Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for septembre 2014

Arpèges 6 : (re)découvrir François Béranger (épisode 1)

Posted by Lionel Sugier sur 29 septembre 2014

 

La semaine dernière, j’ai emprunté à la Médiathèque de Saint Christol (que je vous recommande !) un CD d’hommage à François Béranger par des artistes d’aujourd’hui. Le disque est très inégal, j’y reviendrai peut-être, ou peut-être pas, mais il m’a donné envie de dépoussiérer mes souvenirs du bonhomme.

Comment ? Vous ne connaissez pas François Béranger ?

Alors il est temps que vous fassiez sa connaissance.

Né en 1937, mort en 2003, François Béranger était une sorte de porte drapeau (même si à mon avis il n’aimait pas les drapeaux) de la chanson contestataire dans les années 70. Mais il n’était pas que cela, et c’est ce que j’essaierai de montrer au fil de cette mini-série que je commence aujourd’hui.

En 1969, j’avais 11 ans. J’écoutais beaucoup la radio. J’avais un petit poste à transistor et je me promenais avec, dans mon village et dans mon oreille. On ne captait pratiquement que les grandes ondes, c’est à dire très clairement Radio Monte Carlo, et beaucoup moins Europe 1, RTL et France Inter.

Aujourd’hui quand vous allez sur Internet pour savoir ce qui passait dans les radios en 1969, vous assistez à une sorte de mensonge « culturel ». On vous fait croire que vous écoutiez Serge Gainsbourg et Jane Birkin (« 69, année érotique »), Léo Ferré (« C’est extra ») et Jean Ferrat (« Ma France »). C’est très flatteur, mais très partiel. C’est vrai que ces chansons sont sorties cette année-là, mais à la radio on entendait plutôt « Arlequin » par Sheila (qui s’en souvient ?), « Le sirop Typhon » par Richard Anthony, « Les Champs Élysées » par Joe Dassin, « Wight is Wight » par Michel Delpech, « Tous les bateaux tous les oiseaux » de Michel Polnareff.

Ne croyez jamais Wikipedia, qui nous dépeint bien plus malins que ce qu’on était réellement.

Donc, j’avais 11 ans, j’écoutais ces chansons sur RMC et de temps en temps j’entendais un truc bizarre, un truc qui me faisait dresser l’oreille, un type avec une grosse voix et un arrangement musical peu commun (je ne savais pas que c’était inspiré du folk américain) qui racontait des choses concrètes, et il finissait sa chanson en disant « C’est pas fini »… Ça s’appelait « Tranche de vie » et le chanteur s’appelait François Béranger.

Je ne comprenais pas tout. Et ce truc qu’il disait, là, « C’est pas fini », ça m’intriguait. Un jour, c’était peut-être sur Europe 1, c’était sans doute l’émission de Michel Lancelot, j’ai entendu la chanson, qui soudain continuait après le « C’est pas fini »… Je n’ai pas davantage compris le sens de la chanson, je me suis juste aperçu qu’il y avait une suite à ce qu’on entendait d’habitude : c’était la face 2 du 45 tours, qui continuait à raconter une « tranche de vie ».

La première partie, la face 1, c’est l’histoire d’un gamin dont la famille vivant très mal à la campagne monte à Paris pour chercher du travail, s’installe dans une banlieue pauvre, le garçon va à l’école et c’est dur, puis à quinze ans il travaille à l’usine. Cette « Tranche de vie » n’est déjà pas très réjouissante dans sa description de ce qu’était l’époque (en gros, les années 50 et 60, qu’on idéalise parfois trop aujourd’hui). Mais la deuxième partie de la chanson (celle qui occupe la face 2 du 45 tours) voit le môme devenir un peu voyou, puis partir faire la guerre d’Algérie, se faire tabasser en mai 68 et finir en taule. On comprend pourquoi on a coupé la chanson en deux et qu’on n’a presque jamais passé la deuxième partie, plus politique, sur les ondes.

C’était mon premier contact avec François Béranger.

On trouve très facilement sur le net « Tranche de vie » de François Béranger. On peut simplement l’écouter, ou lire les paroles, on trouve même une vidéo d’un concert où il la chante. N’hésitez pas. Comparez avec aujourd’hui, vous verrez que rien n’a fondamentalement changé, ou si peu…

(à suivre…)

 

Posted in Sur nos platines | 1 Comment »

L’amie du Peuple

Posted by Lionel Sugier sur 6 septembre 2014

 Collège Notre-Dame d’Orveau

 

Bonjour tout le monde. Et bonne rentrée.

Marine Le Pen prétend se battre « sans relâche » contre le « système » qui, dit-elle entre autres, « met ses enfants dans les mêmes écoles ». Elle ne jure que par la laïcité.

Or, le Courrier de l’Ouest du 30 août, relayé par Politis du 4 septembre, nous apprend que l’une des filles de Marine Le Pen, 15 ans, est scolarisée dans un établissement bien catholique et bien sélect, Notre-Dame-d’Orveau, à Nyoiseau dans le Maine-et-Loire, qui a vu passer des enfants de stars (Laura Smet, fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye), d’ambassadeurs, de grands patrons, d’hommes politiques (entre autres de Villiers ou Madelin). Les deux journaux ne précisent pas le prix de l’inscription, en cherchant sur internet j’ai juste trouvé une info disant que c’est « très cher ».

Le collège, établissement privé sous contrat, est situé dans un manoir. Il y a 4 classes, 90 élèves. Logiquement, ça veut dire une classe de 6ème, une de 5ème, une de 4ème, une de 3ème, chacune avec 22 ou 23 élèves. Philippe Gildas (racontant son origine bretonne et son éducation catholique très poussée) y a été pion. Le collège est sous la tutelle des Pères et Frères de Sainte-Croix. Si ça vous intéresse, il est facile de trouver d’autres renseignements sur le net.

Vous continuez à croire en sa franchise, à la soi-disant amie du Peuple et de l’école laïque ?

 

Posted in Actualité | 7 Comments »