Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for the ‘Ras le bol !’ Category

Coups de gueule, de crocs… la meilleure défense c’est l’attaque !

La fabrique des icônes

Posted by Lionel Sugier sur 3 juillet 2017

La triste nouvelle de la mort de Mme Simone Veil vous aura difficilement échappé. Tous les medias ont célébré cette femme courageuse, mettant en avant son passé de déportée et sa lutte acharnée pour le droit à l’avortement. Loin de moi l’intention de revenir sur les qualités de cette grande dame, mais je n’y peux rien, je suis comme ça, l’unanimité des hommages à une personne célèbre me paraît toujours un peu suspecte. On parle déjà de faire entrer la dépouille de Mme Veil au Panthéon. Aucune voix critique ne semble autorisée à s’exprimer. Aucun doute, aucun bémol n’apparaissent dans le concert général qui s’élève de tous les journaux, toutes les radios, toutes les télés, et même sur les réseaux sociaux, à quelques très rares exceptions près. C’est ainsi que l’on fabrique des icônes, sans aller jusqu’à falsifier l’Histoire, du moins en mettant en valeur les bons côtés de la personne disparue, et en oubliant les moins bons. On peut ne pas être d’accord avec l’eurolâtrie de Mme Veil, ou sa sympathie pour la manif pour tous, de toutes façons personne n’en parle. Une nouvelle icône est née.

Je ne m’attarderai pas plus sur les actes de Mme Veil, dont certains furent remarquables, d’autres plus discutables.

Ce qui m’intéresse ici, c’est la fabrication des icônes par les medias dominants.

Prenons l’abbé Pierre. Il fut et reste l’une des personnalités préférées des Français. Certes, il a poussé un grand coup de gueule en 1948, et a sensibilisé chacune et chacun au sort des plus démunis. Dans la foulée, il a créé les Compagnons d’Emmaüs, qui font encore à notre époque un travail magnifique. Comme on ne nous parle que de cela quand on évoque l’abbé Pierre (on en a même fait un film), c’est forcément un grand homme, un homme hors du commun, une icône. Mais qui se souvient que l’abbé a toujours soutenu son ami Roger Garaudy, écrivain qui niait violemment la Shoah et l’existence des chambres à gaz ? Personne, ou presque. C’est normal : on ne doit pas salir une icône.

Toutefois, quand il y a consensus pour dire toutes les vérités, on évite l’icônisation. Dans le domaine littéraire, si on s’était contenté de lire et d’encenser (avec raison) le « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit », les deux premiers livres de Louis-Ferdinand Céline, celui-ci, par la nouveauté et la richesse de son style, révolutionnant toute littérature française antérieure, aurait pu devenir une icône. Mais on a également su souligner la férocité de son antisémitisme, et tout de suite ça gâche le tableau. C’était une époque où la communication n’avait pas atteint le niveau vertigineux d’aujourd’hui, mais où la presse était sans doute largement pluraliste, ce qui est moins le cas maintenant (euphémisme…). Ainsi on a pu connaître le côté sombre du personnage.

Autre exemple, très actuel : une certaine partie de la gauche voudrait faire de Jean-Luc Mélenchon une icône. Là, pas de risque : le reste de la gauche, et tous les autres partis ou mouvements, sans parler des medias, se chargent de ne mettre en valeur que ce qui le dessert. J’ai beaucoup de respect pour la culture et la force de travail de Mélenchon, j’adhère au programme de la France Insoumise, mais je n’adule pas son leader, je lui trouve quelques défauts, que j’évoquerai peut-être un jour.

Lui-même est d’ailleurs victime de l’icônisation d’un homme qu’il admire : François Mitterrand. Comme pour De Gaulle, avec le temps qui passe, tout le monde s’accorde à le considérer comme un grand homme. Certes, il a été le Président sous lequel la peine de mort a été abolie. Ce n’est pas rien. Pendant les deux premières années de son premier septennat, les avancées sociales ont été nombreuses. Ce qui s’est passé ensuite est moins glorieux. Pire, on oublie son rôle lors des grèves des mineurs de 1948, et lors de la guerre d’Algérie. Réprimer les ouvriers, les envoyer au casse-pipe n’est pas ce qu’on a retenu le plus de François Mitterrand. Là aussi, on a fabriqué une icône…

Méfions-nous de l’unanimisme. Même ceux qui trouvent plutôt grâce à mes yeux, Che Guevara, Martin Luther King, Nelson Mandela ne sont pas exempts de défauts. Personne n’est parfait. Il n’y a pas d’homme providentiel. Ni de femme. Tous les progrès de la société, même si à un moment donné de l’Histoire ils sont incarnés par une femme ou un homme, sont le produit de longues années de lutte menée par de nombreux anonymes. Ne cédons pas à l’icônisation. Ne soyons pas admirateurs béats.

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Après l’horreur, l’abjection

Posted by Lionel Sugier sur 19 juillet 2016

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Avant de reprendre mes billets d’humeur sur ce blog, j’ai respecté les trois jours de deuil national décidés par le Président de la République, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice.

Cela n’a pas été le cas d’un certain nombre de politiciens qui ont passé le week-end à utiliser ce drame de manière abjecte pour faire leur pré-campagne électorale.

Ceux qui lisent ce blog le savent, je n’ai aucune sympathie pour le gouvernement actuel de MM. Hollande et Valls. Mais j’ai été particulièrement écoeuré de la récupération politique de l’attentat par les Juppé, Sarkozy, Estrosi et autres Le Pen. À bien les écouter, s’ils avaient été au pouvoir, l’attaque n’aurait pas eu lieu… C’est trop facile, impossible à prouver, et tout simplement ignoble.

Un peu de pudeur et de décence n’auraient pas été de trop…

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Oh oui fais-moi 49.3 encore une fois

Posted by Lionel Sugier sur 6 juillet 2016

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Le 24 juin 2016, après le résultat du referendum sur le Brexit, Manuel Valls a déclaré : « C’est le moment de refonder et de réinventer une autre Europe en écoutant le peuple. » Oui oui. Il a dit ça.

Dix jours plus tard, le 4 juillet 2016, après quatre mois de mobilisation contre la loi travail, Manuel Valls a déclaré : « C’est le moment de refonder et de réinventer une autre France en écoutant le peuple. » Oups. Ah non. Il n’a pas dit ça.

Il a plutôt choisi d’utiliser une nouvelle fois le 49.3, sans écouter le peuple. On va voir maintenant si les frondeurs se décideront à mettre un caillou dans leur fronde en soutenant, voire en proposant avec les Verts et le Front de gauche, une motion de censure. Que la droite ne votera certainement pas, parce que la droite et les socialistes au gouvernement, c’est, heu, un peu pareil, finalement ils sont bien d’accord pour casser le code du travail. Non ?

Oui j’ai dit casser. Pourquoi ? Sinon, c’est qui les casseurs ?

À propos de cet article 49 alinéa 3 de la Constitution française qui permet au premier ministre d’imposer l’adoption d’un projet de loi, rappelons qu’il date de 1958, année où De Gaulle a fabriqué, avec entre autres son fidèle Michel Debré, une constitution (celle de la Vème République) entièrement faite à son bon vouloir. Rappelons qu’un certain François Mitterrand, après s’être opposé aux institutions de la Cinquième, s’en est bien accommodé lors de ses deux mandats présidentiels, dont le premier a commencé en 1981, il y a déjà 35 ans… Rappelons que M. Michel Rocard (paix à son âme) que tout le monde médiatique encense aujourd’hui, a utilisé 28 fois le 49.3. Valls à côté c’est un petit garçon…

Rappelons aussi, pour souligner la formidable évolution de l’indépendance de la presse, ce que disait le journal Le Monde en avril 2006 : « On ne dira jamais assez que l’usage de l’article 49.3 (…) ne peut être perçu que comme un déni de démocratie » et ce qu’il dit aujourd’hui : « De là à parler de déni de démocratie, il y a un pas qu’il serait absurde – et dangereux – de franchir. »

Vive la gauche de gouvernement ! Vive la presse libre ! Vive la Vème République ! Vive la France !

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Mise au point

Posted by Lionel Sugier sur 14 mai 2014

Sur le blog de Midi Libre, un certain JMJ30380 (il s’agit vraisemblablement de Jean-Marc Jullien, fils de Marcel) me prend le chou. Voici ce qu’il écrit, fautes d’orthographe comprises :

« Ce n’est pas en faisant de la rétention d’informations qu’on travaille pour les Saint Christolens, peut être que l’ancien maitre d’école a oublié que dans l’éducation on devait aussi apprendre à ne pas pratiquer le mensonge, fut il par omission et j’ose espérer qu’il fournira toutes les infos pour que les « Nuits Douces » se poursuivent sauf contraintes budgétaires à moins qu’ils ne souhaite réserver une « dure journée » à celles et ceux à qui la majorité des Saint Christolens ( y compris certains ayant une culture de Gauche » ) ont choisi pour remplacer l’équipe municipale dont il faisait partie. »

Bon. J’ai envoyé une réponse, je ne sais pas si elle sera publiée. Je vais donc commenter ici son commentaire.

D’abord, je ne suis pas un « ancien maître d’école ». Je suis toujours en activité. Je veux bien qu’on me considère comme un ancien élu, bien que cela ne soit jamais définitif, mais pas comme un retraité avant l’heure.

Il paraît également que je pratique le mensonge. Par omission. Qu’ai-je omis, grands dieux ? Quelle est ma faute ? Suis-je promis au purgatoire au vu de mes péchés, ou carrément à l’enfer ?

Avant les élections, j’étais déjà assez avancé pour l’organisation de Métiss’art, prévu en mai. Le partenaire de la municipalité, le directeur du Cirque en Kit, avait une programmation pratiquement bouclée en ce qui concerne les intervenants professionnels (cirque, fanfare, arts de la rue). Il suffisait de réunir autour de lui et du nouveau délégué à la culture les associations habituellement partenaires (Ka Danse, le Théâtre de la Réplique, l’école de danse Nathalie de Marans, Destination Rock’n’Danses, M’Art’in Cévennes, Pyramid’Biou, Graine de Lire, le Salto) pour finaliser le programme. Une première rencontre informelle entre le nouveau maire et le directeur du Cirque en Kit a eu lieu le 9 avril, lors de Pages Ouvertes aux Enfants. Quelques jours plus tard, le directeur du Cirque en Kit s’entretenait avec le délégué à la culture. À ma connaissance, aucune suite n’a été donnée. La nouvelle municipalité fait ses choix, c’est légitime, mais il n’y a jamais eu « rétention d’informations ».

Il faudrait aussi que je fournisse des informations pour les Nuits Douces. Permettez-moi d’abord, cher JMJ30380, de m’étonner de l’intérêt soudain que vous portez à cette manifestation, vous qui n’y avez jamais mis les pieds depuis qu’elle existe (et je vous défie de me prouver le contraire et de me taxer à nouveau de menteur). Je n’ai rien prévu pour cet événement. J’attendais d’être éventuellement réélu pour m’y mettre. Ce n’est pas quelque chose de difficile à organiser, un service culturel reçoit dix propositions de spectacle par jour.

À ce propos, je précise que je joue la transparence. Les artistes, les producteurs qui envoient des messages à mon adresse mail personnelle, je les informe que je ne suis plus élu et je les invite à se rapprocher de la nouvelle municipalité. Toutes les cartes sont dans les mains des nouveaux élus. Si vous ne me croyez pas (puisque je suis à vos yeux un menteur), demandez à Henri Francès, à qui j’ai transmis récemment à son adresse mail personnelle tout ce qu’on m’a envoyé pour organiser les Journées du Patrimoine.

Quelque chose qui a tendance à me hérisser un peu le poil, c’est ce que j’ai lu dans d’autres commentaires ou articles et que je retrouve dans celui de Jean-Marc : « sauf contraintes budgétaires« . Cela excuse tout. Je ne sais plus si vous étiez présent au dernier conseil municipal, cher JMJ, mais le budget culture prévu par l’ancienne municipalité a été reconduit par la nouvelle. Donc si elle veut organiser la Nuit Douce et la Nuit du Jazz, elle en a les moyens, il n’y a aucune « contrainte budgétaire ». Après, elle peut faire d’autres choix, bien sûr, mais cela n’a rien à voir avec le fait que l’argent ne serait pas disponible. Le budget a été voté.

Plus généralement, la rumeur consistant à faire croire que nous n’avons rien laissé à nos successeurs commence à me fatiguer. Il y a un Directeur Général des Services, une responsable des Ressources Humaines, un Directeur des Services Techniques, plusieurs responsables de pôles. Ils ont toutes les infos. Dans leurs têtes, ou dans leurs ordinateurs. Je n’ai aucun doute sur leur professionnalisme et leur volonté à assurer la continuité du service public, pour le bien de tous les Saint Christolens.

Alors, cher JMJ30380, vous qui n’avez jamais été élu, vous qu’on ne voit nulle part sauf lors de certaines commémorations, vous qui ne savez pas de quoi vous parlez, renseignez-vous avant d’écrire. Ça peut pas faire de mal.

 

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Si Chaser y arrive, pourquoi pas vous ?

Posted by Grégoire Abitan sur 18 décembre 2011

Une chose semble acquise, le record de Chaser n’est pas près d’être battu par nos conseillers d’opposition et leurs amis. Il suffit de lire leurs publications pour le constater.

Lionel vous dirait immédiatement :« Quoi ? Vous ne connaissez pas Chaser ? » Regardez donc là, juste en dessous :

Chaser, c’est bien sûr la chienne Border Collie à gauche, et collé contre elle, son maître, John Piller, professeur de psychologie au Wofford College en Caroline du Sud. John et sa collègue Alliston Reid ont publié une étude très instructive (vous pouvez accéder par ce lien au résumé de cette publication et en faire l’acquisition si vous le souhaitez, une petite précision, cette expérience n’est pas forcément reproductible sur sujet humain… alors, gardez vos économies)

Chaser peut reconnaître plus de 1000 mots différents (les noms de différents objets) et a pu également comprendre les appartenances et exclusions de ces mots à des catégories !

Alors, avec un petit effort, les uns et les autres vous pouvez faire un peu mieux que ce que vous avez montré depuis notre élection…(dire que ça va faire 4 ans que vous ressassez sans cesse les mêmes termes, utilisant un pauvre lexique d’une petite quinzaine de mots pas toujours bien agencés entre eux…) Faut reconnaître à votre décharge une certaine constance dans vos attaques, mais hélas pour vous, la peur du (fantasmatique) péril communiste que vous cherchez à susciter sans relâche ne prend pas. Les Saint Christolens sont plus malins que cela et je n’hésite pas à vous donner un simple conseil de bon sens. Malgré vos attaques indécentes et  primaires nous avons été élus (et pas qu’un peu !) ; pensez-vous sérieusement utiliser les mêmes antiennes en 2014 ? Ce sera quoi cette fois votre gimmick? « Attention à la deuxième vague rouge qui vous rasera le poil que la faucille de la première tient encore ? » Allons allons, redevenons sérieux et opposons-nous sur des vraies questions politiques.

J’insiste  et vous renvoie au titre de ce billet…Il va vous falloir investir dans le vocabulaire !

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Attention, c’est la rentrée : ils sont de retour !

Posted by Lionel Sugier sur 3 octobre 2011

Ayant appris récemment que dans le domaine culturel les élus de Clarté et Démocratie ne font que « s’amuser entre eux », je tenais à remercier les élus d’opposition Grégory Thomas et Denis Roche pour avoir accepté de s’amuser avec nous pour les Journées du Patrimoine, s’investissant pour leur commune.

Je voudrais aussi remercier quelques personnes qui se sont présentées aux dernières municipales sur une liste opposée à la nôtre : Jean-Claude Tudela, qui s’est investi pour sa commune au sein de l’OMS ; Henri Francès et Nadine Plus, dont l’implication pour la commune est précieuse dans le cadre des Journées du Patrimoine ; Valérie Chazalon, qui a su donner vie et couleur aux murs de la mairie avec les tableaux des Amis de Jean-Yves, impliquant ainsi toute son association, pour la commune ; ces personnes travaillent avec nous, sans tenir compte de nos choix politiques différents. Elles sont loin d’avoir l’attitude de parasites inutiles qui critiquent tout ce que nous faisons tout en ne participant à rien (j’exclus de cette bande l’élu Frank Monier, qui est venu en famille visiter les trois châteaux récemment, et que l’on voit souvent aux festivités organisées par nous, faisant preuve d’intérêt et d’ouverture).

Quant à Jean-Charles Bénézet, qui m’a posé au dernier conseil une question dont il connaissait la réponse pour peu qu’il ait lu les documents que nous lui envoyons, je constate qu’il propose par le biais de son association des conférences sur le passé de Saint Christol, mais jamais dans le cadre des Journées du Patrimoine où elles prendraient pourtant logiquement toute leur place, et qu’il propose en outre démagogiquement à notre jeunesse une demi-heure de pollution atmosphérique et sonore au pôle mécanique d’Alès, c’est tout ce qu’il sait faire.

Concernant la question que j’évoquais ci-dessus, M. Bénézet ne peut pas ignorer, ayant reçu un compte rendu, que le budget prévisionnel de la culture avait fixé à 2 500 € le coût d’une Nuit Douce, et que nous restons fidèles à nos prévisions (c’est même un peu moins, et nous donnerons la somme exacte dépensée lors du bilan de 2011, c’est d’ailleurs ce que j’ai répondu lors du précédent conseil municipal). Si M. Bénézet estime que c’est jeter l’argent du contribuable par la fenêtre, si M. Bénézet ne souhaite en termes de culture qu’une conférence mal placée et un tour de karting par an, si c’est sa conception de la culture, qu’il le dise. Si sa modestie naturelle l’en empêche, nous le dirons à sa place. Mais il est certain que poser des questions soi-disant gênantes dont on connaît déjà les réponses peut être payant en séance publique. Il préférerait sans doute que cet argent soit consacré à l’embauche d’un troisième policier municipal, sauf que cette dépense serait sans commune mesure avec le coût d’une Nuit Douce.

Quant à Mme Coulet, elle se gausse des comptes rendus de comités consultatifs, mais elle nous fustigerait si elle ne les recevait pas. Rappelons que le « peu » que nous faisons (avec soi-disant « si peu » de public) c’est, entre autres, faire revivre le vieux village, faire résonner le Rouret, choses que Mme Coulet n’a jamais envisagées quand elle était élue pendant 6 ans, choses que M. Bénézet n’a jamais évoquées dans son programme. Je tiens à signaler à ce dernier, alors qu’il m’accuse à mots couverts de prendre l’argent des contribuables pour le reverser à l’adjoint aux finances, que Notes en Stock, ensemble baroque dans lequel celui-ci joue, s’est bien sûr produit gratuitement lors de la dernière Nuit Douce et au cours d’une soirée à la Médiathèque. Cela avait d’ailleurs déjà été le cas il y a quelques années à l’occasion d’une fête de la musique, quand Mme Coulet était dans l’équipe majoritaire, et le fait que des membres de sa liste « s’amusent entre eux » n’avait alors pas semblé la déranger…

D’autre part, il est facile pour Mme Coulet de dire qu’il n’y a personne aux animations et aux spectacles de Saint Christol quand elle n’y vient jamais. C’est sûr : si vous n’êtes pas là, vous ne voyez personne… Mais par voie de conséquence (pensez-y) : personne ne vous voit !

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Manque de classe ?

Posted by Grégoire Abitan sur 2 juin 2011

Depuis 3 ans maintenant nous supportons cela sans vraiment réagir, un peu par découragement tant il semble impossible de changer quoi que ce soit, un peu par pitié devant la bêtise de certains propos. Mais là, ras le bol !

Que les lecteurs extérieurs à la commune de Saint-Christol lez Alès nous excusent, ce billet ne les intéressera que très peu (éventuellement par sa conclusion, et encore).

Alors, collègues conseillers municipaux élus de la liste d’Agir Ensemble : où allez vous comme ça ? Depuis 3 ans donc, on pourrait croire que passée l’amertume de la défaite vous alliez jouer votre rôle d’opposition de manière habile et politique.

Or que voyons-nous ?

Un absentéisme de plus en plus criant dans les diverses commissions que paradoxalement vous réclamez à cor et à cri (absentéisme associé à de faibles interventions quand vous y participez, mais c’est vrai que la presse locale et le public n’y sont pas présents), des interventions en Conseil Municipal de plus en plus sous la forme d’une lecture de communiqués (si j’étais aussi vachard que vous, je m’interrogerais sur les auteurs de ces communiqués, instillant habilement et sournoisement le doute sur vos capacités à les rédiger…) et bien sûr un blog dans lequel vos amis et vous vous lâchez allègrement. C’est si facile, la preuve !

Votre marque de fabrique et le style de votre groupe sont l’allusion et la répétition. Nous en avons déjà parlé et visiblement cela n’a pas suffi.

Allusion quand vous mettez ensemble certains termes pour faire un bon mot (et, c’est vrai, parfois vous en avez réussi certains), mais si l’on sourit au premier billet, on finit par trouver lassant la systématisation des sous-entendus que vous laissez dans vos textes. D’ailleurs comment se fait-il qu’en Conseil Municipal on ne retrouve pas ces approximations dans vos prises de positions ? Vous avez peur d’être aussitôt remis en place ? Y aurait-il des éléments incontrôlés dans votre groupe ?

La répétition (voire la scansion) est le second outil que vous utilisez inlassablement. Là, la cohérence est respectée, il n’est pas rare en conseil municipal d’entendre votre tête de liste murmurer et ressasser les mêmes remarques.

Allusion et répétition (ou pour le dire plus clairement : hypocrisie et radotage) ne sont en rien les éléments d’un projet politique pour gérer une commune, ce sont au mieux des manières de harceler l’adversaire mais un jour ou l’autre il faut montrer ses cartes et jouer son jeu. Continuer sur cette voie vous conduirait inévitablement à ressembler, par la méthode, à un parti qui en a fait son fonds de commerce permanent et je ne vous ferai pas l’injure de vous y associer.

Précisons quand même, une chose : mystérieusement, de temps en temps, vous commettez un billet dont l’argumentation est imparable ou dont l’ironie, qui peut être mordante, fait mouche. Ces billets sont souvent signés quand d’autres semblent émaner d’un collectif fluctuant, tantôt érudit tantôt pédant (et je ne parlerai pas des commentateurs fidèles, qui sont probablement pour la plupart des variations d’identité d’un seul personnage à la fois précieux et analphabète). De même il arrive (trop rarement hélas) que vous interveniez en Conseil avec un à propos et une réflexion plus que pertinents, que nous soyons d’accord ou pas cela mérite d’être dit.

Nous avons défini notre projet et nos objectifs et nous avançons dans leur direction. Nous n’avons pas la prétention d’être exempts de critiques. La seule chose que nous attendons c’est que le débat d’idées se place sur le terrain de l’action municipale et sur les thèmes de celle-ci.

Dans ce cadre, nous pouvons tout entendre et tout discuter. Il serait vraiment désolant que nous soyons obligés de nous mettre à votre diapason. Mais s’il le faut, nous saurons manier la rumeur, l’approximation et la déformation des propos (même avec répugnance ; il suffira d’écrire avec des gants et une pince à linge sur le nez).

Nous aurons des comptes à rendre à la population à la fin de ce mandat, nous le savons, c’est le jeu normal de la démocratie. Et si les élus sortants des listes majoritaires ont souvent beaucoup à justifier des actions qu’ils ont menées (qu’elles soient des réussites ou des échecs), n’oublions pas que les élus d’opposition ont aussi à s’expliquer sur leurs positions au Conseil Municipal.

En définitive vous semblez avoir passé beaucoup de temps et d’énergie à former des acronymes pour surnommer des conseillers, à exhumer des personnages de théâtre pour épater l’électeur lambda, à ne retenir que la moitié seulement des propos tenus en conseil et, enfin, avoir séché de nombreuses commissions.

Toutes ces futilités ne vous placent absolument pas en position de donneurs de leçons.

…pédagogiquement vôtre.

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Dégage !

Posted by Lionel Sugier sur 10 février 2011

Mercredi, jour béni : après avoir attendu avec une fébrile impatience tout au long de la semaine, on découvre enfin les révélations du Canard Enchaîné, qui ne cessent de nous réjouir. Du voyage aérien de Mme Alliot-Marie dans un jet privé appartenant à son ami tunisien aux vacances en Égypte de M. Fillon invité dans l’avion de M. Moubarak, on en apprend toujours plus sur cette caste au pouvoir en France qui méprise les peuples et se justifie avec cette arrogance que procure l’impunité quasi-certaine.

Certains en profitent pour mettre tous les politiques dans le même sac, hurlant « tous pourris ».

Ne nous y trompons pas.

Il existe dans nos sociétés une caste, d’ailleurs pas uniquement composée d’hommes et de femmes politiques, mais aussi de journalistes, de chefs d’entreprises, d’artistes, de « vedettes » de la télé ; une caste qui vit dans son propre monde ; une caste de gens qui ont un jardinier pour entretenir leur(s) propriété(s) ; un chauffeur pour les conduire à leurs multiples rendez-vous urgents et importants ; une gouvernante pour leurs enfants ; un cuisinier à domicile ; des employés de maison à foison ; une caste de gens qui n’ont jamais pris le métro ni le bus, ni même le train (pour des raisons de « sécurité », sachez que le Président de la République et le Premier ministre voyagent uniquement en avion) ; une caste de gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une épicerie, qui ne connaissent pas le prix de la baguette, et pour qui le SMIC mensuel correspond à l’argent de poche qu’ils octroient chaque semaine à leurs enfants, scolarisés dans des écoles privées très chères et très protégées, qui assurent la relève. Ils ne vivent pas dans notre monde, ils ont un monde à eux, à part, et ce, souvent, depuis leur naissance. Aujourd’hui, MAM et Fillon perpétuent le fameux « bling-bling » arrogant et insultant de Sarkozy, parce qu’ils sont nés là-dedans, ou qu’ils l’ont rencontré dans leur jeunesse et ne peuvent plus, ne savent plus s’en passer.  Les récentes vacances de MAM et de Fillon montrent leur inconscience. Ils ne sont pas conscients de leur différence, de l’insulte que leur salaire, que leur train de vie, que leur caste représente pour 90% des gens. Ils ne démissionnent pas parce qu’ils sont incapables de comprendre ce qu’on leur reproche. Ils sont à 10 000 lieues de nous, de notre quotidien, de nos préoccupations, nos problèmes, nos angoisses.

Ou, plus exactement, ils savent. Mais ils se pensent supérieurement intelligents, ultra protégés par un système que leurs ascendants ont créé. Ils se sentent invincibles, et n’ont que mépris pour ceux qui ne sont pas des leurs.

C’est là qu’il ne faut pas tomber dans la simplification : il existe, dans ce pays comme ailleurs, des hommes et des femmes politiques (et des journalistes, des chefs d’entreprises, des artistes…) qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il existe des gens sincères, issus du peuple, à l’écoute du peuple, et qui veulent vraiment changer la société.

« ¡ Que se vayan todos ! » criaient les Argentins dans la rue en 2001 à des dirigeants incapables et corrompus : « Qu’ils s’en aillent tous ! »

Ce slogan est aujourd’hui repris par Mélenchon et le Parti de Gauche, qu’on a beau jeu de traiter de « populistes », or ce « tous » ne s’adresse pas à tous les politiques, mais seulement à cette caste de riches arrogants qui méprisent le peuple et ses aspirations.

Ben Ali est parti. Moubarak semble sur le départ au moment même où j’écris. Les dictatures tremblent devant la force de la rue.

Ben Ali est parti, poussé dehors par 1 million de manifestants. Ici, en démocratie, malgré les 3 millions d’opposants à la réforme des retraites de Woerth (tiens, encore un membre de la caste…), la réforme est passée, Fillon est resté, Sarkozy est resté. Serait-il plus facile de se débarrasser des dirigeants quand on vit sous une dictature ? Ou serait-ce que nous ne vivons plus vraiment dans une démocratie ? Manifestants pacifiques « gazés », syndicalistes, lycéens, étudiants mis en examen, jugés, condamnés, policiers zélés impunis, voire encouragés…

Lors des manifestations de cet automne, à Alès, une batucada lançait en rythme un « Sarko… Dégage, dégage, dégage… »

Parfois, j’aimerais bien qu’il se passe quelque chose, qu’on n’attende pas 2012. Et puis 2012, ça nous promet quoi, au mieux ? Un ex-président du FMI, institution très « libérale » qui saigne les peuples par ses « recommandations » économiques ?

Un Premier ministre largement oubliable disait « Ce n’est pas la rue qui gouverne ». C’est par la rue que les peuples ont gagné des luttes. C’est la rue qui a viré Ben Ali, et bientôt Moubarak. Même si ce n’est pas toujours le cas, la rue peut faire plier les dirigeants. C’est une des voies. Mais n’oublions pas celle des urnes, bien sûr ! Rappelons-nous 1936, parfaite adéquation entre les urnes et la rue !

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Otages

Posted by Lionel Sugier sur 28 octobre 2010

Oeuvre de Jean Fautrier, « Les otages »


Chaque fois qu’un journaliste, qu’un politique, qu’un particulier parle pendant les grèves de « prise d’otages », je bous. Je suis scandalisé.

Bien sûr, ce n’est pas à moi que l’on va apprendre que des mots de la langue française ont un sens propre et un sens figuré. Mais là, l’emploi du terme « otages » pour des Français qui ne peuvent pas se rendre au travail ou sur leur lieu de vacances à cause d’un mouvement de grève me semble inacceptable.

Quand j’entends cela, je pense inévitablement à la souffrance extrême des véritables otages, comme actuellement les deux journalistes de France Télévisions et les cinq Français, le Togolais et le Malgache enlevés mi-septembre au Niger, dont un couple résidant à Mialet. Je pense à leur calvaire, je pense à leur peur de tous les instants, je pense à la mort suspendue au-dessus de leur tête à chaque seconde. Selon le quai d’Orsay, onze Français sont actuellement retenus en otage à travers le monde (Midi Libre du 26 octobre).

Et le terme d’ « otages » employé récemment par le Président de la République française concernant les « victimes » des grévistes, me paraît d’une insupportable indécence.

Je ne sais qui, le premier, a usé de ce mot concernant les usagers gênés par une grève. Je ne pense pas que c’était un chef d’État, bien qu’il ne me semble pas impossible qu’un ex-Président de la République ait pu l’utiliser. Mais aujourd’hui Sarkozy l’emploie sans aucune honte, au moment même où plusieurs de ses compatriotes, vrais otages, se demandent à chaque minute s’ils seront toujours vivants la minute d’après.

Je condamne fermement ces abus de langage, qui banalisent tout et mettent tout sur un même plan. Tout comme je suis en désaccord total avec ceux qui aujourd’hui prétendent que la France est un état totalitaire, voire fasciste. Si c’était le cas, nombre d’entre nous seraient morts ou torturés dans des camps. Notre adversaire actuel n’est pas (du moins pas encore) le fascisme, mais l’idéologie libérale, ce néo-capitalisme sans pitié qui broie les humbles au profit des nantis. Idéologie partagée par la droite et par certains socialistes, notamment le directeur du FMI. Notre lutte n’est pas une lutte armée, clandestine, où nous risquons la mort à chaque pas, mais une lutte des classes, une lutte des idées, des arguments, des propositions politiques.

Elle passe par les urnes, mais aussi par la rue, si nous maintenons un mouvement dans la durée et la dignité, et si nous refusons de tomber dans le piège de la violence que nous tend le pouvoir actuel. Et dans celui des amalgames langagiers simplistes et dangereux. Nous gagnerons aussi avec nos mots, si nous restons honnêtes et rigoureux.

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Opium

Posted by Lionel Sugier sur 25 juin 2010

D’aucuns inventent aujourd’hui l’eau chaude en affirmant que l’opium du peuple, ce n’est plus la religion, mais le foot. C’est oublier qu’en 1976, Jean-Marie Brohm, professeur d’EPS, sociologue, anthropologue et philosophe, parlait déjà, dans la plus pure tradition marxiste, du « spectacle sportif de masse, véritable opium du peuple ». Et il n’était sans doute pas le premier à en parler ainsi.

Ce 24 juin, sans doute plus d’un million de personnes sont descendues dans la rue pour refuser le projet de loi sur les retraites proposé par le gouvernement. Un million, deux peut-être, en tous cas beaucoup plus que ceux qui « supportent » encore l’équipe de France de football.

Dans la phrase précédente, le verbe « supporter » est impropre, c’est un anglicisme qui remplace de plus en plus, dans les media ou au bistrot, le verbe « soutenir » qui a le mérite d’exister et de dire (correctement) la même chose. Il est vrai que l’équipe de France (et le foot en général) sont de plus en plus difficiles à supporter (au vrai sens cette fois).

Revenons à l’opium : de retour de manif, qu’entend-on dans les radios périphériques, qui ne sont pas en grève, contrairement à la radio publique qui diffuse un programme musical ? (Heureusement, RMC, RTL et Europe 1 sont là pour nous informer, pas comme ces fainéants du service public !)

On entend du foot, du foot, du foot et puis encore du foot. Dans des émissions de débats, des journalistes, des artistes, des chroniqueurs, des invités, des philosophes, en cette grande journée de mobilisation, nous parlent de foot.

Et aussi un peu de Sarkozy qui, sans doute en réponse aux manifestants, reçoit Thierry Henry. Comme rien n’a filtré de leur entretien (voilà l’info !) on ne saura pas ce que ce prestigieux invité à la main leste pense de la réforme des retraites.

Vive l’information libre et pluraliste dans un grand pays démocratique !

Et bien sûr, vive le foot !

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