Le Blog-Notes

Une pensée libre

Archive for novembre 2014

Régions en fusion

Posted by Lionel Sugier sur 22 novembre 2014

les-deputes-adoptent-le-projet-de-loi_0

 

Les députés ont donc voté la carte des nouvelles régions de la France métropolitaine, 13 au lieu de 22, ce mercredi, par 261 voix pour, 205 contre, et 85 abstentions. Une remarque en passant : 290 députés ne sont pas pour cette loi, 261 l’approuvent. Cherchez l’erreur.

L’histoire n’est pas finie, le projet de loi doit partir au Sénat puis revenir à l’Assemblée, et il pourra y avoir des ajustements jusqu’en 2016.

Je ne vais pas faire ici une savante analyse de ce redécoupage, ni parler de millefeuille, ni de ce que vont devenir les élus et les fonctionnaires de nos régions actuelles. Vous en entendrez parler dans vos medias préférés. Je voudrais juste vous soumettre les réactions à chaud de certains de mes amis. Avant-hier soir je leur ai envoyé ce petit mail lapidaire et néanmoins ironique :

Alors ça vous fait quoi, d’être devenus Toulousains ?

Les réponses que j’ai reçues et le pouvoir absolu que j’ai sur ce blog me permettent aujourd’hui d’inventer le blog-interactif-à-l’insu-du-plein-gré-des-rédacteurs-sauf-moi. Et de vous montrer la grande diversité des réactions sur ce sujet. Je ne cite pas les noms. Voici ces réponses, variées, réjouissantes, décalées :

« Comme NOUGARO et ZEBDA, c’est super! »

« Ben moi je suis Montalbanais alors… Et supporter du stade toulousain depuis 40 ans… »

« Toulousains !!!!!! Nous le Gard ! »

« Montpelliérains, Toulousains, moi Lyonnaise par décision administrative antérieure…
Mais qui donc chantait une chanson qui parlait des “imbéciles qui sont nés quelque part” ? »

« On défendra encore plus les corridas… »

« Non Lionel, on dit pas comme ça, on dit Toulousaing con ! 😉 »

« Tant qu’on reste des cévenols et des réboussiés… »

Voilà. Quant à moi, pour terminer sur le même registre, je voudrais dire que je suis fasciné par la volonté indestructible de nos gouvernants de vouloir rapprocher, toujours davantage, les citoyens des élus qui les représentent. Ça force le respect et l’admiration !

 

Posted in Actualité | 4 Comments »

Journal municipal « à Saint Christol » n°19 : analyse (épisode 1)

Posted by Lionel Sugier sur 8 novembre 2014

Je commence ici un nouveau feuilleton, en revenant sur quelques pages du dernier bulletin municipal. Je ne sais pas combien il comportera d’épisodes, tellement la lecture de ce journal m’a inspiré.

Le dernier « à Saint Christol », n° 19, paru en octobre 2014, est un journal attrayant, bien illustré, agréable à lire, tout comme son prédécesseur, le n° 18, premier de l’ère Bénézet. Ils font suite à dix-sept numéros publiés sous l’ancienne municipalité. Le journal municipal nouveau en garde tous les aspects positifs. Le titre, le logo de la ville, le format, la charte graphique, l’équilibre entre textes et illustrations, en bref la convivialité de ce journal n’a pas été bouleversée par la nouvelle équipe de Jean-Charles Bénézet. Ce qui est déjà un bon point pour nous (l’ancienne équipe, celle de Philippe Roux).

Mais ce n’est pas, loin de là, le seul rappel à ce que nous avons fait pendant six ans. Ce journal montre, page après page, que tout (ou presque, j’y reviendrai) ce dont se prévaut l’équipe actuelle est la suite de ce qu’a fait l’équipe précédente. Sans le reconnaître. Pire, en laissant parfois croire que c’est tout neuf.

D’abord, voyons l’édito du maire. Cela commence par deux longs paragraphes très populistes sur la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, soulignant tous les efforts financiers qu’elle nécessite, les regrettant clairement. Juste pour dire, sans le dire vraiment, que les NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) ne peuvent pas être mises en place. Nous l’aurions fait, tout était prêt (à l’époque ça s’appelait TAP – Temps d’Activités Périscolaires – mais c’est pareil), et il semblerait qu’aujourd’hui l’agent municipal chargé de piloter cette mise en place ait été affecté sur d’autres missions, alors qu’il avait fait un travail préparatoire de grande qualité. Mais Bénézet et consorts préfèrent mettre l’accent sur ce que ça coûte. Bien sûr, la réforme demande cet effort financier des municipalités. Mais tout est question de choix budgétaire : veut-on offrir le meilleur à nos enfants, qui sont notre avenir, ou bien prioritairement placer des caméras partout dans la commune ?

Le reste (moins de la moitié) de l’édito du maire ne fait que reprendre des actions que nous avions initiées, voire menées à leur terme : il faut savoir que les chicanes mises en place en amont et en aval du carrefour route de Montèze/route du Mas Rouge/chemin du Clapier étaient prévues avant les élections municipales, en concertation avec le Conseil général, qui les a réalisées car la route de Montèze est départementale. Bon, c’est vrai qu’aujourd’hui une bonne action de la nouvelle mairie serait d’insister auprès du Conseil général pour changer les quilles jaunes, bien abîmées… Ceci d’ailleurs était une solution provisoire avant un véritable traitement de ce carrefour dangereux, négocié pendant notre mandat entre la municipalité et le Conseil général. Gageons que cette collaboration continue aujourd’hui.

La mise en sécurité des bâtiments publics est la suite logique de ce que nous avions commencé, le travail est énorme vu l’état d’abandon de ces locaux pendant les 25 ans du règne de Sirvin, qui se targue d’avoir beaucoup bâti (c’est assez normal, en un quart de siècle !) mais oublie de dire qu’il a négligé l’entretien régulier…

Le centre aéré, la chaudière de l’école Joliot-Curie et son local, la réfection des vestiaires du stade du Rouret : aboutissement de notre action, de notre volonté, de notre programme de 2008.

Seul point sur lequel le nouveau maire reconnaît poursuivre l’action de ses prédécesseurs : l’embellissement et le fleurissement de la ville ; il déclare d’ailleurs, bon prince : « Notre commune bénéficie donc d’un cadre de vie agréable ». Merci  Monsieur le Maire, Vous êtes trop bon.

Et il finit par annoncer que « d’autres projets verront bientôt le jour, dont nous parlerons dès qu’ils seront suffisamment avancés ». Avec ça, nous on l’est bien, avancés !

Posted in Actualité, Saint-christol | Leave a Comment »

François Béranger (épisode 4)

Posted by Lionel Sugier sur 6 novembre 2014

François Béranger & Mormos Ça Doit Être Bien

En 1978 (j’avais 20 ans), j’ai obtenu mon premier poste d’instituteur à Peyraube, près d’Arrigas, au-dessus du Vigan, dans une maison d’enfants. Une MCSS, comme on l’appelait à l’époque : Maison d’enfants à Caractère Sanitaire et Spécialisé. Je remarque en déclinant le sigle que la seule lettre majuscule qui manque c’est le E de « enfants ». C’était sans doute une époque où on ne se souciait pas encore de mettre l’enfant au coeur du système éducatif. Passons.

Spécialisé, cela voulait dire qu’une partie du personnel de cette institution dépendait de l’éducation nationale. Effectivement, nous étions quatre instituteurs et les enfants allaient à l’école au sein de l’établissement.

Sanitaire, cela voulait dire que l’autre partie du personnel dépendait du ministère de la santé. Les enfants vivaient dans l’établissement et ne retrouvaient leur famille qu’un week-end sur deux. Ils étaient donc pris en charge par des éducateurs.

L’un d’eux s’appelait Thierry Mila, et comme nous avions à peu près le même âge, nous avons sympathisé. Dans nos discussions, nous avons été amenés à parler de François Béranger. Comme je l’ai déjà dit, c’était la pleine époque rock avec Jean-Pierre Alarcen. Thierry m’a un jour offert un disque de Béranger en me disant que je serais surpris en l’écoutant. C’était son deuxième album, « Ça doit être bien », antérieur à la période Alarcen, un disque enregistré en 1971 avec le groupe américain Mormos, exclusivement acoustique, avec flûtes, guitares sèches, mandoline, contrebasse, cuivres…

Alors que ses disques électriques étaient mes albums de chevet, j’ai (re)découvert une autre facette du chanteur, avec en particulier la première version de « Ma fleur » que je ne connaissais que dans la reprise qu’il en avait faite dans « Participe présent », qui venait de sortir. Avec ce que j’avais entendu de lui quand j’étais ado (« Tranche de vie ») et ce que j’avais découvert depuis 2 ans, ce disque faisait le lien. Il dévoilait également une complicité avec la musique du Québec, car il comprenait la reprise d’une chanson de Gilles Vigneault, « La Tite Toune ». Bien des années plus tard, François Béranger rendra un bel hommage à un autre « cousin », Félix Leclerc, en lui consacrant tout un album, « 19 chansons de Félix », paru en 2003 (album posthume).

La maison de disques qui éditait François Béranger, « L’Escargot », a vécu un temps grâce aux ventes de Vigneault, puis aux siennes, les bénéfices permettant de produire des artistes moins connus et plutôt engagés, comme le groupe Imago, Michel Bühler, Djamel Allam (que j’ai vu en concert au Vigan dans ces années-là), Andrée Simmons… Ce label a publié aussi des disques d’artistes sud-américains, tels que Victor Jara (assassiné en 1973 par les sbires de Pinochet, après qu’on lui ait coupé les doigts), Isabel et Ángel Parra (opposants à Pinochet, enfants de Violeta Parra (1)), Los Incas, Inti Illimani, et même la captation d’un spectacle de l’humoriste Bernard Haller, sans oublier les premiers enregistrements d’Emmanuel Krivine (musique classique) et de Michel Portal (jazz). C’était un label militant.

Grâce à Thierry Mila, ma connaissance de Béranger devenait presque exhaustive. Sans que nous gardions un contact suivi, j’ai revu Thierry, souvent par hasard, et nous avons toujours parlé de Béranger, nous avons même fait mieux, mais j’en parlerai prochainement..

(1) J’ai toujours l’espoir que vous alliez chercher à en savoir un peu plus sur le net quand je parle d’artistes sur ce blog. Violeta, morte en 1967, et ses enfants – qui ont tous les deux plus de 70 ans aujourd’hui -, ça vaut le détour ! « Gracias a la Vida ! » 

Et si vous ne connaissez pas les artistes que je cite avant ou après, allez voir !

À suivre…

Posted in Sur nos platines | Leave a Comment »