Le Blog-Notes

Une pensée libre

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La riposte blog pour blog, mot pour mot… bref les réponses du berger à la bergère et réciproquement.

Mise au point

Posted by Lionel Sugier sur 14 mai 2014

Sur le blog de Midi Libre, un certain JMJ30380 (il s’agit vraisemblablement de Jean-Marc Jullien, fils de Marcel) me prend le chou. Voici ce qu’il écrit, fautes d’orthographe comprises :

« Ce n’est pas en faisant de la rétention d’informations qu’on travaille pour les Saint Christolens, peut être que l’ancien maitre d’école a oublié que dans l’éducation on devait aussi apprendre à ne pas pratiquer le mensonge, fut il par omission et j’ose espérer qu’il fournira toutes les infos pour que les « Nuits Douces » se poursuivent sauf contraintes budgétaires à moins qu’ils ne souhaite réserver une « dure journée » à celles et ceux à qui la majorité des Saint Christolens ( y compris certains ayant une culture de Gauche » ) ont choisi pour remplacer l’équipe municipale dont il faisait partie. »

Bon. J’ai envoyé une réponse, je ne sais pas si elle sera publiée. Je vais donc commenter ici son commentaire.

D’abord, je ne suis pas un « ancien maître d’école ». Je suis toujours en activité. Je veux bien qu’on me considère comme un ancien élu, bien que cela ne soit jamais définitif, mais pas comme un retraité avant l’heure.

Il paraît également que je pratique le mensonge. Par omission. Qu’ai-je omis, grands dieux ? Quelle est ma faute ? Suis-je promis au purgatoire au vu de mes péchés, ou carrément à l’enfer ?

Avant les élections, j’étais déjà assez avancé pour l’organisation de Métiss’art, prévu en mai. Le partenaire de la municipalité, le directeur du Cirque en Kit, avait une programmation pratiquement bouclée en ce qui concerne les intervenants professionnels (cirque, fanfare, arts de la rue). Il suffisait de réunir autour de lui et du nouveau délégué à la culture les associations habituellement partenaires (Ka Danse, le Théâtre de la Réplique, l’école de danse Nathalie de Marans, Destination Rock’n’Danses, M’Art’in Cévennes, Pyramid’Biou, Graine de Lire, le Salto) pour finaliser le programme. Une première rencontre informelle entre le nouveau maire et le directeur du Cirque en Kit a eu lieu le 9 avril, lors de Pages Ouvertes aux Enfants. Quelques jours plus tard, le directeur du Cirque en Kit s’entretenait avec le délégué à la culture. À ma connaissance, aucune suite n’a été donnée. La nouvelle municipalité fait ses choix, c’est légitime, mais il n’y a jamais eu « rétention d’informations ».

Il faudrait aussi que je fournisse des informations pour les Nuits Douces. Permettez-moi d’abord, cher JMJ30380, de m’étonner de l’intérêt soudain que vous portez à cette manifestation, vous qui n’y avez jamais mis les pieds depuis qu’elle existe (et je vous défie de me prouver le contraire et de me taxer à nouveau de menteur). Je n’ai rien prévu pour cet événement. J’attendais d’être éventuellement réélu pour m’y mettre. Ce n’est pas quelque chose de difficile à organiser, un service culturel reçoit dix propositions de spectacle par jour.

À ce propos, je précise que je joue la transparence. Les artistes, les producteurs qui envoient des messages à mon adresse mail personnelle, je les informe que je ne suis plus élu et je les invite à se rapprocher de la nouvelle municipalité. Toutes les cartes sont dans les mains des nouveaux élus. Si vous ne me croyez pas (puisque je suis à vos yeux un menteur), demandez à Henri Francès, à qui j’ai transmis récemment à son adresse mail personnelle tout ce qu’on m’a envoyé pour organiser les Journées du Patrimoine.

Quelque chose qui a tendance à me hérisser un peu le poil, c’est ce que j’ai lu dans d’autres commentaires ou articles et que je retrouve dans celui de Jean-Marc : « sauf contraintes budgétaires« . Cela excuse tout. Je ne sais plus si vous étiez présent au dernier conseil municipal, cher JMJ, mais le budget culture prévu par l’ancienne municipalité a été reconduit par la nouvelle. Donc si elle veut organiser la Nuit Douce et la Nuit du Jazz, elle en a les moyens, il n’y a aucune « contrainte budgétaire ». Après, elle peut faire d’autres choix, bien sûr, mais cela n’a rien à voir avec le fait que l’argent ne serait pas disponible. Le budget a été voté.

Plus généralement, la rumeur consistant à faire croire que nous n’avons rien laissé à nos successeurs commence à me fatiguer. Il y a un Directeur Général des Services, une responsable des Ressources Humaines, un Directeur des Services Techniques, plusieurs responsables de pôles. Ils ont toutes les infos. Dans leurs têtes, ou dans leurs ordinateurs. Je n’ai aucun doute sur leur professionnalisme et leur volonté à assurer la continuité du service public, pour le bien de tous les Saint Christolens.

Alors, cher JMJ30380, vous qui n’avez jamais été élu, vous qu’on ne voit nulle part sauf lors de certaines commémorations, vous qui ne savez pas de quoi vous parlez, renseignez-vous avant d’écrire. Ça peut pas faire de mal.

 

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Attention, c’est la rentrée : ils sont de retour !

Posted by Lionel Sugier sur 3 octobre 2011

Ayant appris récemment que dans le domaine culturel les élus de Clarté et Démocratie ne font que « s’amuser entre eux », je tenais à remercier les élus d’opposition Grégory Thomas et Denis Roche pour avoir accepté de s’amuser avec nous pour les Journées du Patrimoine, s’investissant pour leur commune.

Je voudrais aussi remercier quelques personnes qui se sont présentées aux dernières municipales sur une liste opposée à la nôtre : Jean-Claude Tudela, qui s’est investi pour sa commune au sein de l’OMS ; Henri Francès et Nadine Plus, dont l’implication pour la commune est précieuse dans le cadre des Journées du Patrimoine ; Valérie Chazalon, qui a su donner vie et couleur aux murs de la mairie avec les tableaux des Amis de Jean-Yves, impliquant ainsi toute son association, pour la commune ; ces personnes travaillent avec nous, sans tenir compte de nos choix politiques différents. Elles sont loin d’avoir l’attitude de parasites inutiles qui critiquent tout ce que nous faisons tout en ne participant à rien (j’exclus de cette bande l’élu Frank Monier, qui est venu en famille visiter les trois châteaux récemment, et que l’on voit souvent aux festivités organisées par nous, faisant preuve d’intérêt et d’ouverture).

Quant à Jean-Charles Bénézet, qui m’a posé au dernier conseil une question dont il connaissait la réponse pour peu qu’il ait lu les documents que nous lui envoyons, je constate qu’il propose par le biais de son association des conférences sur le passé de Saint Christol, mais jamais dans le cadre des Journées du Patrimoine où elles prendraient pourtant logiquement toute leur place, et qu’il propose en outre démagogiquement à notre jeunesse une demi-heure de pollution atmosphérique et sonore au pôle mécanique d’Alès, c’est tout ce qu’il sait faire.

Concernant la question que j’évoquais ci-dessus, M. Bénézet ne peut pas ignorer, ayant reçu un compte rendu, que le budget prévisionnel de la culture avait fixé à 2 500 € le coût d’une Nuit Douce, et que nous restons fidèles à nos prévisions (c’est même un peu moins, et nous donnerons la somme exacte dépensée lors du bilan de 2011, c’est d’ailleurs ce que j’ai répondu lors du précédent conseil municipal). Si M. Bénézet estime que c’est jeter l’argent du contribuable par la fenêtre, si M. Bénézet ne souhaite en termes de culture qu’une conférence mal placée et un tour de karting par an, si c’est sa conception de la culture, qu’il le dise. Si sa modestie naturelle l’en empêche, nous le dirons à sa place. Mais il est certain que poser des questions soi-disant gênantes dont on connaît déjà les réponses peut être payant en séance publique. Il préférerait sans doute que cet argent soit consacré à l’embauche d’un troisième policier municipal, sauf que cette dépense serait sans commune mesure avec le coût d’une Nuit Douce.

Quant à Mme Coulet, elle se gausse des comptes rendus de comités consultatifs, mais elle nous fustigerait si elle ne les recevait pas. Rappelons que le « peu » que nous faisons (avec soi-disant « si peu » de public) c’est, entre autres, faire revivre le vieux village, faire résonner le Rouret, choses que Mme Coulet n’a jamais envisagées quand elle était élue pendant 6 ans, choses que M. Bénézet n’a jamais évoquées dans son programme. Je tiens à signaler à ce dernier, alors qu’il m’accuse à mots couverts de prendre l’argent des contribuables pour le reverser à l’adjoint aux finances, que Notes en Stock, ensemble baroque dans lequel celui-ci joue, s’est bien sûr produit gratuitement lors de la dernière Nuit Douce et au cours d’une soirée à la Médiathèque. Cela avait d’ailleurs déjà été le cas il y a quelques années à l’occasion d’une fête de la musique, quand Mme Coulet était dans l’équipe majoritaire, et le fait que des membres de sa liste « s’amusent entre eux » n’avait alors pas semblé la déranger…

D’autre part, il est facile pour Mme Coulet de dire qu’il n’y a personne aux animations et aux spectacles de Saint Christol quand elle n’y vient jamais. C’est sûr : si vous n’êtes pas là, vous ne voyez personne… Mais par voie de conséquence (pensez-y) : personne ne vous voit !

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Culture et affluence

Posted by Lionel Sugier sur 3 septembre 2011

Être adjoint à la culture à Saint Christol lez Alès n’est pas tâche aisée. Je peux vous le dire, puisque depuis 2008 c’est moi qui m’y colle.

Bon, j’ai choisi, je ne me plains pas, tant ce travail (car c’en est un) me procure de joies et de satisfactions, ne serait-ce que par le plaisir de voir s’illuminer les visages des spectateurs, entendre fuser les rires, déferler les applaudissements, ou simplement rougir devant les compliments chaleureux d’un spectateur pour la qualité de ce qu’il vient de voir.

Le problème d’un adjoint à la culture, c’est, lorsqu’il propose un événement, le côté forcément aléatoire de l’affluence. Il m’est arrivé de me retrouver avec 15 ou 25 personnes autour d’un ou deux artistes (pourtant exceptionnels) venus nous faire partager leur amour des lettres, de la musique, du théâtre ou de la danse.

On m’a récemment apostrophé sur le thème du rock, me reprochant de faire au Rouret des Nuits trop Douces, donc pas assez « agitées ». Le problème c’est que les gens qui critiquent font semblant de ne pas être au courant que le rock, style de musique que j’affectionne particulièrement (les lecteurs de ce blog ne l’ignorent pas), est présent à Saint Christol depuis notre arrivée à la mairie. Que ce soit au travers de la soirée « Ambato » en 2008, des fêtes de RESF, des fêtes de la musique ces trois dernières années, avec aussi du rap, du reggae et de la chanson française. Ceux qui ont oublié de venir sur la place du Millénaire les 21 juin 2009, 2010 et 2011 ont beau jeu de dire qu’il n’y a pas de rock à Saint Christol. Rassurons-les en leur promettant bientôt une nuit du rock à la Maison Pour Tous avec un petit groupe de djeunz d’ici, très talentueux, et un gros groupe de vieux briscards, dès que je peux les réunir.

Mais, hors ces spécialistes de la mauvaise foi qui ne voient que ce qu’ils veulent voir, il y a je l’avoue un réel problème de manque de public sur certains événements que j’organise avec des équipes de gens très enthousiastes. Eh oui, que voulez-vous, lorsqu’on propose aux gens autre chose que ce qu’ils ont l’habitude de voir à la télé, ils ont du mal à se déplacer.

Tous ceux qui ont assisté à la dernière Nuit Douce vous vanteront le talent du fabuleux conteur Maurice Tardieu, l’originalité du groupe « Brassens l’Irlandais » et vous diront qu’ils ont passé des moments désopilants avec le Théâtre de la Réplique. Tous les retours sont positifs. Alors évidemment, il y a la grosse machinerie de Cratère Surfaces en même temps, mais si on commence à regarder ce qui se passe à Alès, il ne nous reste plus un seul week-end pour faire quelque chose à Saint Christol. Comme pour les mercredis d’été et la fête du 14 juillet, organisés par mon amie Sylvie Martinez, très bien entourée elle aussi. On essaie d’éviter les doublons mais on n’y arrive pas toujours… Et encore, nous, au moins, on essaie…

Alors, quand on n’a pas assez de public, que faire ? Renoncer ? Certainement pas ! La plupart des événements culturels ont besoin de temps pour se faire connaître. Pour commencer à attirer vraiment du monde il faut plusieurs années, mais la qualité finit toujours par payer.

Alors, Mesdames et Messieurs les grincheux, soyez un peu patients, et puis si vous voulez contribuer à attirer plus de monde sur les manifestations culturelles à Saint Christol, commencez vous-mêmes par y venir !

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Mauvaise foi

Posted by Lionel Sugier sur 17 juin 2011

Nos oppositions municipales, soit dans leurs blogs, soit dans leurs publications papier, scandent sans répit ce leitmotiv : « Ils n’ont rien fait, ils ne font rien, ils finiront leur mandat sans avoir rien fait. »

C’est une obsession qui relève de la méthode Coué, mais qui ne résiste pas à cinq minutes d’observation de ce qui se passe à Saint Christol lez Alès.

La mémoire fait vite défaut, mais vous souvenez-vous de l’aspect minéral de la place du Millénaire (devant la Maison Pour Tous) et de la tendance saharienne du parking derrière, avant l’élection de notre équipe ? Comparez avec aujourd’hui.

Vous souvenez-vous du prix que vous payiez il y a quatre ans pour un repas au restaurant scolaire, et si oui, amusez-vous à le comparer avec ce que vous payez aujourd’hui.

Pouvez-vous dire qui a instauré des aides au permis de conduire et au stage permettant d’obtenir le BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) de centre de loisirs ?

Aviez-vous visité les trois châteaux de Saint Christol avant 2008 ?

Le vieux village, avant cette date, était-il animé une fois par an, mis en valeur par des spectacles de rue entièrement gratuits ?

Depuis combien de temps n’aviez-vous pas entendu résonner des notes de musique toute une nuit dans le parc du Rouret ?

Aviez-vous un jour, avant 2010, été conviés à une rencontre pour échanger autour du budget de la commune ?

Combien de réunions concernant votre quartier étaient organisées avant notre arrivée ? Une seule en période préélectorale ? Aujourd’hui c’est une réunion annuelle par quartier.

Depuis combien de temps n’aviez-vous pas connu une journée comme celle du 8 mai dernier aux environs de la cave coopérative et du chemin de la Ferme ?

Si vous aviez plus de 70 ans avant notre élection, vous souvenez-vous d’avoir été conviés par l’ancienne municipalité à une rencontre de préparation du voyage des Aînés, avec des gens qui évoquent intelligemment ce que vous irez visiter, puis à une rencontre bilan avec diaporama après le voyage ? Aviez-vous participé à une semaine bleue avant 2008 ?

Vous a-t-on mis au courant de l’augmentation conséquente de la dotation par élève dans les écoles de la commune ?

Si vous êtes membre d’une association adhérente à l’un des trois offices municipaux, avez-vous remarqué l’augmentation globale des subventions ?

Si vous habitez la commune depuis plus de trois ans, avez-vous été conviés à une réception des nouveaux habitants pour un moment convivial au parc du Rouret ?

Sous la municipalité précédente, avez-vous lu un guide de la rentrée scolaire aussi complet et attrayant ?

Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres de ce qui a changé à Saint Christol.

Bien sûr, nous n’avons pas fait table rase du passé. Bien sûr, nous avons poursuivi ce qui fonctionnait bien. Évidemment, nous avons finalisé l’opération lycée Prévert, malgré quelques surprises coûteuses.

Nous n’avons pas rompu les ponts avec les associations qui ne nous auraient pas été favorables, j’ai même l’impression que nous avons resserré les liens de part et d’autre pour le bien de la commune et de ses habitants.

Alors bien sûr, on nous reproche de ne pas avoir fait de réalisation « d’envergure », c’est-à-dire de ne pas avoir fait de tape-à-l’oeil. On nous reproche de ne pas avoir construit en trois ans de nouvelles infrastructures comme celles que nos prédécesseurs ont mis 25 ans à réaliser.

On oublie juste de dire que les bâtiments communaux (Foyer, Maison Pour Tous, écoles…) sont peu à peu remis aux normes pour la sécurité du public, ce qui avait été négligé depuis des années !

On oublie de dire que, si nous refaisons la cuisine de Marignac, c’est qu’elle était obsolète et aurait dû être rapidement fermée. Nous préservons ainsi la confection des repas sur place au lieu de les confier à des sociétés reines de la mal-bouffe.

On oublie de dire que nous avons le projet de déplacer le centre de loisirs au Rouret, dans un lieu qui n’empêchera pas tout un chacun de profiter du parc, où les enfants devraient passer leurs vacances depuis longtemps, au lieu d’être confinés en juillet dans une école ! Et ce centre de loisirs ouvrira avant la fin de notre mandat !

Si j’énumérais ici tout ce que nous avons fait, tout ce que nous faisons, avec notre énergie, notre passion, pour la commune, ce n’est pas un article que je ferais mais dix !

À part ça, il ne se passe rien à Saint Christol lez Alès depuis que Clarté et Démocratie est là…

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Oscar

Posted by Lionel Sugier sur 7 mai 2011

Oui, je décerne à Grégoire Abitan l’Oscar (allons, soyons plus modeste, le César) du budget communal le plus transparent depuis 20 000 ans.

Aujourd’hui à Saint Christol, chaque adjoint en charge d’un budget sait exactement où il en est, et pourra poursuivre au jour le jour son évolution.

Sur un blog saint christolen voisin, un groupe d’opposition se gausse gentiment de tout cela. Ce qu’ils ont dit en conseil municipal et qu’ils oublient de préciser sur leur blog, c’est que :

1. Ils se réjouissent que chaque adjoint puisse aujourd’hui suivre son budget au jour le jour, que chaque adjoint soit responsabilisé alors qu’ils n’avaient de cesse de le demander au cours du mandat précédent, sous Sirvin, et qu’ils ne l’ont jamais obtenu. C’est peut-être la différence entre un vrai travail d’équipe et une équipe de façade… L’adjoint aux finances est aujourd’hui le même qu’hier, mais il peut faire maintenant ce qu’il a toujours souhaité, et n’a pas pu mener à bien auparavant, pour diverses raisons.

2. Ils ne peuvent pas critiquer le budget, contrairement aux années précédentes, parce qu’ils n’ont rien à dire de sérieux pour s’y opposer. Ils se contentent de petites remarques à la marge, ils votent contre par « choix politique », sans préciser lequel, mais ils restent cois sur les reproches qu’ils pourraient faire à ce budget. Ils n’en trouvent pas.

Et les deux (ou trois ?) autres groupes d’opposition de suivre le même chemin en utilisant le prétexte commode (Bénézet l’a même avoué) du « choix politique ». Sans plus de précision ni des uns ni de l’autre.

Terminés les reproches de frilosité, de manque d’ambition… Aujourd’hui les oppositions ne savent plus que dire et se contentent de traits d’humour. Ça ne mange pas de pain. Mais ça ne va pas chercher très loin….

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Le sens du vent

Posted by Lionel Sugier sur 5 mars 2011

Je souhaiterais vous narrer aujourd’hui l’histoire de M. et Mme de la Girouette.

C’est une nouvelle de politique-fiction, totalement inventée, une sorte de conte de faits (et méfaits) et si vous y trouvez une quelconque ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, c’est parce que la réalité est parfois proche de la fiction. Et vice versa. De toutes façons, c’est tellement énorme qu’on ne peut pas y croire.

Il était une fois un couple inséparable qui avait décidé dès son plus jeune âge de faire carrière dans la politique. Les tourtereaux commencèrent d’abord au sein d’ une cellule du Parti Communiste, dans une ville moyenne que nous appellerons X. Je vous parle d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître (Merci Charles). S’apercevant au bout d’un certain temps que ce n’était pas rentable d’être au PCF si on voulait obtenir une place d’élu, ils suggérèrent à certains de leurs camarades (qui s’en souviennent aujourd’hui et n’ont pas tous fait comme eux) de changer de crèmerie, et de les suivre au PS où les chances de briguer un poste à responsabilité étaient à l’époque plus grandes (ça a bien changé…). Ils restèrent quelques années dans la ville de X, multipliant magouilles et divisions, jusqu’au jour où tous les autres socialistes de la ville réussirent, non sans mal, à s’en débarrasser. Nos héros auraient alors monté un deal avec le maire d’une commune voisine, plus modeste, que nous appellerons Y : Madame serait candidate derrière le maire sortant, celui-ci s’engageant verbalement auprès d’elle, et en secret, à se retirer à mi-mandat pour lui céder la place. Marché conclu. Leur liste fut élue de justesse.

Bon. Le maire en question, à un moment donné, changea d’avis. Hé oui. Cela arrive quelquefois dans ces milieux. M. et Mme de la Girouette prirent alors le prétexte d’un complexe touristique que l’édile voulait faire bâtir près de chez eux pour se découvrir écologistes. Rupture.

Pour l’élection municipale suivante, Madame, logiquement, fit dissidence et brigua l’investiture socialiste. Le maire aussi. Ce dernier reçut l’adoubement du parti. Madame (connaissant bien son sujet) cria à la magouille. Elle et ses suiveurs démissionnèrent du PS.

Le maire d’un côté, Madame de la Girouette de l’autre, se présentèrent séparément aux élections municipales. Le premier (vous n’allez pas y croire, mais rappelons que c’est de la fiction !) osa une alliance plutôt étrange avec l’UMP. La deuxième se définit, durant sa campagne, comme tantôt écolo, tantôt à gauche, tantôt ni droite ni gauche. Ils perdirent tous deux les élections.

Bien fait.

Le conte pourrait s’arrêter là, sur cette morale quelque peu lapidaire, mais, par la bouche de certains griots qui ne manquent pas d’imagination, et comme tout conte à valeur universelle, il se poursuit de nos jours. En voici les plus récents développements.

Dernièrement le couple de la Girouette aurait proposé ses services à un candidat aux cantonales pour Europe-Écologie-les-Verts. Sans succès. On commence à savoir un peu partout qu’ils sont des professionnels du vent qui tourne.

Finalement Madame s’est rapprochée du MoDem, parti ni-droite-ni-gauche qui lui correspond parfois, ça dépend du vent.

Ils essaient tout. M. et Mme de la Girouette sont des gens tenaces. Qui ne lâchent rien de leur ambition politique et cependant, toute honte bue, se permettent de donner des leçons de vertu à tout le monde.

Ils ont écumé presque tous les partis de gauche. Maintenant ils se stabilisent au centre mou, le temps d’une élection. Si ça ne marche pas, il leur restera à tenter le Nouveau Centre ou l’UMP. Mais là aussi, les places sont chères. Pourquoi ne pas plutôt réessayer le PCF, qui manque de combattants ? Ou bien le Parti de Gauche ? Ah non, trop tard : Mélenchon a déjà lu ces lignes, et il ne se laissera pas avoir.

Bon, tout n’est pas perdu : aux dernières nouvelles, le FN aurait le vent en poupe.

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Comprendre l’opposition : anthropologie politique

Posted by Lionel Sugier sur 1 janvier 2011

Pour nous aider à y voir plus clair dans les stratégies parfois floues de groupes humains appelés « oppositions municipales », mieux connaître leurs moeurs, leur culture, leurs us et coutumes, leurs rituels, nous avons fait appel à deux socio-anthropologues de renommée internationale, tous deux professeurs à Berkeley, qui se sont penchés sur l’un de ces groupes vivant dans une bourgade moyenne du sud de la France, Saint C. lez A. (Retenez bien ce nom légèrement dissimulé, que vous retrouverez plus loin dans ce dossier) . Voici des extraits de leur rapport.

« Nous désignerons le groupe humain étudié, par souci de vulgarisation et faute de mieux, au risque de ne pas toujours être compris du grand public, par les termes génériques « Les Unis », même si cette désignation n’est pas toujours des plus appropriées, comme nous allons le voir.

Examinons leur évolution, depuis leur naissance jusqu’à ce jour.

Signalons au préalable que ce groupe utilise avec plus ou moins de bonheur tous les moyens modernes de communication pour bien se faire connaître de ses semblables. « Les Unis » ont cependant une prédilection pour la technique du « copier/coller » qui peut parfois les faire apparaître comme légèrement redondants.

Leur naissance est un premier mystère. Ils sont (relativement) connus aujourd’hui, dans leur sphère d’influence, sous l’appellation « Union et Dynamisme », et possèdent un blog à ce nom, tout en publiant des feuilles de chou assez régulières portant ce même titre. Ils définissent leurs supports comme « blog citoyen d’opposition municipale » ou « Le journal de l’opposition municipale », ce qui ne laisse pas d’interroger quelque peu le chercheur. S’agit-il ici d’une opposition municipale parmi d’autres, ou de l’opposition municipale, la seule, la vraie ? Nous nous perdons encore en conjectures.

Comme nous le suggérions plus haut, la date de naissance elle-même est floue. Les premiers articles du blog, antédiluviens, sont datés du début de l’année 2008 (à partir de février), et s’apparentent fort à des balbutiements, des vagissements d’entité en gestation. Des personnes de tous horizons se penchent à cette époque sur leur berceau : il semble qu’ils soient adoubés conjointement par des membres de grandes tribus d’ordinaire ennemies, le PS et l‘UMP (Retenez bien ces sigles). Leurs principaux chefs sont d’ailleurs issus soit de l’un soit de l’autre groupe, à parité et à nombre égal. Aux temps anciens de leur genèse, ils ne s’appellent d’ailleurs pas encore Union et Dynamisme, mais « Unis pour l’Avenir de Saint C. lez A. ».

Le concept de dynamisme, accolé à celui d’union par la conjonction de coordination « et », apparaît sur leur blog dans un billet du 24 juillet 2008 : ils publient leur premier journal, avec la photo de leurs 4 élus. Aucun article, sur les 4 pages, n’est signé. Nous en déduisons donc que ce 1er journal est l’émanation de la pensée des 4 élus. C’est la phase UMP + PS.

En juillet toujours, le journal municipal leur donne la parole, et ils s’expriment de concert, à 4 voix. L’harmonie est totale. C’est la période UMP ♥ PS.

Retour au blog : le 13 août 2008, annonce de la création de l’association « Union et Dynamisme », un peu après la parution de leur premier journal, donc. L’association est représentée par un bureau (un président, une secrétaire, une trésorière) puisé parmi les non élus, mais plutôt d’un seul bord. C’est la phase PS >UMP.

Le 13 septembre 2008, un nouveau billet sur le blog annonce les jour et heures de permanence des 4 élus, toujours inséparables. Une telle entente force l’admiration. C’est la phase « malgré tout ».

Le mois suivant (octobre 2008) apparaît hélas la première faille qui va être le signe avant-coureur du déclin inexorable de cette belle union : dans le journal municipal, deux élus disparaissent et les deux autres font, si l’on ose dire, cavalier seul, en signant un article de leurs noms suivis de la précision « conseillers municipaux UMP ». C’est la rupture.

En novembre 2008 paraît le journal n°2 d’Union et Dynamisme, avec une jolie photo non plus des 4 élus, mais des 3 membres du bureau. La première demi-page est signée du président de l’association, une autre page presque entière de la secrétaire et d’une élue (l’une des disparus du paragraphe précédent…), ce qui laisse 4 brèves et 2 pages entières non signées. Cette tribu a longtemps cultivé le secret. Respectons ses coutumes, qui, nous le verrons, vont lentement évoluer.

En janvier 2009, sur le journal municipal, nous voyons réapparaître nos deux conseillers UMP du mois d’octobre, et une autre tribune, signée de leurs deux ex-acolytes sous la bannière « Unis pour l’Avenir de Saint C. lez A. » (nom initial, voire initiatique, d’Union et Dynamisme, rappelons-le). Le divorce est donc consommé et étalé au grand jour.

Est-ce que vous suivez toujours ? Nous, on s’y perd un peu… Abrégeons donc.

Depuis ce funeste divorce, quatre journaux d’Union et Dynamisme sont parus, avec d’abord des articles souvent non signés ou bien simplement par des initiales, puis progressivement par des noms complets (ce qui dénote une réelle disposition à l’évolution positive d’un groupe humain ayant pourtant traversé tant d’épreuves). Mais plus jamais les UMP du début n’y ont pris part. Huit journaux municipaux sont parus également, avec toujours deux expressions distinctes pour ces 4 élus ex-unis, les uns s’annonçant toujours UMP, les autres tout d’abord « conseillers municipaux d’opposition » puis, plus récemment (exactement depuis juillet 2010), « conseillers municipaux PS ».

Même si des manoeuvres d’approche, des accords secrets, des négociations ont dû exister en amont, nous constatons à l’issue de cette étude que « les Unis » ne le sont restés officiellement que huit mois, et que depuis plus de 2 ans, certains d’entre eux utilisent abusivement le terme d’ « Union » sans que nous ayons pu savoir avec qui (malgré nos recherches fouillées), les autres ayant clairement affiché leur désunion et annoncé leur droitière couleur. On peut toujours contempler sur le blog d’ « Union et Dynamisme » les photos (au demeurant très esthétiques) de ceux et celles qui sont partis depuis longtemps.

Nous sommes absolument exténués par cette étude d’un groupe d’opposition, ou de deux, ou de deux en un, ou d’un scindé en deux, et nous nous demandons finalement au terme de nos travaux, où est l’union, où est le dynamisme dans tout ça ? Et que penser du « et » ?

Dire que nous avons encore deux groupes d’opposition à étudier… Comment allons-nous pouvoir humainement supporter ça ?

Allez, BONNE ANNÉE quand même… »

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L’opposition municipale pour les nuls

Posted by Lionel Sugier sur 23 décembre 2010

Un conseil municipal, quelque part en France. Inscription sur le tableau bleu, derrière le maire : « et surtout n’oubliez pas de vous aimer ».

Dans un conseil municipal, siéger au sein de l’opposition peut être très frustrant. Vous vous êtes présenté à l’élection, vous avez perdu, mais votre place, en haut de la liste que vous conduisiez, vous permet de siéger. Fatalitas ! Pendant 6 longues années, vous en êtes réduit à contester tout ce que fait la majorité, que vous avez combattue lors de la campagne et que, logiquement, vous continuez à combattre. C’est parfois épuisant car vos choix sont rarement pris en compte, n’étant pas ceux de la majorité aux commandes.

Mais parfois cela peut se révéler confortable, et permettre de se faire mousser à peu de frais.

Voici certaines méthodes, en forme de mode d’emploi, qui peuvent procurer une certaine jouissance à des opposants soucieux d’exister. Si vous êtes vous-même en minorité dans une municipalité, je vous invite à prendre connaissance de ces quelques ficelles, largement inspirées de nos oppositions à Saint Christol lez Alès, et qui vous garantiront de franchir cette épreuve pesante dans la joie et la bonne humeur (et youpi !) :

1. La méthode « T’es pas cap »

– Prenez un projet que vous n’avez pas réalisé quand vous étiez aux manettes, parce qu’il aurait trop endetté la commune.

– Mettez la majorité au défi de le réaliser, en communiquant sur le fait que c’est vous qui le proposez. Argumentez, chiffrez au petit poil pour bien montrer que vous avez bossé (normal, vous l’aviez préparé bien avant, quand vous étiez majoritaires, et vite abandonné vu le coût).

– Quand la majorité aura refusé (« trop cher »), re-communiquez pour dire « Vous voyez bien, ils ne font rien, c’était pourtant une bonne idée, non ? »

– À cette occasion, évitez de repréciser le coût.

2. La méthode « Ils s’y prennent comme des manches »

– Félicitez d’abord la majorité pour une de ses bonnes idées, celle que vous partagez.

– Embrayez directement sur la manière d’appliquer l’idée, qui vous déplaît profondément (vous, vous auriez fait pareil, mais autrement).

– Écoutez patiemment les réponses qui vous sont faites par le maire et ses amis, qui sont bien sûr très ressemblantes, à quelques nuances près.

– Communiquez sur le fait que l’équipe municipale en place a répondu à plusieurs voix, mais dissonantes. Pour cela, n’hésitez pas à tronquer les réponses et à n’en publier que ce qui vous arrange.

3. La méthode Coué

– Prenez deux ou trois (pas plus) lieux communs que vous râbacherez sans arrêt dans toutes vos publications, toutes vos interventions, durant tout le mandat.

– Choisissez des mots simples, basiques, usez et abusez du cliché, utilisez comme repoussoir les mots « communistes », « sarkozystes », « incompétents », « archaïques », « gestion de père de famille », « manque d’ambition pour la commune », « immobilisme », « frileux », etc.

– N’oubliez pas : râbachez-les pendant tout le mandat, comme prévu.

– Pour montrer que vous êtes ouverts, soyez indulgents dans un seul domaine, en saluant le travail accompli par tel adjoint, cela ne pourra que rabaisser le travail des autres. Et éventuellement créer des divisions dans la majorité.

4. La méthode « On est sympa, on vous prévient »

– Évoquez en Conseil Municipal un point sur lequel circule une rumeur.

– Au besoin et au préalable, vous aurez pris soin de fabriquer vous-même cette rumeur et de la faire circuler.

– Prenez un ton grave, un air préoccupé, et avertissez généreusement la majorité du fait que cette rumeur enfle et que ce n’est pas bon, ni pour les concitoyens ni pour le service public (insistez sur ce dernier point surtout si vous vous souciez du service public – et/ou des concitoyens) comme de votre première paire de chaussettes.

– Ignorez superbement les élus majoritaires qui vous rappelleraient que des rumeurs similaires couraient déjà quand vous étiez aux commandes. S’ils insistent, dites que c’est archaïque de regarder dans le rétroviseur, et que de toutes façons la rumeur actuelle n’a aucune commune mesure avec les précédentes.

– Communiquez sur votre intervention, et n’oubliez pas de continuer à répandre la rumeur, sans hésiter à l’amplifier au besoin.

5. La méthode « De toutes façons c’est toujours nul »

– Si la majorité n’a pas réalisé dans la commune quelque chose de voyant, type Zénith, Palais des Congrès ou Pyramide du Louvre, dites qu’ils ne font rien.

– Quand quelque chose que vous ne pourrez pas nier a été fait, dites qu’ils ont eu tort de le faire parce que ça coûte trop cher.

– Ainsi, quel que soit le cas de figure, l’équipe en place est systématiquement dénigrée.

– Dans le même temps, n’oubliez jamais de faire savoir que vous êtes une opposition constructive, et pas systématique. C’est toujours bien vu et ça ne mange pas de pain.

Voilà donc quelques-unes des façons agréables de passer 6 ans dans l’opposition, à ignorer superbement le travail quotidien d’une mairie, les difficultés, les arbitrages, le compromis entre le vouloir faire et les possibilités concrètes. Et à agacer les élus de la majorité qui eux s’y confrontent. Finalement, l’opposition et ses solutions toutes faites, c’est si confortable ! Le summum d’une vraie politique d’opposition est de mixer deux (ou plus) des méthodes ci-dessus, ou de les alterner. C’est un exercice intellectuel très stimulant qui vous évitera de vous ennuyer pendant 6 ans.

Un petit bémol pour terminer, car toute théorie a hélas sa faille : si ces méthodes ont de fortes probabilités d’énerver la majorité, leur succès, lui, ne peut être garanti à long terme. Désolé.

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Addict ! Contrepoint (4)

Posted by Grégoire Abitan sur 10 décembre 2010

Après avoir longtemps hésité : mettre un commentaire assassin sous le billet « No future » de Lionel ou carrément rédiger un contrepoint ? (voire lui proposer un contre aux poings)…

C’est la deuxième solution que je retiens car je voudrais aller plus loin qu’une simple réaction.

À te lire, cher Lionel, on dirait bien que c’est tout un genre littéraire que tu rejettes (« Les auteurs de science fiction sont souvent des adultes mal grandis…« ), même si tu cites des exceptions.

Je ne vais pas défendre la SF car je ne m’y intéresse pas plus qu’à n’importe quel genre. Et d’ailleurs, le genre, pourquoi s’en préoccuper ? Prenons juste le temps de commencer à lire les premières pages d’un livre, et voyons si on accroche ou pas.

Un livre, c’est juste une porte vers ailleurs et faire des distinctions préalables c’est comme ne prendre que des chemins balisés par d’autres, ne parler qu’aux personnes de son entourage ou manger toujours la même cuisine… (Je semble m’en prendre à toi bien que je sache parfaitement que ce n’est pas ton cas, mais tu fais là un parfait « book émissaire » !)

Et s’il faut faire encore un coming out ici, c’est sans hésiter une seconde que je le fais : oui, je suis addict à la lecture ! Qu’importe la jaquette, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Là, tout fait ventre, y compris la collection Harlequin (non, je retire, pas la collection Harlequin ! … Encore que, en cas de disette absolue, je suis certain que je pourrais lire n’importe quoi plutôt que de tourner en rond et rester en état de manque).

C’est à un point tel que je suis angoissé si je n’ai pas, à portée de table de nuit, trois ou quatre livres à lire (ou à relire même !). Cela ne veut pas dire que tout ce que je lis me laisse un souvenir impérissable, mais en parcourant de manière large les rayonnages d’une médiathèque ou d’une librairie, on fait des vraies découvertes. Appelons cela une approche horizontale. Puis, une fois qu’un auteur m’accroche, me captive (on devrait dire me capture) c’est un mouvement vertical qui s’opère : il me faut lire tout ce qu’il ou elle a écrit (de préférence dans l’ordre chronologique). Et ensuite ? Et bien, on recommence, un livre en amenant un autre, soit par ses thèmes, soit tout bêtement parce qu’il est placé là, juste à côté, sur le rack de retour de la médiathèque par exemple… Et c’est reparti pour un tour, une exploration, une évasion. Parfois il suffit d’un auteur interrogé à la radio, de l’avis d’une connaissance, d’une image sur la couverture pour me faire tenter l’expérience.

Aussi haut que je remonte dans le temps, il y a toujours des livres avec moi, et quelles que soient l’heure ou les obligations du lendemain (examen pendant les études, rendez-vous professionnels importants, conseil municipal, et oui, j’avoue ! ) rien ne m’a jamais empêché de finir un bouquin.

Comme pour toute addiction, je finis par adopter les comportements liés à la dépendance : il m’arrive souvent de commencer un nouveau livre aussitôt le précédent terminé, comme un fumeur qui allume sa cigarette avec le mégot de celle qui va s’éteindre (l’analogie s’arrête là car il nous manque une mention qui devrait être obligatoire sur les couvertures : « Lire améliore gravement votre santé »)

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Deux ou trois choses en revenant de vacances

Posted by Lionel Sugier sur 24 août 2010

1. Christian Estrosi. C’est le ministre ridicule désapprouvé y compris par son propre camp. Il voudrait que les maires qui ne luttent pas assez contre la délinquance soient sanctionnés. Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire à part placer des caméras partout ? Ce type-là n’aurait-il pas des actions dans une société de surveillance ? Je ne vois pas comment un maire peut stigmatiser ses semblables quand il est aussi ministre et qu’il sait que si la sécurité est un problème, ses solutions incombent légalement à l’État, qui ne cesse de supprimer des postes de gendarmes et de policiers.

2. Les Roms. Quelle honte. Sarkozy prépare, peut-être un peu tôt, les élections de 2012. On vire des gens qui devraient avoir leur place en France, qui vont rester 2 ou 3 mois en Roumanie et qui vont revenir, et on le sait. Pourquoi ne pas prendre le problème à bras le corps et trouver des solutions ici ?

3. Les gens du voyage. Grave problème pour Saint-Christol, qui devrait avoir une aire d’accueil et n’en a pas. La municipalité réfléchit à ce problème, et d’autres peuvent toujours nous donner des leçons, qui, élus avec le précédent maire,  ont soi-disant demandé cette aire depuis longtemps mais n’ont jamais fait grand chose pour l’obtenir. Il est facile d’être aujourd’hui dans l’opposition et d’avoir la solution à tous les problèmes, quand on a été dans la majorité et qu’on n’a rien résolu. Parce que, pendant les derniers mois on a été des dissidents. Des vrais rebelles. Des soixante-huitards de première. Et comme par hasard, c’est pendant ces derniers mois qu’on aurait fait des propositions intéressantes, bien sûr toujours refusées, et aujourd’hui rappelées à chaque conseil municipal. Ben, heu, pardon, mais non, Mme Coulet, M. Monier, vous ne me ferez jamais avaler ça. On était là, un certain nombre des élus de la majorité d’aujourd’hui. On est témoins. Vous avez été dans la majorité avant d’être dissidents. Et la seule chose qui vous a divisés, c’est le Serre d’Avène. Sinon, vous étiez d’accord sur tout. Y compris sur un retrait de Sirvin en cours de mandat, laissant la mairie à Suzanne Coulet. Vrai ou faux ?

4. Parler des problèmes de la classe moyenne permet d’avoir l’assentiment de ceux qui peuvent lire des blogs sur internet. Et aussi de ne pas parler de la classe qui est au-dessous de la classe moyenne, et qui morfle réellement. Et qui n’a pas toujours accès à internet.  Je suis un specimen de la classe moyenne, et cela ne me dérange pas de voter, mais aussi de payer plus d’impôts directs, qui sont progressifs, donc les plus justes. Encore une fois, pour nos opposants, leur position est facile, mais qui dit qu’ils n’auraient pas fait comme nous s’ils avaient eu en charge la commune ? Surtout quand on mesure ce que Sirvin nous a laissé…

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