cet argent soit consacré à l’embauche d’un troisième policier municipal, sauf que cette dépense serait sans commune mesure avec le coût d’une Nuit Douce.

Quant à Mme Coulet, elle se gausse des comptes rendus de comités consultatifs, mais elle nous fustigerait si elle ne les recevait pas. Rappelons que le « peu » que nous faisons (avec soi-disant « si peu » de public) c’est, entre autres, faire revivre le vieux village, faire résonner le Rouret, choses que Mme Coulet n’a jamais envisagées quand elle était élue pendant 6 ans, choses que M. Bénézet n’a jamais évoquées dans son programme. Je tiens à signaler à ce dernier, alors qu’il m’accuse à mots couverts de prendre l’argent des contribuables pour le reverser à l’adjoint aux finances, que Notes en Stock, ensemble baroque dans lequel celui-ci joue, s’est bien sûr produit gratuitement lors de la dernière Nuit Douce et au cours d’une soirée à la Médiathèque. Cela avait d’ailleurs déjà été le cas il y a quelques années à l’occasion d’une fête de la musique, quand Mme Coulet était dans l’équipe majoritaire, et le fait que des membres de sa liste « s’amusent entre eux » n’avait alors pas semblé la déranger…

D’autre part, il est facile pour Mme Coulet de dire qu’il n’y a personne aux animations et aux spectacles de Saint Christol quand elle n’y vient jamais. C’est sûr : si vous n’êtes pas là, vous ne voyez personne… Mais par voie de conséquence (pensez-y) : personne ne vous voit !

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