Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for mai 2011

DSK : RAF

Posted by Lionel Sugier sur 28 mai 2011

Ou DSK : Rien À F…

On se bat l’oeil de ces gens qui sont « traités comme tout inculpé » et qui peuvent se payer les avocats les plus chers, et une prison dorée avec piscine et jacuzzi.

On rigole doucement de l’équité de la justice étasunienne où le plus friqué a toujours raison.

On se fout carrément du sort de Dominique Strauss-Khan.

On a des réserves sur ce que l’on nous dit sur la « femme de chambre » sauf qu’elle a été présentée au début sous le prénom d’ « Ophelia » (pourquoi Ophelia, ça fait peut-être plus « femme légère » que Nafissatou, son vrai prénom ?), qu’on nous a raconté d’abord qu’elle était « fille-mère » puis qu’on nous précise maintenant qu’elle est veuve et réfugiée politique, et qu’on veut nous faire croire qu’elle était l’instrument d’un coup monté…

Aujourd’hui ce qui nous paraît important c’est un rassemblement qui nous permettrait de virer Sarkozy (surtout qu’il ne fasse jamais deux mandats !) et de mettre en place une vraie politique de gauche, basée sur la liberté de s’exprimer, l’égalité entre hommes et femmes, noirs et blancs, homos et hétéros, la fraternité et la solidarité envers les plus démunis, les chômeurs, les « bénéficiaires » du RSA, les enfants de sans papiers, les sans domicile fixe, les parents  « illégaux » (qui paient des impôts) qu’on expulse…

Qui va en parler ? Qui va faire quelque chose, au-delà des promesses ?

Aujourd’hui l’Espagne nous interpelle depuis la Puerta del Sol, écoutons-la !

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L’alibi du contexte

Posted by Lionel Sugier sur 14 mai 2011

1. Anecdotique.

Sébastien Chabal déclarait récemment dans le JDD :

« Je dis ce que je pense : les arbitres du Top 14 sont nuls. Ils me rendent fous. Il n’y en a que deux ou trois qui sont pros. Et encore, j’aimerais savoir ce qu’ils font vraiment. Les arbitres de touche ont un boulot la semaine, et ils sont tout contents d’être là le week-end. Ils n’aident pas l’arbitre central et quand ils interviennent, c’est catastrophique. »
Sébastien Chabal vient d’être suspendu par la fédération française de rugby pour plusieurs matchs (et ne sera pas sélectionné pour participer au Mondial de cet automne, mais il paraît que cela n’a rien à voir). Sa défense ? « Mes propos ont été sortis de leur contexte. »

2. Plus troublant.

Le site Mediapart a publié les paroles de Laurent Blanc sur une sombre histoire de quotas dans le football français, à savoir (verbatim à consulter sur le site de Mediapart) :

Laurent Blanc : Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (…) Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture (…) Les Espagnols, ils m’ont dit: “Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas”.»

Erick Mombaerts : Est-ce qu’on s’attelle au problème et on limite l’entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité?

Laurent Blanc : Moi j’y suis tout à fait favorable.

Aujourd’hui, Laurent Blanc regrette, dit que ses propos ont dépassé sa pensée, et ont été « sortis de leur contexte ».

3. Beaucoup plus grave.

Je vous livre ci-dessous des extraits d’un livre de Roger Garaudy, « Les mythes fondateurs de la politique israélienne » publié en 1996, où l’auteur, ancien communiste converti à l’Islam puis au révisionnisme, écrivait entre autres ignominies (je vous épargne les plus écoeurantes, horriblement « techniques » pour nier la Shoah) :

« Pour nous en tenir à notre thème : « les mythes fondateurs de l’État d’Israël », nous nous attacherons à examiner l’une des contrevérités qui exercent encore, après plus d’un demi-siècle, le plus de ravages dans le monde actuel et pas seulement au Proche-Orient : le mythe des Juifs exterminés. » (Chapitre II. « les Mythes du XXe siècle », 2. Le mythe de la justice de Nuremberg.).

« La seule « solution finale » consistait donc à vider l’Europe de ses juifs en les éloignant toujours plus jusqu’à ce que la guerre (à supposer qu’on la gagne), permette de les mettre tous dans un ghetto extérieur à l’Europe (comme le projet de Madagascar en avait été la première suggestion). » (Ibid.)

« L’arme du crime, c’était pourtant, selon les accusateurs, les « chambres à gaz ». Et voici que les juges n’en trouvaient pas de « trace” ! » (Ibid.)

« Ce « Shoah-business » n’utilise que des « témoignages » évoquant diverses manières de « gazer » les victimes, sans qu’il nous soit jamais montré le fonctionnement d’une seule « chambre à gaz » (dont Leuchter a démontré l’impossibilité physique et chimique), ni un seul de ces innombrables camions qui auraient servi, par l’émanation du Diesel, de « chambres à gaz ambulantes ». Ni les tonnes de cendres des cadavres enfouis après leur crémation. »

« L’Album d’Auschwitz, recueil de 189 photographies prises dans le camp même de Birkenau à la même époque, publié avec une introduction de Serge Klarsfeld et un commentaire de J.-C. Pressac, donne à voir 189 scènes de la vie concentrationnaire lors de l’arrivée d’un convoi de déportés venu de Hongrie. Là encore, rien, rigoureusement rien, qui confirmerait une extermination massive et systématique. »

« Les rescapés, appelés comme témoins, et qui ont authentifié l’existence de « chambres à gaz », l’ont fait non d’après ce qu’ils avaient vu, mais d’après ce qu’ils avaient « entendu dire ». » (Ibid.)

« L’apothéose de cette littérature romanesque est le best-seller mondial du Journal d’Anne Frank. Le roman, merveilleusement émouvant, se substitue au réel, et une fois de plus le mythe se déguise en histoire. »

Sympathique, non ? Il est toutefois honnête de ma part de signaler que je ne vous livre pas l’analyse complète de Garaudy, donc que je sors ces quelques phrases de leur contexte. C’est sans doute ce qu’a dû penser ce brave abbé Pierre qui, venant au secours de son ami Garaudy attaqué pour ce livre, lui écrivait une lettre dont je vous propose ici quelques extraits, bien évidemment sortis de leur contexte (et de plus, pour preuve de ma mauvaise foi, c’est moi qui souligne):

« Très cher Roger,

15 avril 1996

Tu sais les limites de mes forces. Elles diminuent chaque jour bien que beaucoup soient persuadés qu’elles sont grandes parce que ma voix est restée sonore et parce que dès que j’ai la conviction qu’un fait ou une question créent injustice et fausseté, je reprends des énergies, mais qui ne sont que bien brèves.

Pardon de tant parler de moi, mais c’est pour expliquer à toi et à tous ceux auxquels tu estimeras utile de faire connaître ma lettre, comment il se fait que j’ai tardé en dépit des contacts téléphoniques, à rendre publiques mes certitudes en ce qui te concerne, en ta personne que je connais depuis 50 ans et en ce qui concerne tes actes, des plus intimes à ceux ayant les plus grandes conséquences publiques. (…)

De ton nouveau livre il m’est impossible de parler avec tous les soins que réclament non seulement son sujet fondamental, mais aussi l’étonnante et  éclatante érudition, scrupuleuse, sur laquelle chaque propos se fonde, comme j’ai pu le constater en le parcourant. (…)

Il faut tout faire, et je m’y emploie, pour que bientôt des historiens vrais, de la même passion du vrai qui est la tienne, s’attachent à en débattre avec toi.

Les insultes contre toi que j’ai pu connaître (jusque dans un quotidien que j’estime le plus pour son habituelle objectivité), qui t’ont accablé de toutes parts sont déshonorantes pour ceux qui, comme à la légère, t’en accablent. (…)

Sur toi et ta vie, peu de mots suffisent. Tu es un de ces hommes qui ne cessera jamais, jusqu’au face à face avec l’Infini Amour, d’être tourmenté d’une dévorante faim d’Absolu.

Je plains ceux qui sont si superficiels, ou pressés de trop d’autres « faits divers », qu’ils n’aient pas su respecter et aimer tes recherches, et la façon dont, (en toute ta vie) tu as voulu cueillir et rassembler tout Absolu, perçu fût-ce très parcellaire, en toutes les spiritualités entre lesquelles si sincèrement se partagent (et parfois égarées se combattent) les humains de toute la terre et de tous les siècles. (…)

Je t’en prie, retiens de ces lignes presque illisibles que nous lirons ensemble au téléphone, la force et la fidélité de mon affectueuse estime et de mon respect pour l’énorme travail de ton nouveau livre. Le confondre avec ce qui fut appelé « révisionnisme » est une imposture et véritable calomnie d’inconscients.

Ton frère

Abbé Pierre »

Voilà. Peut-être après ces précisions verrez-vous l’abbé d’un autre oeil.

Ces quelques exemples montrent qu’aujourd’hui comme hier, on peut dire tout et n’importe quoi, y compris les pires horreurs. Il suffit pour sa défense de dire que les mots prononcés, les phrases écrites, ont été sortis de leur contexte, et le tour est joué.



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Oscar

Posted by Lionel Sugier sur 7 mai 2011

Oui, je décerne à Grégoire Abitan l’Oscar (allons, soyons plus modeste, le César) du budget communal le plus transparent depuis 20 000 ans.

Aujourd’hui à Saint Christol, chaque adjoint en charge d’un budget sait exactement où il en est, et pourra poursuivre au jour le jour son évolution.

Sur un blog saint christolen voisin, un groupe d’opposition se gausse gentiment de tout cela. Ce qu’ils ont dit en conseil municipal et qu’ils oublient de préciser sur leur blog, c’est que :

1. Ils se réjouissent que chaque adjoint puisse aujourd’hui suivre son budget au jour le jour, que chaque adjoint soit responsabilisé alors qu’ils n’avaient de cesse de le demander au cours du mandat précédent, sous Sirvin, et qu’ils ne l’ont jamais obtenu. C’est peut-être la différence entre un vrai travail d’équipe et une équipe de façade… L’adjoint aux finances est aujourd’hui le même qu’hier, mais il peut faire maintenant ce qu’il a toujours souhaité, et n’a pas pu mener à bien auparavant, pour diverses raisons.

2. Ils ne peuvent pas critiquer le budget, contrairement aux années précédentes, parce qu’ils n’ont rien à dire de sérieux pour s’y opposer. Ils se contentent de petites remarques à la marge, ils votent contre par « choix politique », sans préciser lequel, mais ils restent cois sur les reproches qu’ils pourraient faire à ce budget. Ils n’en trouvent pas.

Et les deux (ou trois ?) autres groupes d’opposition de suivre le même chemin en utilisant le prétexte commode (Bénézet l’a même avoué) du « choix politique ». Sans plus de précision ni des uns ni de l’autre.

Terminés les reproches de frilosité, de manque d’ambition… Aujourd’hui les oppositions ne savent plus que dire et se contentent de traits d’humour. Ça ne mange pas de pain. Mais ça ne va pas chercher très loin….

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