Le Blog-Notes

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Archive for juillet 2014

Écoles de danse de Saint Christol, épisode 2

Posted by Lionel Sugier sur 25 juillet 2014

 

Pourquoi y a-t-il trois (voire 4 ou 5) écoles de danse à Saint Christol lez Alès ?

 

Tentative d’explication.

Je vais me limiter aux trois associations de danse qui semblent aujourd’hui « poser un problème » à la nouvelle municipalité – et à d’autres personnes.

Au début, vint Nathalie de Marans. Je n’ai pas pu trouver la date de la création de ce qui s’appelait alors l’école de danse de Saint Christol. C’était sans doute un peu avant 1990. Si je ne m’abuse, à cette époque elle proposait essentiellement de la danse classique, et peut-être quelque chose dont on parle moins aujourd’hui, la « danse jazz ».

En 1994 fut créée l’association « Destination Rock’n’danses ». Il faut savoir que, pour qu’une association nouvelle (sauf si elle ne souhaite ni salle ni subvention) soit acceptée, elle doit déposer une demande auprès de l’un des trois offices municipaux : OMS (Office Municipal des Sports), OMC  (Office Municipal de la Culture), OMDS (Office Municipal de la Solidarité). Elle peut ainsi bénéficier de subventions accordées par la mairie, via l’un de ces trois offices, et de salles municipales, via l’AGOLIM (voir mon article précédent).

À l’époque (il y a donc déjà 20 ans), cette nouvelle association a proposé sa candidature à l’OMC. Il existe des règles précises au sein de cet office : si une association se présente pour offrir aux Saint Christolens une activité n’existant pas déjà sur la commune, et si les statuts sont en règle (entre autres il est exigé que sur un bureau de trois personnes, deux soient domiciliées à Saint Christol), elle est acceptée. « Destination Rock’n’danses » proposait des danses autour du rock et du boogie, elle ne faisait pas concurrence à l’école de danse classique, elle fut adoubée par l’OMC.

Même processus en 1996 pour l’association Ka-danse qui proposait une nouvelle discipline : la danse contemporaine.

Les problèmes de concurrence sont apparus après, petit à petit, quand chaque école de danse a voulu élargir son champ d’intervention, et proposer ce que les autres proposaient déjà. Aujourd’hui on peut faire de la zumba, du hip-hop ou de la danse africaine dans les trois associations. Nathalie de Marans et Ka-Danse proposent toutes les deux du classique et du contemporain.

Bref, les règles de départ fixées par les offices n’ont pas été respectées. L’OMC, l’AGOLIM et la municipalité n’ont pas fait de vagues, la cohabitation se passait plus ou moins bien, bon an mal an, chaque association gardant ses créneaux horaires.

Ceci étant posé, aujourd’hui de nombreux Saint Christolens sont attachés à leur école de danse.

Les trois écoles de danse de Saint Christol doivent pouvoir continuer à offrir leurs services. Il existe aussi une école de danse africaine, une école de danse country, qui doivent poursuivre leur travail. Chacune doit pouvoir récupérer ses créneaux, ou bien, s’il faut les réduire, chacune doit pouvoir faire un effort similaire et proportionnel. Et les autres associations aussi

On ne fait pas du bon travail quand on monte les associations les unes contre les autres. Ce n’est pas ainsi qu’on offre un vrai choix aux Saint Christolens.

Bon été à vous.

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Saint Christol : l’ « affaire » des écoles de danse

Posted by Lionel Sugier sur 18 juillet 2014

Au coeur de cette « affaire », il y a trois écoles de danse à Saint Christol lez Alès, ville de presque 7 000 habitants. Je laisse volontairement de côté l’association de danses africaines et la danse country, non concernées.

Toutes bénéficient de prêt de salles par la mairie, comme toutes les associations de la commune qui le demandent. Toutes ont une certaine ancienneté. Toutes emploient des salariés, comme il est permis de le faire au sein d’une association loi 1901.

Jusqu’à cette année, les créneaux horaires qui leur étaient attribués ne faisaient l’objet d’aucune discussion. Ces créneaux sont délivrés par une association para-municipale, l’AGOLIM (Association de Gestion et d’Organisation des Locaux et Infrastructures Municipaux), au cours d’une réunion qui a lieu en principe en juin et qui rassemble toutes les associations concernées.

Cette année, deux des trois associations de danse se sont vu supprimer plusieurs créneaux horaires.

Le prétexte : la nouvelle réforme des rythmes scolaires, qui prévoit la classe le mercredi matin. Donc ces créneaux ne sont plus disponibles, alors il faut que chaque association fasse un effort et dispense des cours sur un nombre d’heures réduit. Or, l’école finissant plus tôt les autres jours de la semaine, ces créneaux « perdus » du mercredi matin pourraient être « rattrapés » les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 15h45 à 16h30, si on demandait à tout le monde de faire un effort.

La réalité : depuis plusieurs années existe une guéguerre larvée entre les associations composées uniquement de bénévoles (appelons-les de type A) et celles qui emploient des salariés (type B). Les premières se sentent lésées, car elles ne peuvent proposer des cours que lorsque les bénévoles sont libres, c’est-à-dire après leur journée de travail, alors que les salariés des secondes ont plus de possibilités horaires (On oublie que dans les associations de bénévoles, il y a parfois des retraités qui sont libres en dehors des heures de travail.). Les associations de type A reprochent à celles de type B de fonctionner comme des entreprises, et de bénéficier de salles gratuites alors que, selon certaines associations de type A, celles de type B devraient les payer.

Le président de l’AGOLIM, par ailleurs animateur bénévole d’une association sportive, a décidé cette année, conjointement à l’adjoint aux sports, de mettre les pieds dans le plat. De donner un coup de pied dans la fourmilière.

Si c’est le souhait de la nouvelle municipalité, légitimement élue, pourquoi pas ?

Mais pourquoi alors ne pas réunir toutes les associations adhérentes de l’AGOLIM autour d’une table, au lieu de convoquer en catimini chaque école de danse une par une, sans même que tous les membres du bureau de l’AGOLIM soient au courant ?

Pourquoi provoquer un clash le jour de l’attribution des salles où toutes les autres associations présentes sont tombées des nues, et où les noms d’oiseaux ont fusé ?

Pourquoi aller jusqu’à l’affrontement en séance du conseil municipal ? Où soit dit en passant on a bien vu que le problème était profond, et que la réforme des rythmes scolaires n’était qu’un prétexte à règlements de comptes, parfois très anciens, certains très sensibles ?

Pourquoi avoir favorisé une école de danse au détriment des autres ? (Je précise que, lorsque j’étais adjoint à la culture,  j’ai toujours soutenu les trois associations sans discrimination, et que je continue aujourd’hui à saluer leur travail, à toutes les trois. Quant au fait qu’il y ait trois associations de danse à Saint Christol, cela relève d’un historique de l’époque Sirvin, sur lequel je reviendrai dans un prochain article.)

Pourquoi étaler en public le nombre d’adhérents de chaque école, avec des chiffres discutables, puisqu’on prend en compte, selon l’association, tous les élèves, ou seulement les membres licenciés, c’est-à-dire ceux qui participent à des compétitions, comme l’a souligné André Montigny lors de la séance du Conseil municipal de juin ?

Pourquoi ne pas « pénaliser » d’autres associations qui emploient également des salariés, soit à l’année soit occasionnellement pour des stages ?

Je pense que la nouvelle municipalité aurait pu s’y prendre autrement. Je ne dis pas qu’il n’y a rien à changer. Pendant les six ans où j’ai été élu, avec mes collègues nous avons essayé de préserver de bonnes relations (aussi bonnes que possible) entre les associations. Là, j’ai l’impression que des personnes qui ont -ou pensent avoir- un certain pouvoir se « lâchent » sans discernement.

Je le répète, une association loi 1901 a le droit d’avoir des salariés. Contrairement à ce que j’ai lu sur un commentaire de Midi Libre, rien n’empêche ces salariés d’être employés à plein temps. Certains s’en félicitent (le monde associatif est ainsi créateur d’emplois), certains le déplorent (cela pénalise l’esprit du bénévolat), mais c’est ainsi : c’est la loi.

Si la nouvelle municipalité souhaite changer les règles du jeu, elle pourrait en discuter avec toutes les associations, autour d’une table, en évitant autant que faire se peut les conflits qui vont finir par pourrir la vie associative à Saint Christol.

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