Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for juillet 2015

La plus belle chanson du monde de la semaine (20)

Posted by Lionel Sugier sur 19 juillet 2015

guitare electriquemages

Like A Rolling Stone, par Bob Dylan, paroles et musique de Bob Dylan, ouvrant l’album Highway 61 Revisited (1967). La même en public, à la fin du « Royal Albert Hall » Concert du 17 mai 1966, sorti en CD en 1998 (The Bootleg Series Vol. 4 : Bob Dylan Live 1966).

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Grèce (épisode 2)

Posted by Lionel Sugier sur 9 juillet 2015

syriza podemosTsipras, Iglesias, et nous ici, on attend quoi ???

   

J’aime beaucoup Maïté. On s’est rencontrés en Bolivie au début des années 80. On se revoit souvent. Récemment, elle a appris que j’avais un blog et depuis elle envoie des commentaires. Son dernier, c’était par rapport à la « crise » grecque, et le voici (parce que les lecteurs de ce blog ne sont peut-être pas allés le lire. Je précise que Maïté revient récemment d’Argentine) :

En Argentine on me disait que la Grèce était en train de vivre ce que l’Argentine avait vécu en 2001. Une restructuration de la dette a permis de la réduire de 75% et le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté a considérablement diminué. Ce n’est pas négligeable!… et le parallélisme est intéressant à approfondir.

Dans le Télérama de cette semaine, un politiste (je sais pas trop ce que ça veut dire), Bertrand Badie, dit ceci :

Que se passe-t-il quand apparaît un intrus déviant dans une association ? Il n’y a pas de solidarité qui vaille. Il doit être éliminé. Deux façons de l’écarter sont alors possibles. La première, d’ordre économique, consiste à le faire tomber en le plaçant dans une position intenable : il s’agit de créer les conditions d’une crise financière gravissime. On se trouve alors dans un scénario proche de celui de l’Argentine en 2002 : panique de la population qui prend les banques d’assaut, effondrement de la Bourse à sa réouverture, etc. La seconde stratégie est plus politique, et consiste à exercer une forte pression sur les Grecs en leur disant : « Si vous voulez que l’on vous aide, changez de gouvernement. »

Avez-vous senti ces jours-ci, malgré la canicule, un petit vent frais souffler depuis la Grèce ? Avez-vous apprécié le retour d’Alexis Tsipras, après le référendum, devant les maîtres de l’Europe, sans aucune proposition nouvelle ? Avez-vous vu le symbole ?

« Mon peuple, tu vois, ton Europe il n’en veut pas. C’est à toi, Mme Merkel, M. Hollande, de nous faire d’autres propositions…

Mon petit peuple, de mon petit pays, il montre la voie, tu vois ?

Non, tu vois pas… »

Si on veut, on est forts, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, la France, les autres…

Si on veut, ici, on fait des Syriza, des Podemos, si on arrête la politique politicienne, si on refait vraiment de la politique. J’ai quelques idées. Et je ne pense pas être le seul…

Je pense que les partis ne doivent pas disparaître, mais s’effacer. Pour exister autrement, c’est-à-dire  avec les autres.

Humblement.

J’en reparle bientôt.

 

 

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« Non » grec : là, c’est pas pareil !

Posted by Lionel Sugier sur 5 juillet 2015

non tsiprasimages

En 2005, la France et les Pays-Bas avaient rejeté par referendum le TCE (Traité pour une Constitution Européenne) cher à M. Valéry Giscard d’Estaing (et à bien d’autres…)

Pour contrer ces refus des peuples, l’Europe libérale a légèrement modifié le TCE et l’a appelé trois ans plus tard Traité de Lisbonne, qui fut adopté par tous les pays de l’UE, mais sans passer par un nouveau referendum. Un accord de chaque Parlement national, et hop, le tour était joué ! Sauf en Irlande, où la constitution imposait un passage aux urnes. Le 12 juin 2008, l’Irlande votait « non » au Traité de Lisbonne.

Qu’à cela ne tienne. On les ferait revoter jusqu’à ce qu’ils disent « oui ». Ce qui fut fait en octobre 2009, après une forte mobilisation des lobbys euro-libéraux et, il faut bien le reconnaître, une certaine lassitude du peuple irlandais.

Aujourd’hui, le peuple grec vient de dire « non » (à plus de 61% au moment où j’écris ces lignes) aux exigences des créanciers de leur pays qui voulaient faire signer au gouvernement élu un « accord » imposant plus d’austérité encore…

Pas grave : on va mieux leur expliquer, on va faire de la « pédagogie », puis on les fera revoter jusqu’à ce qu… Ah mais non ! Parce que là, c’est pas pareil ! Parce qu’en 2008, les gouvernements d’Irlande, de France et des Pays-Bas n’étaient pas en phase avec leurs peuples. Alors qu’en Grèce, aujourd’hui, c’est le contraire ! Le gouvernement d’Alexis Tsipras est totalement en accord avec la décision de son peuple.

Je ne sais pas ce qui peut advenir maintenant. Je ne pense pas que la Grèce sorte de la zone euro. Je pense que l’Union ne peut pas se permettre de provoquer une telle crise. Je pense que les créanciers de la Grèce vont proposer d’étaler la dette.

Mais l’exemple de ce qui se passe là-bas ne peut que susciter l’espoir pour l’Espagne, et pour d’autres pays qui apprennent aujourd’hui que la politique d’austérité n’est pas une fatalité, que la résistance s’organise, qu’une UE ne peut pas tout imposer, et qu’une autre Europe est possible.

Quoi qu’il arrive, le résultat de ce referendum (même si jusqu’au bout les medias ont tenté de minimiser l’écart entre le « oui » et le « non » avant de se rendre rageusement à l’évidence) restera une leçon pour l’avenir.

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Salut fraternel à Philippe Noguès

Posted by Lionel Sugier sur 3 juillet 2015

philippe nogues

En voilà un qui a mis un caillou dans sa fronde (ce que les « frondeurs » socialistes avaient oublié de faire jusqu’ici) et qui l’a envoyé à la tête de Hollande, Valls et consorts.

Je vais encore me faire des amis parmi les (rares) socialistes qui persistent à me lire, mais le passage à l’acte de Philippe Noguès me réjouit, et j’aimerais bien qu’il soit suivi par d’autres. On peut rêver.

Philippe Noguès, député du Morbihan, a rendu sa carte du PS en plein mandat, honteux de ces hommes politiques qui soutiennent un gouvernement qui fait le contraire de ce pour quoi il a été élu. Ex-adhérent de la CFDT, entré au PS assez récemment (en 2006), ce Breton de 60 ans a créé des conseils de quartiers dans sa ville d’Inzinzac-Lochrist (à peu près de la taille de Saint Christol) où il était adjoint à la citoyenneté. Puis il a été élu député en 2012, après avoir ferraillé avec un autre socialiste, dans le cadre de primaires, ce dernier étant élu du sérail et soutenu par le ministre Le Drian. Il a gagné de 11 voix.

Aujourd’hui il ne croit plus aux partis, et évoque des structures citoyennes comme Podemos et Syriza. Il va essayer de former un nouveau groupe parlementaire avec des non-inscrits.

Il comprend cet « attachement affectif au parti » qui empêche d’autres élus socialistes critiques de le quitter. Je pense bien sûr à d’autres frondeurs comme Christian Paul, les Baumel, Hamon, Lienemann, l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, mais aussi des proches de Martine Aubry, ou le formidable Gérard Filoche, le critique le plus dur et le plus pertinent de la loi Macron, qui sont encore persuadés de pouvoir changer le PS de l’intérieur, malgré toutes les couleuvres qu’ils avalent quotidiennement.

Le départ de Philippe Noguès du parti socialiste n’a pas fait, c’est le moins qu’on puisse dire, la une des journaux… Je l’ai appris cette semaine par Politis, auquel cet article doit beaucoup.

Bienvenue à gauche, Philippe !

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