Le Blog-Notes

Une pensée libre

Alors, les fainéants, on se bouge ?

Posted by Lionel Sugier sur 11 septembre 2017

 

Emmanuel Macron, notre Président de la République (je sais bien que certains disent « Ce n’est pas mon président », mais si mon pote, que tu le veuilles ou non…) a déclaré récemment avec courage, en français devant un auditoire grec : « Je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes » (à lire en observant un long silence chargé de sens, comme dit l’autre, à chacune des virgules). Immédiatement on a assisté de la part de ses opposants, mais aussi des medias, à diverses remarques sur la deuxième partie de la phrase, en s’attardant surtout sur les mots « fainéants » et « cyniques ». Et en oubliant le reste, c’est à dire les quatre premiers mots, qui me paraissent les plus importants. La suite n’est qu’une provocation de plus, après les « illettrés », les « gens qui ne sont rien », j’en passe… Macron est coutumier du fait, et quand on parle de ses mots irrespectueux, on oublie le reste.

En l’occurrence, le reste, c’est « Je ne cèderai rien ». Si je ne me trompe, depuis près de quinze ans (peut-être plus), les mobilisations de rue en réponse aux attaques des divers gouvernements contre le système de protection sociale n’ont plus fait céder aucun pouvoir, que ce soit sous Sarkozy ou sous Hollande. Macron, pas plus que ses prédécesseurs, ne cèdera rien. Pourquoi le ferait-il ? Il sait bien que les manifestations programmées par les syndicats, ne dépassant jamais un jour, finissent par s’étioler. Pour qu’il cède, il faudrait plus qu’une journée de lutte par-ci par-là, d’abord une par semaine, puis une par mois, puis plus rien…

Je ne vois rien d’autre qu’un blocage du système par la grève générale, reconductible, illimitée, appelez ça comme vous voudrez. Et peut-être que là…

Je sais. C’est facile à dire, moins à faire, ça ne se décrète pas, etc. Mais ça s’est fait par le passé, il y a longtemps, ou plus récemment. 1936, 1968, 1995, ça nous parle encore, non ? Moi je l’ai faite, la grève illimitée. En compagnie de beaucoup d’autres. C’est sûr, c’est difficile, il faut parfois que ceux qui ont un peu plus aident financièrement ceux qui ont moins. Il faut s’organiser. Mais si moi, fainéant, cynique et extrême comme je suis, je l’ai faite, d’autres aujourd’hui peuvent la faire, non ?

Ceci dit, et en attendant mieux, rendez-vous dans la rue le 12 (c’est demain), le 21 et à Paris le 23. Faisons-le céder !

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