Le Blog-Notes

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Archive for the ‘Sur nos platines’ Category

A écouter en boucle impérativement !

Arpèges 6 : Rick Wright

Posted by Lionel Sugier sur 21 novembre 2017

La première fois que j’ai écouté l’avant-dernier album de Pink Floyd, « The Division Bell », ça devait être en 1994 ou 1995, j’ai été happé par l’unique chanson composée par Richard (Rick) Wright seul, avec des paroles d’Anthony Moore, « Wearing The Inside Out ». Le reste du disque est dominé par David Gilmour, célèbre guitariste virtuose du Floyd, compositeur, auteur et chanteur principal.

Historiquement, à l’époque du premier disque, « The Piper At The Gates Of Dawn » (1967), Pink Floyd était composé de Syd Barrett (guitare, chant, parolier et compositeur principal), Rick Wright (claviers, chant), Roger Waters (basse, chant, quelques compositions), Nick Mason (batterie). Puis Barrett est devenu « fou », détruit par la drogue, et le groupe l’a remplacé par David Gilmour (guitare, chant). Ont suivi une dizaine d’albums où chacun a pu composer, écrire, chanter, avec une domination de plus en plus importante de Roger Waters. Le point d’orgue de la célébrité du groupe date de 1973, avec l’album « Dark Side Of The Moon » et le méga-tube « Money ». À l’époque, si Waters était l’auteur de toutes les paroles, Wright, Mason et Gilmour participaient grandement aux compositions.

En 1979, avec « The Wall », Pink Floyd connaît un nouveau succès mondial. Tout le monde se souvient des choeurs (glaçants) d’enfants chantant « We don’t need education/ We don’t need no thought control/No dark sarcasm in the classroom/Teacher leave us kids alone » suivis par un solo ravageur de David Gilmour. Pendant la tournée monumentale de The Wall, Roger Waters se débarrasse de Richard Wright, qui mettra du temps à réintégrer le groupe. Son licenciement fait l’objet d’un contrat. Ambiance… On est loin des quatre copains qui montent un groupe pour s’amuser ensemble…

Depuis 1975 et le disque « Wish You Were Here », Wright n’avait plus rien composé. Les deux disques suivants de Pink Floyd, « Animals »(1977) et « The Wall » sont l’oeuvre quasi exclusive de Roger Waters, avec quelques crédits, pour la musique, au guitariste chanteur David Gilmour (1 titre sur 5 pour « Animals », 3 titres sur 26 pour « The Wall »). En virant Wright, Waters s’affirme comme le  patron de Pink Floyd. Le batteur, Nick Mason, bonne pâte, se contente de (bien) taper sur ses fûts, et Gilmour ne dit rien. Le dernier disque du Floyd avec Roger Waters, « The Final Cut », en 1983, ne mentionnera le groupe que comme interprétant un album conçu par Roger Waters, et Rick Wright a disparu. Cinq autres musiciens viennent « épauler » les 3 Floyd restants. Tout a été écrit et composé par Roger Waters, et seuls surnagent par endroits quelques solos de guitare de Gilmour pour rappeler l’ancien Pink Floyd (Ceci dit j’aime beaucoup ce disque, que les fans du Floyd adorent détester… Je crois que j’aime tout Pink Floyd… Une véritable addiction…)

Après ce disque, Waters dissout Pink Floyd. Il sort un disque sous son seul nom, un projet qu’il avait présenté aux autres avec « The Wall », et qui avait été refusé, « The Pros And Cons Of Hich Hiking » avec sur la pochette une fille nue qui fait du stop (pochette diversement appréciée par les unes et les autres…). Gilmour sort lui aussi un disque solo, « About Face ». On est en 1984. La compétition est lancée. Il faut souligner qu’en 1978, après « Animals » où Waters avait commencé à asseoir son pouvoir sur le groupe, Wright (avec « Wet Dreams ») et Gilmour avaient sorti chacun leur premier disque solo. Histoire de dire Hé Roger, t’as vu, on existe…

Et puis voilà, un jour, Gilmour se dit Et pourquoi pas relancer Pink Floyd, après tout ce n’est pas que le groupe de Roger, c’est aussi le mien et celui de Nick (Rick est parti).

Waters se rebiffe. Procès. Entente : OK, vous refaites Pink Floyd, les mecs, mais sans moi ça va être nul, je vais rigoler, et en attendant vous me versez un pourcentage sur tout ce que vous vendez sous le nom de Pink Floyd. Banco.

La même année (1987), le Pink Floyd deuxième mouture (Gilmour et Mason) sort « A Momentary Lapse Of Reason ». Richard Wright joue dedans, mais « à l’essai » : il n’est pas encore réintégré dans le groupe (sa volonté ? Celle de Gilmour et Mason ? Mystère…). Et Roger Waters, teigneux, sort un disque solo dans la lignée de « The Wall », « The Final Cut » et « The Pros And Cons… », c’est « Radio K.A.O.S. ». Et, des deux albums, c’est le nouveau Pink Floyd qui rafle la mise, même si, comparé à ses prédécesseurs, il fait un peu léger.

En 1988, Gilmour aide à faire surgir de l’ombre une compilation (et quelques inédits) de Syd Barrett, « Opel », enregistrée au début des années 70. Une tournée du Floyd nouveau accouche d’un disque en public, « Delicate Sound Of Thunder », où Richard Wright est enfin réintroduit comme membre à part entière du groupe aux côtés de Gilmour et Mason. Ils jouent des titres de presque toutes les époques du Floyd.

En 1990, Waters chope tous les potes musiciens qu’il connaît (sauf ses anciens compagnons du Floyd…) pour balancer son « The Wall Live In Berlin ».

Deux ans plus tard, il sort son 3ème album solo, « Amused To Death ».

Encore deux ans, et Pink Floyd troisième mouture (Gilmour, Mason, Wright) envoie ce qui aurait dû rester son ultime disque, selon les voeux de Gilmour, « The Division Bell ». Suivi d’une tournée qui donne l’album live « P.U.L.S.E. » en 1995. Le guitariste souhaite maintenant se consacrer à une carrière solo, ne s’interdisant nullement de reprendre dans ses concerts tous les titres de Pink Floyd auxquels il a participé comme compositeur, et ils sont nombreux.

Et c’est dans ce disque, « The Division Bell », que Rick Wright reprend totalement sa place, auteur, compositeur et chanteur discret, notamment avec cette chanson que je trouve magnifique, « Wearing The Inside Out », et que je vous invite à aller chercher sur You Tube ou ailleurs. Sur les 10 autres titres, Wright est crédité comme co-compositeur de 4 d’entre eux. En 2008, David Gilmour et son groupe faisaient une tournée après son disque solo « On An Island », et Rick Wright était parmi les musiciens. On peut retrouver la vidéo de « Wearing The Inside Out » sur le DVD « David Gilmour Live In Gdansk » ou sur You Tube. C’est magnifique, et très émouvant.

Richard Wright est mort le 15 septembre 2008, à 65 ans. Cancer. En 2014, Gilmour et Mason ont enregistré ce qui sera vraiment le dernier disque de Pink Floyd, un long hommage à Rick presque entièrement instrumental à partir des chutes de « The Division Bell », et puis Gilmour évoque Wright dans son dernier disque solo « Rattle That Lock » (2015) et sur la scène d’un légendaire amphithéâtre dans son « Live At Pompeii » (2017).

Richard Wright est mort, mais Mason, Gilmour et Waters sont là, les deux derniers sortent des disques en 2017, ce ne sont pas des dinosaures disparus avant notre ère, le dernier CD de Waters (« Is This The Life We Really Want ») est magnifique, un jour peut-être je vous en parlerai.

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La plus belle chanson du monde du mois

Posted by Lionel Sugier sur 10 juin 2017

 

Il y a longtemps que je ne tiens plus la semaine, on va passer au mois, c’est plus sûr.

Pour juin, je vous propose Venus, de Shocking Blue, un groupe (qui l’eût cru) néerlandais, paroles et musique de Robbie Van Leeuwen. La chanteuse s’appelle Mariska Veres. Single sorti en 1969, année mélodique, extraite de l’album At Home. Des chansons comme ça, directes, efficaces, inventives, reconnaissables dès la deuxième écoute et totalement addictives, on n’en fait plus de nos jours.

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La plus belle chanson du monde de la semaine (31)

Posted by Lionel Sugier sur 27 février 2017

violon

Fisherman’s Blues, par The Waterboys, chanson écrite et composée par Mike Scott et Steve Wickham, sur l’album Fisherman’s Blues, 1988.

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HK : piqûre de rappel

Posted by Lionel Sugier sur 16 janvier 2017

affiche-hk-barneyPrévente également du lundi 16 (aujourd’hui !) au jeudi 19 janvier à la Maison Pour Tous de Saint Christol lez Alès, de18h à 19h30.

Qu’on se le dise !

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HK, quelques Saltimbanks, Jay et Benlo

Posted by Lionel Sugier sur 13 janvier 2017

 

L’été dernier, je rencontre Stéphane au Festival du Rythme de Saint Jean du Pin, il me dit qu’une association d’Alès, Melting Pop, cherche une salle pour un éventuel concert de HK et les Saltimbanks. Stéphane connaît bien Saint Christol lez Alès, commune où j’ai l’habitude d’habiter, et sait qu’à la Maison Pour Tous de Saint Christol il y a une salle qui peut accueillir un tel concert. Je lui réponds que non seulement c’est possible, mais plus que souhaitable, connaissant un peu HK et notamment sa chanson « On lâche rien » vedette des Nuits Debout et des manifs contre la loi El Kohmri. Si les membres de l’association dont je fais partie, Clarté et Démocratie pour Saint Christol lez Alès, sont d’accord, on organisera le concert en partenariat avec Melting Pop. On pourra louer la salle au prix réservé aux associations de la commune, et on sait comment faire pour avoir le matériel (bars, barrières…).

Et voilà, c’est parti, aujourd’hui on est une trentaine de bénévoles de tous âges, moitié Melting Pop moitié Clarté et Démocratie, et le concert aura lieu le vendredi 20 janvier à 20h30 à la Maison Pour Tous. L’affiche ci-dessus dit presque tout, sauf qu’il y aura une prévente à Saint Christol aussi, à la Maison Pour Tous du lundi 16 au jeudi 19 janvier de 18h à 19h30. La prévente c’est intéressant parce que les billets d’entrée sont à 10€ (au lieu de 15 le soir du concert).

La première partie sera assurée par Jay et Benlo. Ils seront deux, Justine et Loïc (Justine est de Saint Christol, lycéenne à Prévert, Loïc je sais pas), ils proposent des reprises mais aussi leurs compositions.

Et si vous ne connaissez pas HK, allez voir sur le net ou sur ma page facebook (Lionel Sugier) ou sur celle de Mouss Alès (Mouss, c’est le président de l’association Melting Pop)…

Les Saltimbanks ne seront pas au complet, ils seront 6 au lieu de 8, mais l’énergie et l’enthousiasme seront au rendez-vous.

HK et (quelques) Saltimbanks à Saint Christol, c’est la fête militante. Ou le militantisme festif. Ou juste du militantisme. Ou juste la fête.

Venez nombreux-nombreuses, et encore plus !

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La plus belle chanson du monde de la semaine (30)

Posted by Lionel Sugier sur 27 novembre 2016

How beautiful you are, par The Cure, sur l’album Kiss me kiss me kiss me de 1987. Chanson très fortement inspirée du poème en prose de Charles Baudelaire, Les yeux des pauvres.notes

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Death of a Ladies’ Man

Posted by Lionel Sugier sur 12 novembre 2016

cohen

 

Trump est mort.

Leonard Cohen a été élu Président des États-Unis.

Quoi , c’est pas ça ? C’est le contraire ?

Dommage. J’ai confondu.

De toutes façons, Leonard Cohen n’aurait pas pu être Président des États-Unis : il était Canadien. Même s’il vivait à Los Angeles.

Vive (tu parles!) Leonard Cohen. Je l’ai vu à Nîmes. C’était très beau. J’ai vu un artiste qui respectait ses musiciens et son public. Il devait avoir 76 ou 77 ans à l’époque, il était humble et beau, il a ému les gens venus le voir, cette émotion était palpable.

Leonard Cohen a enregistré très peu de disques en studio. Tous (sauf deux, mais qu’on ne peut pas totalement rejeter parce qu’ils contiennent quelques bons morceaux) sont magnifiques.

Je vous ai dit, vous savez, qui sont pour moi les quatre piliers de la musique rock : Leonard Cohen, Bob Dylan (prix Nobel de littérature, yep !), Neil Young, John Lennon.

Depuis longtemps, mon panthéon tenait sur trois pattes. Aujourd’hui il n’y en a plus que deux. Ça va finir par se casser la gueule. Faudrait un peu que les gens s’arrêtent de mourir.

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La plus belle chanson du monde de la semaine (28)

Posted by Lionel Sugier sur 8 août 2016

t shirt gainsbourg

Je suis venu te dire que je m’en vais, écrite, composée et interprétée par Serge Gainsbourg, sur son album Vu de l’extérieur (1973).

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La plus belle chanson du monde de la semaine (27)

Posted by Lionel Sugier sur 31 juillet 2016

bébé musicien

 

Septembre rose, paroles et musique de Hubert-Félix Thiéfaine, sur son album Eros Über Alles (1988).

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La plus belle chanson du monde de la semaine (26)

Posted by Lionel Sugier sur 21 juillet 2016

musicpaix

Imagine, paroles et musique de John Lennon, dans son album Imagine (1971).

On l’entend partout, elle fédère, c’est bien. Je rappelle simplement que dans les paroles Lennon proposait d’imaginer qu’il n’existe aucune cause pour laquelle tuer ou mourir, d’imaginer qu’il n’existe aucune religion, aucun enfer, aucun paradis, juste un ciel au-dessus de nous.

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