Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for the ‘Saint-christol’ Category

HK : piqûre de rappel

Posted by Lionel Sugier sur 16 janvier 2017

affiche-hk-barneyPrévente également du lundi 16 (aujourd’hui !) au jeudi 19 janvier à la Maison Pour Tous de Saint Christol lez Alès, de18h à 19h30.

Qu’on se le dise !

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HK, quelques Saltimbanks, Jay et Benlo

Posted by Lionel Sugier sur 13 janvier 2017

 

L’été dernier, je rencontre Stéphane au Festival du Rythme de Saint Jean du Pin, il me dit qu’une association d’Alès, Melting Pop, cherche une salle pour un éventuel concert de HK et les Saltimbanks. Stéphane connaît bien Saint Christol lez Alès, commune où j’ai l’habitude d’habiter, et sait qu’à la Maison Pour Tous de Saint Christol il y a une salle qui peut accueillir un tel concert. Je lui réponds que non seulement c’est possible, mais plus que souhaitable, connaissant un peu HK et notamment sa chanson « On lâche rien » vedette des Nuits Debout et des manifs contre la loi El Kohmri. Si les membres de l’association dont je fais partie, Clarté et Démocratie pour Saint Christol lez Alès, sont d’accord, on organisera le concert en partenariat avec Melting Pop. On pourra louer la salle au prix réservé aux associations de la commune, et on sait comment faire pour avoir le matériel (bars, barrières…).

Et voilà, c’est parti, aujourd’hui on est une trentaine de bénévoles de tous âges, moitié Melting Pop moitié Clarté et Démocratie, et le concert aura lieu le vendredi 20 janvier à 20h30 à la Maison Pour Tous. L’affiche ci-dessus dit presque tout, sauf qu’il y aura une prévente à Saint Christol aussi, à la Maison Pour Tous du lundi 16 au jeudi 19 janvier de 18h à 19h30. La prévente c’est intéressant parce que les billets d’entrée sont à 10€ (au lieu de 15 le soir du concert).

La première partie sera assurée par Jay et Benlo. Ils seront deux, Justine et Loïc (Justine est de Saint Christol, lycéenne à Prévert, Loïc je sais pas), ils proposent des reprises mais aussi leurs compositions.

Et si vous ne connaissez pas HK, allez voir sur le net ou sur ma page facebook (Lionel Sugier) ou sur celle de Mouss Alès (Mouss, c’est le président de l’association Melting Pop)…

Les Saltimbanks ne seront pas au complet, ils seront 6 au lieu de 8, mais l’énergie et l’enthousiasme seront au rendez-vous.

HK et (quelques) Saltimbanks à Saint Christol, c’est la fête militante. Ou le militantisme festif. Ou juste du militantisme. Ou juste la fête.

Venez nombreux-nombreuses, et encore plus !

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Malaise local n° 2

Posted by Lionel Sugier sur 22 juillet 2016

voisins vigilants

Voisins, soyez vigilants ! Les vigiles arrivent !

Un dispositif qui portait initialement le nom de « voisins vigilants » a été rebaptisé « participation citoyenne ».

C’est bien, ça, participation citoyenne. C’est hyper positif. C’est même assez redondant.

« Participation », ça veut dire qu’on participe. On n’est pas des boeufs. On est conscients, les élus tiennent compte de notre avis, on est en plein dans la démocratie participative, c’est presque nous qu’on décide ! Et en plus on ajoute « citoyenne », ça veut dire qu’on est des vrais, des purs, des concernés, des responsables, que c’est presque nous qu’on décide ! Ah ben ouais, heu, « participation » et « citoyenne » finalement c’est un peu pareil, c’est un peu deux fois la même chose…

Conformément à ce qui se passe avec le langage depuis déjà des décennies, on  a encore une fois totalement édulcoré une formule afin de la faire passer pour ce qu’elle n’est pas, voire pour le contraire de ce qu’elle est.

Au départ, donc, on a le concept de « voisins vigilants ». Un dispositif qui se présente sous forme de contrat, officiel, signé, entre la police ou la gendarmerie, une commune et des habitants volontaires. Volontaires pour surveiller leur quartier, jeter un oeil sur les maisons fermées des voisins partis en vacances, avertir la police ou la gendarmerie de toute circulation suspecte, etc. C’est-à-dire que l’on confie par contrat le travail de la police ou de la gendarmerie au quidam moyen.

Il y a déjà des volontaires.

Mais le concept change de nom. L’adjectif « vigilants » faisait sans doute un peu trop penser au substantif « vigile », connoté négatif. Donc on invente la « participation citoyenne ». Et il y a toujours des volontaires (sans doute les mêmes, puisqu’on leur a expliqué que le but ne changeait pas). On leur a même proposé une formation.

Ce qui fait que, à Saint Christol lez Alès, où j’ai l’habitude d’habiter, vous allez avoir dans certains quartiers (pas tous, et c’est tant mieux !) un citoyen référent, qui va s’occuper de vos affaires même si vous ne le souhaitez pas, qui va rôder autour de votre maison s’il pense qu’il s’y passe quelque chose de louche, qui va choisir les bons voisins des mauvais, qui va devenir le commissaire de quartier comme au bon temps de la Chine de Mao, qui va décider de ce qu’on peut faire ou ne pas faire dans la rue selon qui le proposera.

Bien sûr j’exagère un peu, mais ce dispositif peut aboutir à toutes sortes de dérives, et à une prise de pouvoir d’une seule personne sur tout un quartier. Une personne qui aura l’aval de la municipalité et de la police.

On n’a pas besoin de ça à Saint Christol. C’est une petite ville. Les voisins se connaissent. Lorsque quelqu’un part en vacances, chacun autour jette un oeil. Bien sûr, cela n’empêche pas qu’il y ait des cambriolages, mais le dispositif « participation citoyenne » ne l’empêchera pas davantage et augmentera l’animosité parmi les habitants du même quartier. L’entraide, la réciprocité, l’empathie entre voisins existent déjà. Pas besoin de vigiles institutionnels.

Voisins, soyez vigilants ! Virez vos vigiles !

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Malaise local n°1

Posted by Lionel Sugier sur 20 juillet 2016

conflit d'intéret

Sur un bulletin municipal, on souhaite toujours la bienvenue aux entreprises qui se sont récemment installées. C’est la moindre des politesses, et si c’est pour elles un peu de publicité gratuite, cela relève de l’accueil qu’une ville doit à des personnes nouvellement arrivées, qui ont créé un ou plusieurs emplois, qui sont susceptibles d’en créer d’autres et qui participent au dynamisme de la commune. Et puis c’est une information pour les habitants.

Dans le dernier bulletin municipal de Saint Christol lez Alès (petite ville où j’ai l’habitude d’habiter), journal qui s’appelle à Saint Christol et qui porte le numéro 26, paru en juillet 2016, on peut s’informer en page 30 de l’installation de trois nouvelles entreprises sur la commune. La page 30 est partagée en trois colonnes, les trois entreprises sont présentées sur la colonne de gauche, fond gris, logos et prestations en rouge, rose et noir. On peut donc dire que chaque entreprise nouvelle dispose d’un neuvième de la page.

Quand on referme le journal, on tombe sur une (grosse ?) surprise : toute la page (que l’on appelle la 4 de couv’, ou quatrième de couverture, celle qui s’offre à vos yeux quand vous refermez un journal) est occupée par ce que l’on ne peut s’empêcher de voir comme une publicité. Une pleine page de pub, très bien conçue, pour un restaurant de la commune. Qui n’est pas vraiment une entreprise nouvelle, et qui, si toutefois elle l’était, bénéficie de neuf fois plus de place que chacune de celles que j’évoquais plus haut.

Loin de moi (vous me connaissez…) l’idée de nier le cadre exceptionnel de ce restaurant, la qualité des concerts qu’il nous propose tous les mardis de l’été (sans doute des groupes locaux, que je ne connais pas – on ne juge pas ce que l’on ne connaît pas – il peut même y avoir de vraies pépites parmi ces artistes), loin de moi l’idée de dénigrer la qualité de la cuisine, bien que j’aie eu des retours assez contrastés à ce sujet… Question de goûts.

Non. Ce qui m’ennuie, et qui me met mal à l’aise, c’est que le propriétaire de ce restaurant (dont je viens finalement moi-même de faire la pub, il ne pourra pas m’en vouloir sur ce point…) est le compagnon d’une adjointe au maire. La première année où la nouvelle municipalité est arrivée, il a obtenu le marché du repas des aînés (genre 400 repas) alors que ce marché est décidé par la commission des affaires sociales dont la compagne de ce restaurateur est vice-présidente, et détient la délégation (en clair, elle est adjointe aux affaires sociales).

Aux dernières Pâques, il a été organisé autour de ce restaurant une chasse aux oeufs pour laquelle, pendant toute la journée, les enfants et ados du CMJ (Conseil municipal des jeunes) ont assuré gracieusement l’animation, sous l’égide de leur guide spirituelle, conseillère municipale déléguée au CMJ et à la jeunesse (voir l’article page 16 du bulletin, « Suivez le guide », un titre très parlant !), élue comme l’adjointe compagne du restaurateur…

Et maintenant, la pub pleine page sur le journal de la ville de Saint Christol lez Alès !

Théoriquement, le coût du bulletin municipal d’une commune est intégré dans le budget communication, donc aucun annonceur ne le finance. Par conséquent, la pub pleine page de ce restaurateur ne lui a rien coûté. Ce qui représente pour le moins un traitement de faveur.

Si toutefois on lui a demandé une participation financière, c’est encore plus délicat : un annonceur qui paie peut exiger des compensations, par exemple, dans le cas présent, qu’on évite d’évoquer dans le journal l’existence d’autres restaurants sur la commune… Heu… C’est le cas, non ?

Si cela n’est pas un conflit d’intérêts, on ne doit pas en être loin…

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Rigolez, vous n’êtes pas filmés

Posted by Lionel Sugier sur 19 juin 2016

videosurveillance

Ainsi, à Saint Christol lez Alès, paisible ville du Gard où j’ai l’habitude d’habiter, le maire, M. Jean-Charles Bénézet (retenez bien ce nom) et son conseil municipal (sauf l’opposition…) ont décidé, conformément au programme qui leur a permis d’être élus, de déployer 11 caméras de -oups- vidéoprotection (je sais pas pourquoi, je préfère dire vidéosurveillance…) dans le centre ville, autour des commerces et des banques. Il est précisé que les caméras ne seront pas visionnées, parce qu’on n’a pas le personnel pour. Il est précisé qu’il n’y aura pas de caméras dans les autres quartiers de la ville. Il est précisé que c’est Alès qui a conseillé le maire pour l’emplacement de ces caméras. Il est bien connu que les commerces et les banques qui sont dans la zone de déploiement de ces caméras ont déjà leurs propres caméras. Il est précisé que ce dispositif municipal va coûter des sous. Beaucoup de sous. Pour l’instant on ne sait pas combien. Dès que je sais, je vous dis. Tout cela a été dévoilé (sauf, donc, le prix…) en séance ordinaire du Conseil municipal du lundi 13 juin 2016 par M. Bénézet (si vous avez oublié qui c’est, voir plus haut).

Je l’ai peut-être déjà dit, pardon si c’est le cas, quoiqu’une piqûre de rappel ne soit jamais inutile, les caméras de vidéosurveillance, la plupart du temps, servent d’abord à identifier la victime. Les agresseurs, quand ils ont oublié d’être cons, ce qui se vérifie souvent, prennent soin de se couvrir le visage d’une cagoule, ou d’un foulard et d’une capuche. Quant à la voiture qu’ils utilisent pour leur forfait, elle est volée, donc on ne peut pas les retrouver grâce à elle. Non, le seul que l’on reconnaît, s’ils ne l’ont pas trop amoché, c’est le pauvre commerçant ou le pauvre employé de banque agressé.

Pour moi, définitivement ces caméras ne servent à rien, sauf à faire semblant de vous rassurer, vous, ex ou futurs cambriolés. Mais le projet de leur installation à Saint Christol a permis à Bénézet (si vous avez oublié qui c’est, etc.) d’être élu.

Ce que nous pouvons être crédules, nous, les électeurs…

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« à Saint Christol n° 19  » (épisode 2)

Posted by Lionel Sugier sur 4 décembre 2014

J’écrivais récemment ceci : « Je commence ici un nouveau feuilleton, en revenant sur quelques pages du dernier bulletin municipal. Je ne sais pas combien il comportera d’épisodes, tellement la lecture de ce journal m’a inspiré. »

Je sais aujourd’hui que ce deuxième épisode sera le second, c’est-à-dire le dernier. Ceci pour trois raisons :

1. Une de mes amies m’a fait remarquer que ma démarche consistant à critiquer l’actuelle municipalité en disant que nous avions « tout » inventé et qu’ils ne faisaient que poursuivre notre action lui rappelait ce que Sirvin disait de nous il y a six ans. Elle a peut-être un peu raison. Ça m’a refroidi.

2. Est-il bien utile de faire l’inventaire de tout ce qui, dans ce journal, apparaît comme de l’initiative de la nouvelle municipalité alors qu’il n’y a rien de nouveau, exceptés un concours de cartes postales kitsch (plutôt sympa) et une fête votive, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire concernant les traditions, la religion, etc. Mais qui est intéressé par ça aujourd’hui ? Ceci dit, les fêtes votives ramènent au catholicisme, et Saint Christol a été (et reste) au moins aussi protestante que catholique. Respectons les croyances (et les incroyances) de chacun. Ne régressons pas. Fêter la Saint Christophe, par rapport au 14 juillet, il y a du signifiant ! Les rois Louis auraient apprécié. Mais bon, d’accord, on dira que je suis trop intello… et pourtant…

3. Pourquoi perdre mon temps à prendre une par une les pages du journal municipal, à chercher (et trouver facilement) la petite bête, alors que j’ai d’autres choses à faire, certainement plus positives ?

Donc, c’est décidé : feuilleton terminé. Même si je suis très déçu de voir Métiss’arts, la Nuit du Jazz, les Mercredis de l’été et la fête des Gavelaïres supprimés, on l’a déjà dit, on va pas y passer six ans…

Oui, c’est quand même un peu triste la droite ! Mais la majorité des électeurs l’a voulue, alors…

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Journal municipal « à Saint Christol » n°19 : analyse (épisode 1)

Posted by Lionel Sugier sur 8 novembre 2014

Je commence ici un nouveau feuilleton, en revenant sur quelques pages du dernier bulletin municipal. Je ne sais pas combien il comportera d’épisodes, tellement la lecture de ce journal m’a inspiré.

Le dernier « à Saint Christol », n° 19, paru en octobre 2014, est un journal attrayant, bien illustré, agréable à lire, tout comme son prédécesseur, le n° 18, premier de l’ère Bénézet. Ils font suite à dix-sept numéros publiés sous l’ancienne municipalité. Le journal municipal nouveau en garde tous les aspects positifs. Le titre, le logo de la ville, le format, la charte graphique, l’équilibre entre textes et illustrations, en bref la convivialité de ce journal n’a pas été bouleversée par la nouvelle équipe de Jean-Charles Bénézet. Ce qui est déjà un bon point pour nous (l’ancienne équipe, celle de Philippe Roux).

Mais ce n’est pas, loin de là, le seul rappel à ce que nous avons fait pendant six ans. Ce journal montre, page après page, que tout (ou presque, j’y reviendrai) ce dont se prévaut l’équipe actuelle est la suite de ce qu’a fait l’équipe précédente. Sans le reconnaître. Pire, en laissant parfois croire que c’est tout neuf.

D’abord, voyons l’édito du maire. Cela commence par deux longs paragraphes très populistes sur la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, soulignant tous les efforts financiers qu’elle nécessite, les regrettant clairement. Juste pour dire, sans le dire vraiment, que les NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) ne peuvent pas être mises en place. Nous l’aurions fait, tout était prêt (à l’époque ça s’appelait TAP – Temps d’Activités Périscolaires – mais c’est pareil), et il semblerait qu’aujourd’hui l’agent municipal chargé de piloter cette mise en place ait été affecté sur d’autres missions, alors qu’il avait fait un travail préparatoire de grande qualité. Mais Bénézet et consorts préfèrent mettre l’accent sur ce que ça coûte. Bien sûr, la réforme demande cet effort financier des municipalités. Mais tout est question de choix budgétaire : veut-on offrir le meilleur à nos enfants, qui sont notre avenir, ou bien prioritairement placer des caméras partout dans la commune ?

Le reste (moins de la moitié) de l’édito du maire ne fait que reprendre des actions que nous avions initiées, voire menées à leur terme : il faut savoir que les chicanes mises en place en amont et en aval du carrefour route de Montèze/route du Mas Rouge/chemin du Clapier étaient prévues avant les élections municipales, en concertation avec le Conseil général, qui les a réalisées car la route de Montèze est départementale. Bon, c’est vrai qu’aujourd’hui une bonne action de la nouvelle mairie serait d’insister auprès du Conseil général pour changer les quilles jaunes, bien abîmées… Ceci d’ailleurs était une solution provisoire avant un véritable traitement de ce carrefour dangereux, négocié pendant notre mandat entre la municipalité et le Conseil général. Gageons que cette collaboration continue aujourd’hui.

La mise en sécurité des bâtiments publics est la suite logique de ce que nous avions commencé, le travail est énorme vu l’état d’abandon de ces locaux pendant les 25 ans du règne de Sirvin, qui se targue d’avoir beaucoup bâti (c’est assez normal, en un quart de siècle !) mais oublie de dire qu’il a négligé l’entretien régulier…

Le centre aéré, la chaudière de l’école Joliot-Curie et son local, la réfection des vestiaires du stade du Rouret : aboutissement de notre action, de notre volonté, de notre programme de 2008.

Seul point sur lequel le nouveau maire reconnaît poursuivre l’action de ses prédécesseurs : l’embellissement et le fleurissement de la ville ; il déclare d’ailleurs, bon prince : « Notre commune bénéficie donc d’un cadre de vie agréable ». Merci  Monsieur le Maire, Vous êtes trop bon.

Et il finit par annoncer que « d’autres projets verront bientôt le jour, dont nous parlerons dès qu’ils seront suffisamment avancés ». Avec ça, nous on l’est bien, avancés !

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Écoles de danse de Saint Christol, épisode 2

Posted by Lionel Sugier sur 25 juillet 2014

 

Pourquoi y a-t-il trois (voire 4 ou 5) écoles de danse à Saint Christol lez Alès ?

 

Tentative d’explication.

Je vais me limiter aux trois associations de danse qui semblent aujourd’hui « poser un problème » à la nouvelle municipalité – et à d’autres personnes.

Au début, vint Nathalie de Marans. Je n’ai pas pu trouver la date de la création de ce qui s’appelait alors l’école de danse de Saint Christol. C’était sans doute un peu avant 1990. Si je ne m’abuse, à cette époque elle proposait essentiellement de la danse classique, et peut-être quelque chose dont on parle moins aujourd’hui, la « danse jazz ».

En 1994 fut créée l’association « Destination Rock’n’danses ». Il faut savoir que, pour qu’une association nouvelle (sauf si elle ne souhaite ni salle ni subvention) soit acceptée, elle doit déposer une demande auprès de l’un des trois offices municipaux : OMS (Office Municipal des Sports), OMC  (Office Municipal de la Culture), OMDS (Office Municipal de la Solidarité). Elle peut ainsi bénéficier de subventions accordées par la mairie, via l’un de ces trois offices, et de salles municipales, via l’AGOLIM (voir mon article précédent).

À l’époque (il y a donc déjà 20 ans), cette nouvelle association a proposé sa candidature à l’OMC. Il existe des règles précises au sein de cet office : si une association se présente pour offrir aux Saint Christolens une activité n’existant pas déjà sur la commune, et si les statuts sont en règle (entre autres il est exigé que sur un bureau de trois personnes, deux soient domiciliées à Saint Christol), elle est acceptée. « Destination Rock’n’danses » proposait des danses autour du rock et du boogie, elle ne faisait pas concurrence à l’école de danse classique, elle fut adoubée par l’OMC.

Même processus en 1996 pour l’association Ka-danse qui proposait une nouvelle discipline : la danse contemporaine.

Les problèmes de concurrence sont apparus après, petit à petit, quand chaque école de danse a voulu élargir son champ d’intervention, et proposer ce que les autres proposaient déjà. Aujourd’hui on peut faire de la zumba, du hip-hop ou de la danse africaine dans les trois associations. Nathalie de Marans et Ka-Danse proposent toutes les deux du classique et du contemporain.

Bref, les règles de départ fixées par les offices n’ont pas été respectées. L’OMC, l’AGOLIM et la municipalité n’ont pas fait de vagues, la cohabitation se passait plus ou moins bien, bon an mal an, chaque association gardant ses créneaux horaires.

Ceci étant posé, aujourd’hui de nombreux Saint Christolens sont attachés à leur école de danse.

Les trois écoles de danse de Saint Christol doivent pouvoir continuer à offrir leurs services. Il existe aussi une école de danse africaine, une école de danse country, qui doivent poursuivre leur travail. Chacune doit pouvoir récupérer ses créneaux, ou bien, s’il faut les réduire, chacune doit pouvoir faire un effort similaire et proportionnel. Et les autres associations aussi

On ne fait pas du bon travail quand on monte les associations les unes contre les autres. Ce n’est pas ainsi qu’on offre un vrai choix aux Saint Christolens.

Bon été à vous.

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Saint Christol : l’ « affaire » des écoles de danse

Posted by Lionel Sugier sur 18 juillet 2014

Au coeur de cette « affaire », il y a trois écoles de danse à Saint Christol lez Alès, ville de presque 7 000 habitants. Je laisse volontairement de côté l’association de danses africaines et la danse country, non concernées.

Toutes bénéficient de prêt de salles par la mairie, comme toutes les associations de la commune qui le demandent. Toutes ont une certaine ancienneté. Toutes emploient des salariés, comme il est permis de le faire au sein d’une association loi 1901.

Jusqu’à cette année, les créneaux horaires qui leur étaient attribués ne faisaient l’objet d’aucune discussion. Ces créneaux sont délivrés par une association para-municipale, l’AGOLIM (Association de Gestion et d’Organisation des Locaux et Infrastructures Municipaux), au cours d’une réunion qui a lieu en principe en juin et qui rassemble toutes les associations concernées.

Cette année, deux des trois associations de danse se sont vu supprimer plusieurs créneaux horaires.

Le prétexte : la nouvelle réforme des rythmes scolaires, qui prévoit la classe le mercredi matin. Donc ces créneaux ne sont plus disponibles, alors il faut que chaque association fasse un effort et dispense des cours sur un nombre d’heures réduit. Or, l’école finissant plus tôt les autres jours de la semaine, ces créneaux « perdus » du mercredi matin pourraient être « rattrapés » les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 15h45 à 16h30, si on demandait à tout le monde de faire un effort.

La réalité : depuis plusieurs années existe une guéguerre larvée entre les associations composées uniquement de bénévoles (appelons-les de type A) et celles qui emploient des salariés (type B). Les premières se sentent lésées, car elles ne peuvent proposer des cours que lorsque les bénévoles sont libres, c’est-à-dire après leur journée de travail, alors que les salariés des secondes ont plus de possibilités horaires (On oublie que dans les associations de bénévoles, il y a parfois des retraités qui sont libres en dehors des heures de travail.). Les associations de type A reprochent à celles de type B de fonctionner comme des entreprises, et de bénéficier de salles gratuites alors que, selon certaines associations de type A, celles de type B devraient les payer.

Le président de l’AGOLIM, par ailleurs animateur bénévole d’une association sportive, a décidé cette année, conjointement à l’adjoint aux sports, de mettre les pieds dans le plat. De donner un coup de pied dans la fourmilière.

Si c’est le souhait de la nouvelle municipalité, légitimement élue, pourquoi pas ?

Mais pourquoi alors ne pas réunir toutes les associations adhérentes de l’AGOLIM autour d’une table, au lieu de convoquer en catimini chaque école de danse une par une, sans même que tous les membres du bureau de l’AGOLIM soient au courant ?

Pourquoi provoquer un clash le jour de l’attribution des salles où toutes les autres associations présentes sont tombées des nues, et où les noms d’oiseaux ont fusé ?

Pourquoi aller jusqu’à l’affrontement en séance du conseil municipal ? Où soit dit en passant on a bien vu que le problème était profond, et que la réforme des rythmes scolaires n’était qu’un prétexte à règlements de comptes, parfois très anciens, certains très sensibles ?

Pourquoi avoir favorisé une école de danse au détriment des autres ? (Je précise que, lorsque j’étais adjoint à la culture,  j’ai toujours soutenu les trois associations sans discrimination, et que je continue aujourd’hui à saluer leur travail, à toutes les trois. Quant au fait qu’il y ait trois associations de danse à Saint Christol, cela relève d’un historique de l’époque Sirvin, sur lequel je reviendrai dans un prochain article.)

Pourquoi étaler en public le nombre d’adhérents de chaque école, avec des chiffres discutables, puisqu’on prend en compte, selon l’association, tous les élèves, ou seulement les membres licenciés, c’est-à-dire ceux qui participent à des compétitions, comme l’a souligné André Montigny lors de la séance du Conseil municipal de juin ?

Pourquoi ne pas « pénaliser » d’autres associations qui emploient également des salariés, soit à l’année soit occasionnellement pour des stages ?

Je pense que la nouvelle municipalité aurait pu s’y prendre autrement. Je ne dis pas qu’il n’y a rien à changer. Pendant les six ans où j’ai été élu, avec mes collègues nous avons essayé de préserver de bonnes relations (aussi bonnes que possible) entre les associations. Là, j’ai l’impression que des personnes qui ont -ou pensent avoir- un certain pouvoir se « lâchent » sans discernement.

Je le répète, une association loi 1901 a le droit d’avoir des salariés. Contrairement à ce que j’ai lu sur un commentaire de Midi Libre, rien n’empêche ces salariés d’être employés à plein temps. Certains s’en félicitent (le monde associatif est ainsi créateur d’emplois), certains le déplorent (cela pénalise l’esprit du bénévolat), mais c’est ainsi : c’est la loi.

Si la nouvelle municipalité souhaite changer les règles du jeu, elle pourrait en discuter avec toutes les associations, autour d’une table, en évitant autant que faire se peut les conflits qui vont finir par pourrir la vie associative à Saint Christol.

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Mise au point

Posted by Lionel Sugier sur 14 mai 2014

Sur le blog de Midi Libre, un certain JMJ30380 (il s’agit vraisemblablement de Jean-Marc Jullien, fils de Marcel) me prend le chou. Voici ce qu’il écrit, fautes d’orthographe comprises :

« Ce n’est pas en faisant de la rétention d’informations qu’on travaille pour les Saint Christolens, peut être que l’ancien maitre d’école a oublié que dans l’éducation on devait aussi apprendre à ne pas pratiquer le mensonge, fut il par omission et j’ose espérer qu’il fournira toutes les infos pour que les « Nuits Douces » se poursuivent sauf contraintes budgétaires à moins qu’ils ne souhaite réserver une « dure journée » à celles et ceux à qui la majorité des Saint Christolens ( y compris certains ayant une culture de Gauche » ) ont choisi pour remplacer l’équipe municipale dont il faisait partie. »

Bon. J’ai envoyé une réponse, je ne sais pas si elle sera publiée. Je vais donc commenter ici son commentaire.

D’abord, je ne suis pas un « ancien maître d’école ». Je suis toujours en activité. Je veux bien qu’on me considère comme un ancien élu, bien que cela ne soit jamais définitif, mais pas comme un retraité avant l’heure.

Il paraît également que je pratique le mensonge. Par omission. Qu’ai-je omis, grands dieux ? Quelle est ma faute ? Suis-je promis au purgatoire au vu de mes péchés, ou carrément à l’enfer ?

Avant les élections, j’étais déjà assez avancé pour l’organisation de Métiss’art, prévu en mai. Le partenaire de la municipalité, le directeur du Cirque en Kit, avait une programmation pratiquement bouclée en ce qui concerne les intervenants professionnels (cirque, fanfare, arts de la rue). Il suffisait de réunir autour de lui et du nouveau délégué à la culture les associations habituellement partenaires (Ka Danse, le Théâtre de la Réplique, l’école de danse Nathalie de Marans, Destination Rock’n’Danses, M’Art’in Cévennes, Pyramid’Biou, Graine de Lire, le Salto) pour finaliser le programme. Une première rencontre informelle entre le nouveau maire et le directeur du Cirque en Kit a eu lieu le 9 avril, lors de Pages Ouvertes aux Enfants. Quelques jours plus tard, le directeur du Cirque en Kit s’entretenait avec le délégué à la culture. À ma connaissance, aucune suite n’a été donnée. La nouvelle municipalité fait ses choix, c’est légitime, mais il n’y a jamais eu « rétention d’informations ».

Il faudrait aussi que je fournisse des informations pour les Nuits Douces. Permettez-moi d’abord, cher JMJ30380, de m’étonner de l’intérêt soudain que vous portez à cette manifestation, vous qui n’y avez jamais mis les pieds depuis qu’elle existe (et je vous défie de me prouver le contraire et de me taxer à nouveau de menteur). Je n’ai rien prévu pour cet événement. J’attendais d’être éventuellement réélu pour m’y mettre. Ce n’est pas quelque chose de difficile à organiser, un service culturel reçoit dix propositions de spectacle par jour.

À ce propos, je précise que je joue la transparence. Les artistes, les producteurs qui envoient des messages à mon adresse mail personnelle, je les informe que je ne suis plus élu et je les invite à se rapprocher de la nouvelle municipalité. Toutes les cartes sont dans les mains des nouveaux élus. Si vous ne me croyez pas (puisque je suis à vos yeux un menteur), demandez à Henri Francès, à qui j’ai transmis récemment à son adresse mail personnelle tout ce qu’on m’a envoyé pour organiser les Journées du Patrimoine.

Quelque chose qui a tendance à me hérisser un peu le poil, c’est ce que j’ai lu dans d’autres commentaires ou articles et que je retrouve dans celui de Jean-Marc : « sauf contraintes budgétaires« . Cela excuse tout. Je ne sais plus si vous étiez présent au dernier conseil municipal, cher JMJ, mais le budget culture prévu par l’ancienne municipalité a été reconduit par la nouvelle. Donc si elle veut organiser la Nuit Douce et la Nuit du Jazz, elle en a les moyens, il n’y a aucune « contrainte budgétaire ». Après, elle peut faire d’autres choix, bien sûr, mais cela n’a rien à voir avec le fait que l’argent ne serait pas disponible. Le budget a été voté.

Plus généralement, la rumeur consistant à faire croire que nous n’avons rien laissé à nos successeurs commence à me fatiguer. Il y a un Directeur Général des Services, une responsable des Ressources Humaines, un Directeur des Services Techniques, plusieurs responsables de pôles. Ils ont toutes les infos. Dans leurs têtes, ou dans leurs ordinateurs. Je n’ai aucun doute sur leur professionnalisme et leur volonté à assurer la continuité du service public, pour le bien de tous les Saint Christolens.

Alors, cher JMJ30380, vous qui n’avez jamais été élu, vous qu’on ne voit nulle part sauf lors de certaines commémorations, vous qui ne savez pas de quoi vous parlez, renseignez-vous avant d’écrire. Ça peut pas faire de mal.

 

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